Sur Terre, trois ans se sont écoulés alors que sur Pandora ce ne sont que quelques heures ou tout au plus quelques jours qui nous sépare de la fin des événements de The Way of Water. Nous avions laissé Jake Sully et sa famille meurtris, endeuillés par la mort de Neteyam, contraints de quitter les récifs metkayina après l’affrontement final, tandis que Quaritch, une fois encore, survivait à sa propre défaite. Ce qui a commencé comme une révolution visuelle et un phénomène industriel est devenu, au fil des chapitres, une mécanique presque cyclique : émerveillement, critique, répétition, renaissance. Avatar : Fire ad Ash — troisième volet attendu comme un grand spectacle — sort au terme d’une année particulièrement pauvre en superproductions de qualité.
En 2022, The Way of Water, avait été presque unanimement salué pour ses prouesses techniques, mais aussi critiqué par certains pour la simplicité de ses enjeux dramatiques. Nous en parlions à l’époque à ces mêmes micros comme d’un épisode supérieur au premier notamment en raison de sa densité émotionnelle. Aujourd’hui, James Cameron revient, non seulement avec de nouvelles tribus et territoires, mais aussi avec la lourde tâche de clore un premier arc composé de trois films, avant peut-être de retourner sur Pandora une 4e et une 5e fois. Là où l’eau promettait fluidité, harmonie et immersion, le feu suggère violence, destruction et rage.
Critique de THE FURIOUS écrite par Alex Rallo : https://filmexposure.ch/2025/09/08/the-furious-le-spectacle-corporel-virtuose-comme-vecteur-de-syncretisme-et-dinnovation/
---
Titre d’outro : Destruction Babies, Shutoku Mukai
Exposed est un podcast animé par l’équipe de www.filmexposure.ch : Thibaud Ducret, Thomas Gerber, Alexandre Rallo.
All content for Exposed : le podcast de Film Exposure is the property of Exposed and is served directly from their servers
with no modification, redirects, or rehosting. The podcast is not affiliated with or endorsed by Podjoint in any way.
Sur Terre, trois ans se sont écoulés alors que sur Pandora ce ne sont que quelques heures ou tout au plus quelques jours qui nous sépare de la fin des événements de The Way of Water. Nous avions laissé Jake Sully et sa famille meurtris, endeuillés par la mort de Neteyam, contraints de quitter les récifs metkayina après l’affrontement final, tandis que Quaritch, une fois encore, survivait à sa propre défaite. Ce qui a commencé comme une révolution visuelle et un phénomène industriel est devenu, au fil des chapitres, une mécanique presque cyclique : émerveillement, critique, répétition, renaissance. Avatar : Fire ad Ash — troisième volet attendu comme un grand spectacle — sort au terme d’une année particulièrement pauvre en superproductions de qualité.
En 2022, The Way of Water, avait été presque unanimement salué pour ses prouesses techniques, mais aussi critiqué par certains pour la simplicité de ses enjeux dramatiques. Nous en parlions à l’époque à ces mêmes micros comme d’un épisode supérieur au premier notamment en raison de sa densité émotionnelle. Aujourd’hui, James Cameron revient, non seulement avec de nouvelles tribus et territoires, mais aussi avec la lourde tâche de clore un premier arc composé de trois films, avant peut-être de retourner sur Pandora une 4e et une 5e fois. Là où l’eau promettait fluidité, harmonie et immersion, le feu suggère violence, destruction et rage.
Critique de THE FURIOUS écrite par Alex Rallo : https://filmexposure.ch/2025/09/08/the-furious-le-spectacle-corporel-virtuose-comme-vecteur-de-syncretisme-et-dinnovation/
---
Titre d’outro : Destruction Babies, Shutoku Mukai
Exposed est un podcast animé par l’équipe de www.filmexposure.ch : Thibaud Ducret, Thomas Gerber, Alexandre Rallo.
22 : JOHN WICK, parangon ou fossoyeur de la postmodernité ?
Exposed : le podcast de Film Exposure
1 hour 26 minutes 53 seconds
2 years ago
22 : JOHN WICK, parangon ou fossoyeur de la postmodernité ?
En 1997, dans son livre L’écran post-moderne, un cinéma de l’allusion et du feu d’artifice, Laurent Jullier distingue deux formes de postmodernité au cinéma. D’un côté, il y aurait celle qui se définit par le recyclage. Il s’agit ici d’utiliser des formes pré-existantes de manière intelligente, en faisant comprendre que la citation est volontaire et de miser sur le fait que le spectateur saura reconnaître et apprécier. Le pillage culturel devient un clin d’œil, on parle alors de cinéma allusionniste. Aujourd’hui, la mode étant aux franchises qui se citent et se recyclent elles-mêmes, on pourrait aller plus loin que Jullier et parler de post-modernité cannibale.
De l’autre côté, la postmodernité au cinéma pourrait également se définir par ce que Jullier appelle le « contournement des formes anciennes ». On renonce ainsi au récit d’une histoire complète, on mêle la réalité à la représentation. Ici, le cinéma se présente comme une suite de stimuli dispensant de pures sensations que l’on peut goûter sans trop réfléchir. Les films post-modernes correspondant à cette alternative mettraient l’accent sur le plaisir physique des formes et des couleurs (ce que Serge Daney appelait le « son et lumière).
Le risque serait donc ici, pour le cinéma pyrotechnique ou le « film-concert », de régresser dans la pyramide des arts et de ne plus faire office de référence, esthétique ou économique.
Et justement, la saga John Wick nous semble être particulièrement intéressante à réfléchir sous cette lumière. Avec la sortie d’un quatrième opus qui repousse encore plus loin le dépouillement scénaristique et qui mise au maximum sur la sensation, se pose la question de la relation qu’entretient la franchise de Chad Stahelski avec la postmodernité.
Alors, Baba Yaga, parangon ou fossoyeur de la post-modernité ? L’ancien cascadeur devenu réalisateur correspond-il à ces artistes post-modernes qui, comme le disait Jean-Luc Chalumeau, sont des « dandys superficiels et désabusés, néo-conservateurs qui pillent au lieu de citer, exactement comme les tenants de l'art stalinien » ?
Bienvenue dans Exposed épisode 22, consacré à JOHN WICK 4 de Chad Stahelski.
---
Autres films évoqués : JOHN WICK (Chad Stahelski. 2014), JOHN WICK 2 (Chad Stahelski. 2017), JOHN WICK PARABELLUM (Chad Stahelski. 2019), BLADE 2 (Guillermo Del Toro, 2002), MINORITY REPORT (Steven Spielberg, 2002), THE VILLAINESS (Jeong Byeong-gil, 2017), CARTER (VILLAINESS (Jeong Byeong-gil, 2022), LE SENS DU DEVOIR 4 (Yuen Woo-ping, 1991), PROMARE (Hiroyuki Imaishi, 2019), REDLINE (Takeshi Koike, 2010), THE BLADE (Tsui Hark, 1995), SILENT NIGHT (John Woo, 202?), AVATAR: THE WAY OF WATER (James Cameron, 2022), REBEL MOON (Zack Snyder, 2023), ZACK SNYDER’S JUSTICE LEAGUE (Zack Snyder, 2021), 300 (Zack Snyder, 2006 ), MAN OF STEEL (Zack Snyder, 2013), SEVEN SWORDS (Tsui Hark, 2005), la trilogie INFERNAL AFFAIRS (Andrew Lau et Alan Mak)
Titre d’outro : Destruction Babies, Shutoku Mukai
Exposed est un podcast animé par l’équipe de www.filmexposure.ch : Thomas Gerber, Alexandre Rallo, Sébastien Gerber.
Exposed : le podcast de Film Exposure
Sur Terre, trois ans se sont écoulés alors que sur Pandora ce ne sont que quelques heures ou tout au plus quelques jours qui nous sépare de la fin des événements de The Way of Water. Nous avions laissé Jake Sully et sa famille meurtris, endeuillés par la mort de Neteyam, contraints de quitter les récifs metkayina après l’affrontement final, tandis que Quaritch, une fois encore, survivait à sa propre défaite. Ce qui a commencé comme une révolution visuelle et un phénomène industriel est devenu, au fil des chapitres, une mécanique presque cyclique : émerveillement, critique, répétition, renaissance. Avatar : Fire ad Ash — troisième volet attendu comme un grand spectacle — sort au terme d’une année particulièrement pauvre en superproductions de qualité.
En 2022, The Way of Water, avait été presque unanimement salué pour ses prouesses techniques, mais aussi critiqué par certains pour la simplicité de ses enjeux dramatiques. Nous en parlions à l’époque à ces mêmes micros comme d’un épisode supérieur au premier notamment en raison de sa densité émotionnelle. Aujourd’hui, James Cameron revient, non seulement avec de nouvelles tribus et territoires, mais aussi avec la lourde tâche de clore un premier arc composé de trois films, avant peut-être de retourner sur Pandora une 4e et une 5e fois. Là où l’eau promettait fluidité, harmonie et immersion, le feu suggère violence, destruction et rage.
Critique de THE FURIOUS écrite par Alex Rallo : https://filmexposure.ch/2025/09/08/the-furious-le-spectacle-corporel-virtuose-comme-vecteur-de-syncretisme-et-dinnovation/
---
Titre d’outro : Destruction Babies, Shutoku Mukai
Exposed est un podcast animé par l’équipe de www.filmexposure.ch : Thibaud Ducret, Thomas Gerber, Alexandre Rallo.