Seniors, et alors ? Le podcast du bien-vivre de Nostalgie Plus. Lorsque les jours raccourcissent et que la lumière se fait timide, beaucoup ressentent ce petit voile gris qui s’installe. La
luminothérapie apparaît alors comme une alliée douce, naturelle… et redoutablement efficace.
La lumière n’influence pas seulement notre moral : elle joue aussi sur
la concentration, le sommeil, l’énergie et même la libido. Depuis longtemps, les poètes décrivent cette mélancolie hivernale. Baudelaire parlait déjà de « ce ciel bas et lourd » qui pèse sur l’âme.
Mais il faudra attendre
1984 pour que la science démontre clairement la responsabilité de la lumière dans la
dépression saisonnière et les variations d’humeur liées à l’hiver.
Chaque changement de luminosité agit sur notre
horloge biologique, cette formidable mécanique interne qui dicte nos cycles : sommeil, vigilance, appétit, dynamisme. Quand l’hiver s’installe, cette horloge peut se dérégler, provoquant fatigue, moral en baisse ou sommeil perturbé.
La luminothérapie éclaire alors littéralement notre santé. Comment ?
Le principe est simple : une lampe spéciale diffuse un rayonnement mesuré en
lux, une intensité bien supérieure à celle d’un éclairage domestique. La lumière passe par le nerf optique pour atteindre le cœur du cerveau, jusqu’à l’
hypothalamus, véritable chef d’orchestre de nos hormones :
- Plus de sérotonine le jour pour stimuler l’humeur,
- Plus de mélatonine le soir pour apaiser et favoriser le sommeil.
L’idéal est de commencer doucement :
10 à 20 minutes les premiers jours, puis augmenter progressivement selon les recommandations. Toujours, toujours demander l’avis de votre médecin avant de commencer, surtout si vous êtes sensible des yeux ou sous traitement spécifique.
Parce qu’en hiver, se donner de la lumière, c’est se donner du soin.