Le narcotrafic est mis au cœur de l’actualité politique avec le meurtre de Medhi Kessaci à Marseille. Medhi était le frère d’Amine Kessaci, militant engagé dans la lutte contre le narcotrafic. Sa mort est perçue comme un acte d’intimidation, voire un « assassinat politique » diligenté par les narcotrafiquants. La France est-elle face à un tournant dans la montée en puissance du narcotrafic ?Pour Michaël Darmon, éditorialiste politique : « Quand on voit ce qu’il se passe à Marseille, on comprend ce qu’il se passe en Europe. Vous avez déjà des pays du nord de l’Europe qui sont pratiquement déclarés comme des narco-États, qui sont des plaques tournantes d’un trafic de drogue mondialisé, qui rend poreuses les frontières des systèmes démocratiques. Les narcotrafiquants ont développé un système de corruption à grande échelle, car pour proliférer, il faut avoir dans sa poche des juges, des douaniers, des policiers, des autorités portuaires… C’est considérable ».Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique : « J’ai regardé quels pays ont réussi à juguler le trafic de drogues : vous n’en avez pas. En tout cas pas des démocraties. Alors vous avez la méthode forte en Amérique latine. Ce sont des guerres civiles. C’est l’armée qui investit des quartiers, qui tuent des narcos, il y a des exemples célèbres. C’est pour cela que c’est irresponsable de parler de ‘gouvernement démissionnaire’. Quel gouvernement a réussi à faire plier le narcotrafic ? ».
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