
Le scepticisme face à la voyance surgit souvent là où on ne l’attend pas.
Il arrive, en effet, que certaines personnes franchissent le seuil d’une consultation tout en demeurant intimement convaincues que le phénomène n’existe pas. Simple curiosité, défi intellectuel, ou expérience menée à distance critique.
Une question se pose alors, légitime et rarement formulée aussi clairement qu’Aimery l’a fait ici : un tel scepticisme peut-il influer sur ce que je perçois en consultation ?
La réponse n’est ni simpliste ni binaire.
Dans cet épisode, je distingue deux formes de scepticisme, que tout oppose.
Le scepticisme dit « ouvert », d’une part, qui doute sans se fermer, observe sans chercher à invalider, et demeure disponible à l’expérience.
Le scepticisme dit « fermé », d’autre part, ne relève plus du doute rationnel mais d’une croyance inverse, rigide, dogmatique, paradoxalement éloignée de toute démarche cartésienne.
À partir de deux situations concrètes vécues en consultation, j’explique en quoi ces attitudes produisent des effets radicalement différents.
Non sur la réalité du phénomène, mais sur la relation, sur la dynamique de l’échange, et, très directement, sur ma capacité même à percevoir.
L’une ouvre un espace, suscite l’élan intérieur nécessaire à la vision. L’autre le neutralise, non par négation intellectuelle, mais par fermeture active.
Enfin, j’évoque un point rarement abordé : les perceptions qui surgissent hors de tout cadre consultatif, de manière spontanée, imprévisible, parfois chez des personnes farouchement convaincues de l’inexistence de la voyance.
Un exemple personnel viendra illustrer cette dimension dérangeante, précisément parce qu’elle échappe à toute croyance préalable.
Un épisode consacré à la voyance dans ce qu’elle a de plus décisif : la relation, l’attitude intérieure, et la capacité, ou l’incapacité, à laisser émerger une perception.
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