Un rapport au Sénat démontre comment plusieurs ministères, un préfet et le directeur de l’Agence régionale de santé d’Occitanie ont accepté de modifier, à la demande de Nestlé, un rapport sur la qualité sanitaire des exploitations de la source à Vergèze, où est produite la marque Perrier. Une décision de justice a été rendue le mardi 18 novembre après la plainte déposée d’une association de consommateurs : les magistrats ont rejeté le rappel et l’interdiction des bouteilles d’eau gazeuse Perrier.Laurent Burgoa, sénateur (LR) du Gard, département où se situe Vergèze, s’est dit « soulagé à l’annonce de la décision de justice, notamment pour les employés de l’usine et pour les finances des collectivités. Parce que des communes comme Vergèze, c’est une redevance entre 200 000 et 800 000 euros par an ». Revenant sur la commission d’enquête sénatorial, le sénateur estime qu’ « il est complexe d’obtenir des informations de Nestlé Waters, on l’a vu lors des auditions. Le mutisme qu’il y a eu, de la part des deux représentantes de Nestlé, a donné une très mauvaise image du groupe ».Face à l’explosion du narcotrafic, Laurent Burgoa a également soulevé les limites de la nouvelle loi contre le narcotrafic : « Il y a deux problématiques majeures. Premièrement, les narcotrafiquants utilisent de plus en plus de mineurs. Il faut que nous renforcions notre loi de manière beaucoup plus répressive sur le droit pénal des mineurs. Deuxièmement, il y avait un travail important en ce qui concerne le renseignement, qui n’a pas été voté à l’Assemblée nationale, et qui doit être mis en place ».
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