
Cette étude présente une analyse hologénomique à grande échelle de la diversité microbienne chez 48 espèces de tiques collectées à travers la Chine. Grâce à un séquençage à lectures longues et courtes réalisé sur 1 479 échantillons, les chercheurs ont pu reconstituer 7 783 génomes bactériens de diverses qualités. Cette base de données massive a révélé une diversité microbienne largement inexplorée, identifiant de nombreuses espèces potentiellement pathogènes jusque-là non caractérisées.
L’analyse a permis d’établir cinq écotypes microbiens distincts, démontrant que leur composition est fortement influencée par les facteurs écogéographiques et l’association avec l’hôte. De plus, les résultats ont lié des variations génétiques spécifiques des tiques à l’abondance des pathogènes transportés, influençant des fonctions biologiques cruciales telles que l’hématophagie.
En fin de compte, ce travail fournit une ressource essentielle pour étudier les interactions hôte–pathogène–microbiome et concevoir de nouvelles stratégies de lutte contre les maladies transmises par les tiques.