
Dans cet épisode du podcast « Musiciens d’Église », Johan Marceny raconte son parcours authentique et inspirant. D’origine antillaise, fils de musicien (son père jouait de l’accordéon), Johan a grandi avec une passion pour la batterie. Pourtant, c’est le piano qu’il finit par adopter, presque par contrainte : son père, excédé par le bruit des « batteries en carton » que Johan fabriquait enfant, lui propose un piano. Johan accepte, et c’est ainsi que naît sa vocation.
Autodidacte, il apprend sans solfège, à l’oreille, aidé par des amis comme « Ray Charles », qui l’initient aux premiers accords. Johan partage ses débuts chaotiques, comme sa toute première expérience en tant que pianiste principal à l’église, où il se retrouve propulsé sur scène sans préparation — un moment de stress intense, mais formateur.
Il souligne la différence entre jouer techniquement et jouer avec le cœur. Pour lui, la musique d’église ne peut se réduire à une performance : elle doit être un acte d’adoration. Il évoque ces moments rares mais puissants où il sent une connexion spirituelle profonde pendant qu’il joue — des instants où ses yeux se ferment et son cœur parle à Dieu.
Johan parle aussi de discipline : bien qu’il ne soit pas programmé tous les dimanches, il se prépare quand même, se tient prêt, étudie les listes de chants, pour pouvoir servir si besoin. Il insiste sur l’importance de la constance, de la sincérité, et même du mode de vie : pour lui, un musicien d’église devrait avoir une vie alignée avec ce qu’il joue.
Le débat aborde ensuite des questions plus larges : faut-il être entièrement consacré pour être musicien d’église ? Peut-on jouer de la musique « séculière » (hors du cadre spirituel) sans compromettre son engagement spirituel ? Johan distingue clairement « les musiciens chrétiens » de « musiciens d’église » : les premiers peuvent jouer partout, les seconds sont enracinés dans le service de Dieu.
Enfin, Johan défend la liberté, la nuance et le bon sens dans l’équilibre entre engagement spirituel et vie professionnelle. Il critique une vision trop rigide ou légaliste de la musique chrétienne, en rappelant qu’un bon musicien peut aussi être un bon serviteur, même s’il joue ailleurs. L’essentiel est la posture du cœur.
Rejoins nous sur instagram @musiciendeglise