Laure, trentenaire belge installée à Lille, se présente comme femme autiste, lesbienne, souffrant de stress post-traumatique complexe, d’endométriose et de dissociation. Elle raconte avoir dû quitter son pays très jeune après une enfance marquée par l’inceste et une maltraitance quotidienne, d’abord de la part de son grand-père puis de son père, qu’elle identifie aujourd’hui comme pédocriminel, au terme d’un long processus pour pouvoir le nommer clairement.Son enfance s’est déroulée dans un contexte de dérives new age : considérée comme “enfant indigo”, elle n’a jamais été diagnostiquée autiste et ses parents ont interprété ses difficultés comme des « bizarreries », sans jamais chercher à comprendre ses besoins. L’école fut un lieu de harcèlement, tandis que ses parents, très violents à huis clos, affichaient à l’extérieur une image parentale irréprochable, alimentant chez elle la conviction d’être responsable des violences subies.À l’adolescence, dans un environnement d’extrême droite où le mot “lesbienne” n’existait pas, elle vit ce qu’elle nomme l’hétérosexualité forcée. Plus tard, isolée, harcelée et encore plongée dans des croyances New Age, elle se rapproche de milieux queer et s’identifie un temps comme homme trans, sans jamais ressentir la moindre adéquation avec les modifications corporelles attendues. Ce malaise la conduit à réaliser que ce qu’elle cherchait n’était pas une identité de genre, mais l’acceptation de son homosexualité.Elle décrit ensuite ses critiques de l’idéologie de genre : effacement du mot “femme”, risques pour les enfants, discours minimisant les effets des bloqueurs hormonaux, pression sur les enfants atypiques. Elle insiste sur le fait que son propre parcours traumatique l’aurait rendue particulièrement vulnérable à ces discours.Enfin, elle raconte plusieurs expériences marquantes : la lesbophobie qu’elle constate dans certains milieux queer, les dérives sectaires du New Age, des relations violentes avec des hommes, ainsi que des exemples de harcèlement ou de transactivisme qui l’ont frappée. Elle conclut en affirmant que le mal-être corporel peut être avant tout le signe de traumatismes non résolus, et qu’il faut un réel accompagnement psychologique avant toute démarche liée à la transition.Laure, rebelle du genre
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Laure, trentenaire belge installée à Lille, se présente comme femme autiste, lesbienne, souffrant de stress post-traumatique complexe, d’endométriose et de dissociation. Elle raconte avoir dû quitter son pays très jeune après une enfance marquée par l’inceste et une maltraitance quotidienne, d’abord de la part de son grand-père puis de son père, qu’elle identifie aujourd’hui comme pédocriminel, au terme d’un long processus pour pouvoir le nommer clairement.Son enfance s’est déroulée dans un contexte de dérives new age : considérée comme “enfant indigo”, elle n’a jamais été diagnostiquée autiste et ses parents ont interprété ses difficultés comme des « bizarreries », sans jamais chercher à comprendre ses besoins. L’école fut un lieu de harcèlement, tandis que ses parents, très violents à huis clos, affichaient à l’extérieur une image parentale irréprochable, alimentant chez elle la conviction d’être responsable des violences subies.À l’adolescence, dans un environnement d’extrême droite où le mot “lesbienne” n’existait pas, elle vit ce qu’elle nomme l’hétérosexualité forcée. Plus tard, isolée, harcelée et encore plongée dans des croyances New Age, elle se rapproche de milieux queer et s’identifie un temps comme homme trans, sans jamais ressentir la moindre adéquation avec les modifications corporelles attendues. Ce malaise la conduit à réaliser que ce qu’elle cherchait n’était pas une identité de genre, mais l’acceptation de son homosexualité.Elle décrit ensuite ses critiques de l’idéologie de genre : effacement du mot “femme”, risques pour les enfants, discours minimisant les effets des bloqueurs hormonaux, pression sur les enfants atypiques. Elle insiste sur le fait que son propre parcours traumatique l’aurait rendue particulièrement vulnérable à ces discours.Enfin, elle raconte plusieurs expériences marquantes : la lesbophobie qu’elle constate dans certains milieux queer, les dérives sectaires du New Age, des relations violentes avec des hommes, ainsi que des exemples de harcèlement ou de transactivisme qui l’ont frappée. Elle conclut en affirmant que le mal-être corporel peut être avant tout le signe de traumatismes non résolus, et qu’il faut un réel accompagnement psychologique avant toute démarche liée à la transition.Laure, rebelle du genre
"Je m'appelle Athéna, j'ai 60 ans. Je suis née à Strasbourg, donc je suis alsacienne. Et à 20 ans l'âge de 20 ans, je suis allé étudier à Montréal, et puis je suis restée au Québec, pour la raison la plus banale au monde, c'est-à-dire que je suis tombée amoureuse d'une personne, d'une québeécoise. C'était une fille. C'était la première fois pour moi, une fille. Alors je suis restée au Québec. Finalement, j'ai fait toutes mes études au Canada, et j'ai décidé de rester. J'ai travaillé pendant plus de 30 ans dans une centrale syndicale. Je suis ce qu'on appelle une conseillère syndicale : je suis une spécialiste de la négociation en relations de travail, de l'administration des contrats de travail. J'ai fait beaucoup aussi de formation syndicale.Dans ma militance, parce que je viens d'un milieu assez militant - mon père a essayé de changer le monde, pour faire la paix dans le monde, ma mère était une militante écologiste de la première heure en Alsace, à lutter par exemple contre les centrales nucléaires - donc j'ai été active dans l'écologie. Je me suis toujours considérée comme une personne de gauche. J'ai aussi été présidente au Québec d'une association de défense des non syndiqués. Voilà un peu mon parcours.Je suis maintenant à la retraite, mais j'ai passé ma vie à défendre les gens par toutes mes capacités. En revanche je ne me suis jamais considérée comme une féministe militante, et je pensais que les luttes féministes avaient été faites par nos mères et nos grands-mères, et que finalement, j’ai profité de tout ça, ayant pu faire mes études et avoir une carrière, et faire des choix dans ma vie. Donc je pensais que tout ça, c'était derrière moi."Athéna, rebelle du genre
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Laure, trentenaire belge installée à Lille, se présente comme femme autiste, lesbienne, souffrant de stress post-traumatique complexe, d’endométriose et de dissociation. Elle raconte avoir dû quitter son pays très jeune après une enfance marquée par l’inceste et une maltraitance quotidienne, d’abord de la part de son grand-père puis de son père, qu’elle identifie aujourd’hui comme pédocriminel, au terme d’un long processus pour pouvoir le nommer clairement.Son enfance s’est déroulée dans un contexte de dérives new age : considérée comme “enfant indigo”, elle n’a jamais été diagnostiquée autiste et ses parents ont interprété ses difficultés comme des « bizarreries », sans jamais chercher à comprendre ses besoins. L’école fut un lieu de harcèlement, tandis que ses parents, très violents à huis clos, affichaient à l’extérieur une image parentale irréprochable, alimentant chez elle la conviction d’être responsable des violences subies.À l’adolescence, dans un environnement d’extrême droite où le mot “lesbienne” n’existait pas, elle vit ce qu’elle nomme l’hétérosexualité forcée. Plus tard, isolée, harcelée et encore plongée dans des croyances New Age, elle se rapproche de milieux queer et s’identifie un temps comme homme trans, sans jamais ressentir la moindre adéquation avec les modifications corporelles attendues. Ce malaise la conduit à réaliser que ce qu’elle cherchait n’était pas une identité de genre, mais l’acceptation de son homosexualité.Elle décrit ensuite ses critiques de l’idéologie de genre : effacement du mot “femme”, risques pour les enfants, discours minimisant les effets des bloqueurs hormonaux, pression sur les enfants atypiques. Elle insiste sur le fait que son propre parcours traumatique l’aurait rendue particulièrement vulnérable à ces discours.Enfin, elle raconte plusieurs expériences marquantes : la lesbophobie qu’elle constate dans certains milieux queer, les dérives sectaires du New Age, des relations violentes avec des hommes, ainsi que des exemples de harcèlement ou de transactivisme qui l’ont frappée. Elle conclut en affirmant que le mal-être corporel peut être avant tout le signe de traumatismes non résolus, et qu’il faut un réel accompagnement psychologique avant toute démarche liée à la transition.Laure, rebelle du genre