
Dans cette partie consacrée à la pratique du taijiquan, j’adopte volontairement une approche laconique, respectant la tradition où le non-dit porte un enseignement profond. Les symboles étant multidimensionnels, certains savoirs ne peuvent se transmettre que de cœur à cœur. Cet épisode se concentre sur la posture de l'arbre, position fondamentale aussi appelée posture taiji, qui développe l'ancrage, la verticalité et l'espace idéal. Cette posture archétypique transforme le corps en sphère à travers une architecture géométrique précise. Pratiquée à trois niveaux correspondant aux champs de cinabre de l'alchimie intérieure, elle symbolise la transformation de l'être humain en souverain de son royaume. Le travail des six forces opposées dans l'espace génère une énergie interne croissante, paradoxalement amplifiée par la réduction progressive des cercles gestuels. Cette biomécanique correcte active la dimension pneumatique par la respiration inversée, permettant la coïncidence des opposés et l'éveil d'une conscience synthétique capable de discerner réalité et illusion.