Le gouvernement de la Coalition Avenir Québec a fait voter à la fin du mois d’octobre la loi 94 « visant à renforcer la laïcité dans le milieu de l’éducation ». Parmi les mesures qui ont le plus retenu l’attention figurent l’interdiction du port de signes religieux pour l’ensemble du personnel présent dans les établissements scolaires y compris dans les CPE (centres de la petite enfance), et l’obligation pour les élèves d’avoir le visage découvert. Portée par le ministre de l’Éducation Bernard Drainville - auteur de la charte des valeurs en 2013 - l’objectif affiché par les pouvoirs publics est de préserver l’école et les élèves de l’influence de la religion.
La nouvelle ministre de l’Éducation, Sonia Le Bel, s’est pour sa part félicitée de l’adoption d’une loi qui, selon elle, permettra « d’encadrer de façon beaucoup plus concrète plusieurs principes qui sont chers aux Québécois », parmi lesquels la liberté de conscience et l’égalité entre les femmes et les hommes.
De nombreux acteurs tels que la Ligue des droits et libertés et le Conseil national des Musulmans ont plutôt fait part de leurs craintes quant à un nouvel empiètement sur les libertés et droits fondamentaux de la personne que pourrait induire cette loi.
Six ans après l’adoption de la loi 21 qui interdit le port de signes religieux pour les fonctionnaires en position d’autorité et les enseignants du secondaire, se trouve donc relancé le débat sur la laïcité, son interprétation et sa mise en œuvre dans une société pluraliste. Ces controverses, à la fois juridique, politique et philosophique, soulèvent des questions fondamentales sur la conception québécoise de la neutralité de l’État, sur la gestion du fait religieux dans l’espace public et, plus largement, sur le rapport entre identité collective et diversité culturelle.
Pour éclairer ce sujet, nous recevons Frédéric Dejean, il est professeur au département des sciences de religion de l’UQAM. Dans un texte pour le journal Le Devoir, il souligne l’émergence d’une « nouvelle laïcité » au Québec, qui étend de plus en plus son domaine d’application. Nous aurons également le plaisir de discuter avec David Koussens, juriste et professeur à l’université de Sherbrooke, qui a récemment publié « Quand les juges disent la laïcité. Perspectives belges et françaises ».
Animation: Olivier Salomon
Réalisation: Olivier Salomon et Camille Ranger
Production sonore: Alysée Lavallée-Imhof
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Le gouvernement de la Coalition Avenir Québec a fait voter à la fin du mois d’octobre la loi 94 « visant à renforcer la laïcité dans le milieu de l’éducation ». Parmi les mesures qui ont le plus retenu l’attention figurent l’interdiction du port de signes religieux pour l’ensemble du personnel présent dans les établissements scolaires y compris dans les CPE (centres de la petite enfance), et l’obligation pour les élèves d’avoir le visage découvert. Portée par le ministre de l’Éducation Bernard Drainville - auteur de la charte des valeurs en 2013 - l’objectif affiché par les pouvoirs publics est de préserver l’école et les élèves de l’influence de la religion.
La nouvelle ministre de l’Éducation, Sonia Le Bel, s’est pour sa part félicitée de l’adoption d’une loi qui, selon elle, permettra « d’encadrer de façon beaucoup plus concrète plusieurs principes qui sont chers aux Québécois », parmi lesquels la liberté de conscience et l’égalité entre les femmes et les hommes.
De nombreux acteurs tels que la Ligue des droits et libertés et le Conseil national des Musulmans ont plutôt fait part de leurs craintes quant à un nouvel empiètement sur les libertés et droits fondamentaux de la personne que pourrait induire cette loi.
Six ans après l’adoption de la loi 21 qui interdit le port de signes religieux pour les fonctionnaires en position d’autorité et les enseignants du secondaire, se trouve donc relancé le débat sur la laïcité, son interprétation et sa mise en œuvre dans une société pluraliste. Ces controverses, à la fois juridique, politique et philosophique, soulèvent des questions fondamentales sur la conception québécoise de la neutralité de l’État, sur la gestion du fait religieux dans l’espace public et, plus largement, sur le rapport entre identité collective et diversité culturelle.
Pour éclairer ce sujet, nous recevons Frédéric Dejean, il est professeur au département des sciences de religion de l’UQAM. Dans un texte pour le journal Le Devoir, il souligne l’émergence d’une « nouvelle laïcité » au Québec, qui étend de plus en plus son domaine d’application. Nous aurons également le plaisir de discuter avec David Koussens, juriste et professeur à l’université de Sherbrooke, qui a récemment publié « Quand les juges disent la laïcité. Perspectives belges et françaises ».
Animation: Olivier Salomon
Réalisation: Olivier Salomon et Camille Ranger
Production sonore: Alysée Lavallée-Imhof
Le sécularisme en mouvement, une série de la collection Recherche et événements du Balado du CRIDAQ.
Épisode 2/3 - La régulation de la religion et de la laïcité au Québec
Dans ce deuxième épisode, Loïc Bizeul accueille Amélie Barras et Dia Dabby pour discuter des enjeux, débats et effets diffus de la régulation de la religion et de la laïcité au Québec.
Animation et co-réalisation: Loïc Bizeul
Mixage sonore et co-réalisation: Camille Brasseur
Musique: Stéphanie Jobin
Le balado du CRIDAQ
Le gouvernement de la Coalition Avenir Québec a fait voter à la fin du mois d’octobre la loi 94 « visant à renforcer la laïcité dans le milieu de l’éducation ». Parmi les mesures qui ont le plus retenu l’attention figurent l’interdiction du port de signes religieux pour l’ensemble du personnel présent dans les établissements scolaires y compris dans les CPE (centres de la petite enfance), et l’obligation pour les élèves d’avoir le visage découvert. Portée par le ministre de l’Éducation Bernard Drainville - auteur de la charte des valeurs en 2013 - l’objectif affiché par les pouvoirs publics est de préserver l’école et les élèves de l’influence de la religion.
La nouvelle ministre de l’Éducation, Sonia Le Bel, s’est pour sa part félicitée de l’adoption d’une loi qui, selon elle, permettra « d’encadrer de façon beaucoup plus concrète plusieurs principes qui sont chers aux Québécois », parmi lesquels la liberté de conscience et l’égalité entre les femmes et les hommes.
De nombreux acteurs tels que la Ligue des droits et libertés et le Conseil national des Musulmans ont plutôt fait part de leurs craintes quant à un nouvel empiètement sur les libertés et droits fondamentaux de la personne que pourrait induire cette loi.
Six ans après l’adoption de la loi 21 qui interdit le port de signes religieux pour les fonctionnaires en position d’autorité et les enseignants du secondaire, se trouve donc relancé le débat sur la laïcité, son interprétation et sa mise en œuvre dans une société pluraliste. Ces controverses, à la fois juridique, politique et philosophique, soulèvent des questions fondamentales sur la conception québécoise de la neutralité de l’État, sur la gestion du fait religieux dans l’espace public et, plus largement, sur le rapport entre identité collective et diversité culturelle.
Pour éclairer ce sujet, nous recevons Frédéric Dejean, il est professeur au département des sciences de religion de l’UQAM. Dans un texte pour le journal Le Devoir, il souligne l’émergence d’une « nouvelle laïcité » au Québec, qui étend de plus en plus son domaine d’application. Nous aurons également le plaisir de discuter avec David Koussens, juriste et professeur à l’université de Sherbrooke, qui a récemment publié « Quand les juges disent la laïcité. Perspectives belges et françaises ».
Animation: Olivier Salomon
Réalisation: Olivier Salomon et Camille Ranger
Production sonore: Alysée Lavallée-Imhof