
Lors d’Intelligence Day, j’ai animé une discussion avec Céline Tran autour d’une question qui revient de plus en plus souvent : peut-on développer de vrais sentiments pour une intelligence artificielle.
La conversation est partie d’un constat évident. Notre cerveau réagit à une machine exactement comme il réagit à un humain dès qu’il reçoit de l’écoute, de la disponibilité et de la cohérence. Les signaux émotionnels se déclenchent, même si la source n’a ni intention ni conscience.
Céline a rappelé que l’attachement ne naît pas de la machine, mais de ce que l’utilisateur projette sur elle. L’IA devient un miroir sans contradiction, un espace où l’on se sent compris sans effort. Cela crée un lien qui paraît authentique, alors qu’il repose entièrement sur une illusion relationnelle.
Ce sujet dépasse la technique. Il touche à la solitude, au besoin d’être reconnu, et à la manière dont nos émotions peuvent être activées par une simple simulation. C’est une réflexion essentielle à mener, car ces interactions prennent déjà de la place dans la vie de beaucoup de personnes.