Les podcasts de la rédaction de midi Libre
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Dans cet entretien réalisé en 2010 par le journaliste Hocine Roaglia, le photographe et écrivain François-Marie Banier, alors au cœur de l’affaire Bettencourt, se confie longuement sur son travail artistique et son attachement profond au Gard.
Il raconte son histoire personnelle avec Nîmes, qu’il découvre dans les années 1950 et qu’il considère comme « l’une des plus belles villes de France ». Il évoque avec passion les arènes, les jardins de la Fontaine, les rues de la ville et les Nîmois, qu’il décrit comme intelligents, discrets et accueillants.
Banier parle aussi des villages du Gard qu’il affectionne : Quissac, Sommières, Saint-Hippolyte-du-Fort, la garrigue, ou encore la route de Nîmes à Quissac, qu’il juge d’une « grande beauté ». Il rend hommage à des figures locales comme Jean Lafont, présenté comme un personnage mythique, ou encore Jean Bousquet, artisan majeur du Carré d’Art.
Le photographe revient ensuite sur sa vision artistique : la photographie comme « sculpture dans l’espace » et comme médium entre la vie et le public. Banier explique qu’il déclenche seulement lorsque l’émotion surgit, cherchant à capter une vérité capable de toucher l’autre.
Il dévoile enfin ses projets éditoriaux avec l’éditeur Steidl, parmi lesquels une série de livres mêlant dessins, photos, poèmes et carnets visuels. Il mentionne également son roman Johnny Dassolo et un ouvrage épistolaire en préparation, qu’il relie en filigrane aux tensions judiciaires autour de l’affaire Bettencourt.