Cinezik Radio - la Musique de Film dans tous ses états
Cinezik
337 episodes
3 weeks ago
par Benoit Basirico
Cinezik Radio sur Cinezik.fr
L’année 2025 qui s’achève marque le centenaire de la naissance de Georges Delerue. Voici à cette occasion notre sélection de musiques de films nées de la collaboration entre Georges Delerue et de grands cinéastes français et internationaux, autour d’œuvres variées : Le Mépris, Le Corniaud, La Femme d’à côté… Des partitions conçues autour de la primauté des cordes et de la voix éthérée de la flûte, de thèmes romantiques et torturés, de rythmes d'aventure flamboyants, mais aussi d'une écriture atonale ou folk, exprimant l'élégance tragique du compositeur. Se croisent des drames passionnels (François Truffaut) et des films d’aventure (Philippe de Broca), des comédies populaires (Gérard Oury) et des thrillers hollywoodiens (Mike Nichols, Fred Zinnemann), en passant par des œuvres plus sombres (Andrzej Zulawski) et un Oscar (A Little Romance).
Programme des B.O :
La Femme d'à côté (François Truffaut, 1982) - Georges Delerue
Les Deux Anglaises et le continent (François Truffaut, 1971) - Georges Delerue
La peau douce (François Truffaut, 1964) - Georges Delerue
Vivement dimanche! (François Truffaut, 1983) - Georges Delerue
Cartouche (Philippe de Broca, 1962) - Georges Delerue
L'Homme de Rio (Philippe de Broca, 1964) - Georges Delerue
Les Tribulations d'un Chinois en Chine (Philippe de Broca, 1965) - Georges Delerue
Le Diable par la queue (Philippe de Broca, 1969) - Georges Delerue
Le Mépris (Jean-Luc Godard, 1963) - Georges Delerue
Cent Mille Dollars Au Soleil (Henri Verneuil, 1963) - Georges Delerue
Le Corniaud (Gérard Oury, 1965) - Georges Delerue
Le Cerveau (Gérard Oury, 1969) - Georges Delerue
Hibernatus (Edouard Molinaro, 1969) - Georges Delerue
Conseil de famille (Costa-Gavras, 1986) - Georges Delerue
The Pumpkin Eater (Jack Clayton, 1964) - Georges Delerue
Women in Love (Ken Russell, 1969) - Georges Delerue
Anne of the Thousand Days (Charles Jarrott, 1969) - Georges Delerue
Julia (Fred Zinnemann, 1977) - Georges Delerue
A Little Romance (George Roy Hill, 1979) - Georges Delerue
Agnes of God (Norman Jewison, 1985) - Georges Delerue
The Day of the Dolphin (Mike Nichols, 1973) - Georges Delerue
Silkwood (Mike Nichols, 1983) - Georges Delerue
Quelque part quelqu'un (Yannick Bellon, 1972) - Georges Delerue
Jamais plus toujours (Yannick Bellon, 1976) - Georges Delerue
L'Important c'est d'aimer (Andrzej Zulawski, 1975) - Georges Delerue
Police Python 357 (Alain Corneau, 1977) - Georges Delerue
Marche ou Crève (Georges Lautner, 1960) - Georges Delerue
Garde à vue (Claude Miller, 1981) - Georges Delerue
Préparez vos mouchoirs (Bertrand Blier, 1978) - Georges Delerue
Calmos (Bertrand Blier, 1976) - Georges Delerue
Le Dernier Métro (François Truffaut, 1980) - Georges Delerue
L'Amour en fuite (François Truffaut, 1979) - Georges Delerue
Descente aux enfers (Francis Girod, 1986) - Georges Delerue
The House on Carroll Street (Peter Yates, 1988) - Georges Delerue
Salvador (Oliver Stone, 1986) - Georges Delerue
Steel Magnolias (Herbert Ross, 1989) - Georges Delerue
Black Robe (Bruce Beresford, 1991) - Georges Delerue
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par Benoit Basirico
Cinezik Radio sur Cinezik.fr
L’année 2025 qui s’achève marque le centenaire de la naissance de Georges Delerue. Voici à cette occasion notre sélection de musiques de films nées de la collaboration entre Georges Delerue et de grands cinéastes français et internationaux, autour d’œuvres variées : Le Mépris, Le Corniaud, La Femme d’à côté… Des partitions conçues autour de la primauté des cordes et de la voix éthérée de la flûte, de thèmes romantiques et torturés, de rythmes d'aventure flamboyants, mais aussi d'une écriture atonale ou folk, exprimant l'élégance tragique du compositeur. Se croisent des drames passionnels (François Truffaut) et des films d’aventure (Philippe de Broca), des comédies populaires (Gérard Oury) et des thrillers hollywoodiens (Mike Nichols, Fred Zinnemann), en passant par des œuvres plus sombres (Andrzej Zulawski) et un Oscar (A Little Romance).
Programme des B.O :
La Femme d'à côté (François Truffaut, 1982) - Georges Delerue
Les Deux Anglaises et le continent (François Truffaut, 1971) - Georges Delerue
La peau douce (François Truffaut, 1964) - Georges Delerue
Vivement dimanche! (François Truffaut, 1983) - Georges Delerue
Cartouche (Philippe de Broca, 1962) - Georges Delerue
L'Homme de Rio (Philippe de Broca, 1964) - Georges Delerue
Les Tribulations d'un Chinois en Chine (Philippe de Broca, 1965) - Georges Delerue
Le Diable par la queue (Philippe de Broca, 1969) - Georges Delerue
Le Mépris (Jean-Luc Godard, 1963) - Georges Delerue
Cent Mille Dollars Au Soleil (Henri Verneuil, 1963) - Georges Delerue
Le Corniaud (Gérard Oury, 1965) - Georges Delerue
Le Cerveau (Gérard Oury, 1969) - Georges Delerue
Hibernatus (Edouard Molinaro, 1969) - Georges Delerue
Conseil de famille (Costa-Gavras, 1986) - Georges Delerue
The Pumpkin Eater (Jack Clayton, 1964) - Georges Delerue
Women in Love (Ken Russell, 1969) - Georges Delerue
Anne of the Thousand Days (Charles Jarrott, 1969) - Georges Delerue
Julia (Fred Zinnemann, 1977) - Georges Delerue
A Little Romance (George Roy Hill, 1979) - Georges Delerue
Agnes of God (Norman Jewison, 1985) - Georges Delerue
The Day of the Dolphin (Mike Nichols, 1973) - Georges Delerue
Silkwood (Mike Nichols, 1983) - Georges Delerue
Quelque part quelqu'un (Yannick Bellon, 1972) - Georges Delerue
Jamais plus toujours (Yannick Bellon, 1976) - Georges Delerue
L'Important c'est d'aimer (Andrzej Zulawski, 1975) - Georges Delerue
Police Python 357 (Alain Corneau, 1977) - Georges Delerue
Marche ou Crève (Georges Lautner, 1960) - Georges Delerue
Garde à vue (Claude Miller, 1981) - Georges Delerue
Préparez vos mouchoirs (Bertrand Blier, 1978) - Georges Delerue
Calmos (Bertrand Blier, 1976) - Georges Delerue
Le Dernier Métro (François Truffaut, 1980) - Georges Delerue
L'Amour en fuite (François Truffaut, 1979) - Georges Delerue
Descente aux enfers (Francis Girod, 1986) - Georges Delerue
The House on Carroll Street (Peter Yates, 1988) - Georges Delerue
Salvador (Oliver Stone, 1986) - Georges Delerue
Steel Magnolias (Herbert Ross, 1989) - Georges Delerue
Black Robe (Bruce Beresford, 1991) - Georges Delerue
par Benoit Basirico
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L’année 2025 qui s’achève marque le centenaire de la naissance de Georges Delerue. Voici à cette occasion notre sélection de musiques de films nées de la collaboration entre Georges Delerue et de grands cinéastes français et internationaux, autour d’œuvres variées : Le Mépris, Le Corniaud, La Femme d’à côté… Des partitions conçues autour de la primauté des cordes et de la voix éthérée de la flûte, de thèmes romantiques et torturés, de rythmes d'aventure flamboyants, mais aussi d'une écriture atonale ou folk, exprimant l'élégance tragique du compositeur. Se croisent des drames passionnels (François Truffaut) et des films d’aventure (Philippe de Broca), des comédies populaires (Gérard Oury) et des thrillers hollywoodiens (Mike Nichols, Fred Zinnemann), en passant par des œuvres plus sombres (Andrzej Zulawski) et un Oscar (A Little Romance).
Programme des B.O :
La Femme d'à côté (François Truffaut, 1982) - Georges Delerue
Les Deux Anglaises et le continent (François Truffaut, 1971) - Georges Delerue
La peau douce (François Truffaut, 1964) - Georges Delerue
Vivement dimanche! (François Truffaut, 1983) - Georges Delerue
Cartouche (Philippe de Broca, 1962) - Georges Delerue
L'Homme de Rio (Philippe de Broca, 1964) - Georges Delerue
Les Tribulations d'un Chinois en Chine (Philippe de Broca, 1965) - Georges Delerue
Le Diable par la queue (Philippe de Broca, 1969) - Georges Delerue
Le Mépris (Jean-Luc Godard, 1963) - Georges Delerue
Cent Mille Dollars Au Soleil (Henri Verneuil, 1963) - Georges Delerue
Le Corniaud (Gérard Oury, 1965) - Georges Delerue
Le Cerveau (Gérard Oury, 1969) - Georges Delerue
Hibernatus (Edouard Molinaro, 1969) - Georges Delerue
Conseil de famille (Costa-Gavras, 1986) - Georges Delerue
The Pumpkin Eater (Jack Clayton, 1964) - Georges Delerue
Women in Love (Ken Russell, 1969) - Georges Delerue
Anne of the Thousand Days (Charles Jarrott, 1969) - Georges Delerue
Julia (Fred Zinnemann, 1977) - Georges Delerue
A Little Romance (George Roy Hill, 1979) - Georges Delerue
Agnes of God (Norman Jewison, 1985) - Georges Delerue
The Day of the Dolphin (Mike Nichols, 1973) - Georges Delerue
Silkwood (Mike Nichols, 1983) - Georges Delerue
Quelque part quelqu'un (Yannick Bellon, 1972) - Georges Delerue
Jamais plus toujours (Yannick Bellon, 1976) - Georges Delerue
L'Important c'est d'aimer (Andrzej Zulawski, 1975) - Georges Delerue
Police Python 357 (Alain Corneau, 1977) - Georges Delerue
Marche ou Crève (Georges Lautner, 1960) - Georges Delerue
Garde à vue (Claude Miller, 1981) - Georges Delerue
Préparez vos mouchoirs (Bertrand Blier, 1978) - Georges Delerue
Calmos (Bertrand Blier, 1976) - Georges Delerue
Le Dernier Métro (François Truffaut, 1980) - Georges Delerue
L'Amour en fuite (François Truffaut, 1979) - Georges Delerue
Descente aux enfers (Francis Girod, 1986) - Georges Delerue
The House on Carroll Street (Peter Yates, 1988) - Georges Delerue
Salvador (Oliver Stone, 1986) - Georges Delerue
Steel Magnolias (Herbert Ross, 1989) - Georges Delerue
Black Robe (Bruce Beresford, 1991) - Georges Delerue
Propos recueillis par Benoit Basirico
L'ENGLOUTIE, à l’affiche le 24 décembre 2025, de Louise Hémon
Musique originale composée par Émile Sornin
Entretien à lire : https://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20250527182859
Émile Sornin (connu pour son projet Forever Pavot et, au cinéma, pour “Simple comme Sylvain”) signe la musique du drame historique français de Louise Hémon, L'ENGLOUTIE (en salles le 24 décembre 2025). Ce film nous transporte en 1899 à Soudain, un hameau isolé et encerclé par la neige dans les Hautes-Alpes. C'est dans ce décor austère qu'arrive Aimée (Galatea Bellugi), une jeune institutrice laïque et républicaine. Sa présence va catalyser les événements du récit, la confrontant aux croyances obscures de la communauté et à des phénomènes irrationnels. La partition façonne l'environnement hostile et les états psychologiques des personnages. Elle s'appuie sur un alliage d'éléments sonores traditionnels et d'une sensibilité contemporaine pour créer des atmosphères spectrales et hantées. Celles-ci, empreintes de résonances folkloriques et d'une forte étrangeté, sont obtenues grâce à des sonorités singulières (boîte à bourdon, flûte, Ondes Martenot) qui évoquent l'isolement, l'austérité et une tension psychologique.
par Benoit Basirico
Cinezik Radio sur Cinezik.fr
Voici notre sélection de musiques de films nées autour des cordes frottées. Du violon soliste virtuose à la contrebasse souterraine, en passant par l'alto mélancolique et le violoncelle charnel, ce quatrième volet de notre série explore l'art de la persistance. Loin de l'attaque franche et éphémère des cordes pincées, la corde frottée est l'instrument de la durée, de l'obsession et de la voix intérieure, constituant l'architecture invisible du 7ème art. Du violon de Stéphane Grappelli pour “Les Valseuses” à la plainte rugueuse d'Itzhak Perlman dans “La Liste de Schindler”, des vibrations tectoniques du violoncelle de Hildur Guðnadóttir pour “Joker” à la caresse sombre de l'alto d'Eleni Karaindrou pour “Le Regard d'Ulysse”, nous traversons les époques et les genres pour comprendre comment ces instruments (violon, alto, violoncelle, contrebasse, viole de gambe...) deviennent le système nerveux et la mémoire vive des personnages, faisant souvent vibrer ce que l'orchestre symphonique ne peut exprimer.
Toutes les B.O du Panorama :
Les Valseuses (Bertrand Blier, 1974) - Stéphane Grappelli
L'Astragale (Brigitte Sy, 2015) - Béatrice Thiriet
Moonlight (Barry Jenkins, 2016) - Nicholas Britell
Comme une actrice (Sébastien Bailly, 2023) - Laurent Levesque
La Liste de Schindler (Steven Spielberg, 1993) - John Williams
Le Violon Rouge (François Girard, 1998) - John Corigliano
Un violon sur le toit (Norman Jewison, 1971) - Jerry Bock
Le Regard d'Ulysse (Theo Angelopoulos, 1995) - Eleni Karaindrou
Le Village (M. Night Shyamalan, 2004) - James Newton Howard
The Power of the Dog (Jane Campion, 2021) - Jonny Greenwood
Joker (Todd Phillips, 2019) - Hildur Guðnadóttir
Tigre et Dragon (Ang Lee, 2000) - Tan Dun
The Revenant (A.G. Iñárritu, 2015) - Ryuichi Sakamoto
Fort Saganne (Alain Corneau, 1984) - Philippe Sarde
Makala (Emmanuel Gras, 2017) - Gaspar Claus
Chien de la casse (Jean-Baptiste Durand, 2023) - Delphine Malaussena
Le Choix des armes (Alain Corneau, 1981) - Philippe Sarde
Psychose (Alfred Hitchcock, 1960) - Bernard Herrmann
Tous les matins du monde (Alain Corneau, 1991) - Jordi Savall
Les Ailes du désir (Wim Wenders, 1987) - Jürgen Knieper
Requiem for a Dream (Darren Aronofsky, 2000) - Clint Mansell
Eternal Sunshine of the Spotless Mind (Michel Gondry, 2004) - Jon Brion
Les Musiciens (Grégory Magne, 2024) - Grégoire Hetzel
par Benoit Basirico
Cinezik Radio sur Cinezik.fr
Voici notre sélection de musiques de films nées autour des cordes pincées. De la guitare intimiste au bouzouki endiablé, en passant par la harpe cristalline et la cithare, ce troisième volet de notre série explore l'art de l'instant. Loin des grandes envolées symphoniques, la corde pincée est le son de la solitude, de la fragilité de l'existence et de l'intimité face à l'immensité du décor. Des arpèges désertiques de Ry Cooder pour “Paris, Texas” aux larsens industriels de Neil Young (“Dead Man”), de la Sibérie fantasmée de Maurice Jarre (“Docteur Jivago”) à la Sicile tragique de Nino Rota (“Le Parrain”), nous traversons les époques et les continents pour comprendre comment ces instruments (guitare, banjo, harpe, cithare, mandoline, oud...) deviennent de puissants marqueurs sémantiques et géographiques, faisant souvent vibrer ce que l'orchestre symphonique ne peut exprimer.
Toutes les B.O du Panorama :
Under Fire (Roger Spottiswoode, 1983) - Jerry Goldsmith
The River (Mark Rydell, 1984) - John Williams
Paris, Texas (Wim Wenders, 1984) - Ry Cooder
Impitoyable (Clint Eastwood, 1992) - Lennie Niehaus & Clint Eastwood
Dead Man (Jim Jarmusch, 1995) - Neil Young
Une Histoire Vraie (David Lynch, 1999) - Angelo Badalamenti
Le Secret de Brokeback Mountain (Ang Lee, 2005) - Gustavo Santaolalla
Crash (David Cronenberg, 1996) - Howard Shore
Délivrance (John Boorman, 1972) - Eric Weissberg & Marshall Brickman
Sherlock Holmes contre Jack l'Éventreur / A Study In Terror (James Hill, 1965) - John Scott
First Man (Damien Chazelle, 2018) - Justin Hurwitz
Tempête sous la mer (Robert D. Webb, 1953) - Bernard Herrmann
Dark Crystal (Jim Henson & Frank Oz, 1982) - Trevor Jones
La Dernière Licorne (J. Bass & A. Rankin, 1982) - Jimmy Webb
Le Troisième Homme (Carol Reed, 1949) - Anton Karas
Zorba le Grec (Michael Cacoyannis, 1964) - Mikis Theodorakis
Docteur Jivago (David Lean, 1966) - Maurice Jarre
Le Parrain (Francis Ford Coppola, 1972) - Nino Rota
Le Dernier Empereur (Bernardo Bertolucci, 1987) - Ryuichi Sakamoto
Capitaine Corelli (John Madden, 2001) - Stephen Warbeck
Babel (Alejandro G. Iñárritu, 2006) - Gustavo Santaolalla
Gente di Rispetto (Luigi Zampa, 1975) - Ennio Morricone
Only Lovers Left Alive (Jim Jarmusch, 2013) - Jozef Van Wissem
par Benoit Basirico
Cinezik Radio sur Cinezik.fr
Voici notre panorama de musiques de films nées de la collaboration fusionnelle entre Vladimir Cosma et ses réalisateurs fétiches (Yves Robert, Francis Veber, Claude Pinoteau...) autour d'œuvres devenues culte : "Le Grand Blond avec une chaussure noire", "La Boum", "La Chèvre"... Mais derrière les tubes, se cachent des balades conçues dans une approche sentimentale et dans un "contrepoint émotionnel" puissant, où la Flûte de Pan roumaine de Gheorghe Zamfir, la trompette déchirée de Chet Baker, le sifflement manouche et le lyrisme du piano et de l'orchestre symphonique sont mobilisés pour révéler l'âme et la solitude de l'anti-héros. Se croisent ainsi les grandes comédies populaires (Pierre Richard, Louis de Funès), les chroniques d'amitié (Jean Rochefort, Claude Brasseur) et les drames sentimentaux, faisant de Vladimir Cosma le compositeur qui a mis le sentiment au-dessus du rire.
Programme des B.O :
Alexandre le bienheureux (Yves Robert, 1968) - Vladimir Cosma
La Gloire de mon père - "Love Story Borély" (Yves Robert, 1990) - Vladimir Cosma
Le Grand Blond avec une chaussure noire - "Le grand blond" (Yves Robert, 1972) - Vladimir Cosma
Le Jouet - "Les jouets du président" (Francis Veber, 1976) - Vladimir Cosma
Le Distrait - "Bizarre, tout est normal" (Pierre Richard, 1970) - Vladimir Cosma
Les Malheurs d'Alfred - "Hamac récalcitrant" (Pierre Richard, 1972) - Vladimir Cosma
Un éléphant ça trompe énormément - "Etienne et Charlotte" (Yves Robert, 1976) - Vladimir Cosma
Nous irons tous au paradis - "Parker par cœur" (Yves Robert, 1977) - Vladimir Cosma
Courage Fuyons - "Générique début" (Yves Robert, 1979) - Vladimir Cosma
Le Jumeau - "Evie et Matthias" (Yves Robert, 1984) - Vladimir Cosma
Salut l'artiste - "Derrière la vitre" (Yves Robert, 1973) - Vladimir Cosma
La Chèvre - "Azulado" (Francis Veber, 1981) - Vladimir Cosma
Les Compères - "Mon fils" (Francis Veber, 1983) - Vladimir Cosma
La 7ème Cible - "L'enfant et la nuit" (Claude Pinoteau, 1984) - Vladimir Cosma
La Boum - "Thème de La Boum" (Claude Pinoteau, 1980) - Vladimir Cosma
Les Aventures de Rabbi Jacob - "L'envol" (Gérard Oury, 1988) - Vladimir Cosma
Le Bal - "Le bal, pt. 3" (Ettore Scola, 1983) - Vladimir Cosma
Confidences pour confidences - "Les trois sœurs" (Pascal Thomas, 1979) - Vladimir Cosma
La Zizanie - "Le bon choix" (Claude Zidi, 1978) - Vladimir Cosma
L'Aile ou la Cuisse - "Marmelade de Marguerite" (Claude Zidi, 1976) - Vladimir Cosma
Le Château de ma mère - "Le Thème d'Isabelle" (Yves Robert, 1990) - Vladimir Cosma
Montparnasse-Pondichéry - "Les amitiés amoureuses" (Yves Robert, 1994) - Vladimir Cosma
Comme des garçons - "Emmanuelle (Slow-rock)" (Julien Hallard, 2018) - Vladimir Cosma
Le Cours de la vie - "Le Cours de la vie (Générique fin)" (Frédéric Sojcher, 2023) - Vladimir Cosma
Diva - "Promenade Sentimentale" version Chet Baker (Sentimental Walk in Paris, Album) - Vladimir Cosma
Propos recueillis par Benoit Basirico
QUE MA VOLONTÉ SOIT FAITE, à l’affiche le 3 décembre 2025, de Julia Kowalski
Musique originale composée par Daniel Kowalski
Entretien à lire : https://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20250523181502
La réalisatrice Julia Kowalski retrouve son frère Daniel Kowalski avec ce qui s'avère être une des meilleures BO de 2025, pour QUE MA VOLONTÉ SOIT FAITE (En salles le 3 décembre 2025), après "Crache Cœur" (2015) et "J'ai vu le visage du diable" (CM, 2023). Ce drame franco-polonais relate l'histoire de Nawojka (Maria Wróbel), une jeune femme de 20 ans vivant dans la ferme familiale isolée avec son père et son jeune frère en Pologne. Suite au décès de sa mère, elle est en proie à des épisodes de transe et d’étranges pouvoirs. Alors que son père s’inquiète de la voir s’isoler, l’arrivée de Sandra (Roxane Mesquida), une femme libre et fantasque, va bouleverser sa vie et l'aider à explorer ses capacités. La musique propose par la guitare électrique, une voix et la batterie une expérience viscérale, sensuelle et sauvage qui reflète la subjectivité de la protagoniste et invite à une expérience de transe, accentuée par un montage abrupt et elliptique. La partition intègre la flûte traversière jouée par la réalisatrice elle-même, pour une touche de western et de "folk-horreur".
Propos recueillis par Benoit Basirico
"Vie privée", à l’affiche le 26 novembre 2025, de Rebecca Zlotowski
Musique originale composée par Rob (Robin Coudert)
Entretien à lire : https://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20250527152451
Rob (Robin Coudert) retrouve Rebecca Zlotowski après "Belle épine" (2010), "Grand Central" (2013), "Planétarium" (2016), la série "Les Sauvages" (2019) et "Les Enfants des autres" (2022) pour ce thriller psychologique français qui relate l'enquête de Lilian Steiner (Jodie Foster), une psychiatre américaine renommée exerçant à Paris, sur le décès suspect d'une de ses patientes, Paula Cohen-Solal (Virginie Efira), qu'elle soupçonne d'avoir été assassinée. La partition, qui utilise notamment la batterie, la contrebasse, la flûte et des percussions, évolue d'une ambiance de comédie, de filature, d'espionnage vers un thriller psychologique plus sombre, avec des évocations ironiques de flamenco (castagnettes) et de boléro (accélération du motif), soulignant avec drôlerie la psychologie du personnage principal et la représentation de sa psyché.
par Benoit Basirico
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A l'occasion de la rétrospective que lui consacre la Cinémathèque Française du 8 octobre 2025 au 11 janvier 2026, voici notre plongée dans l'univers sonore d'Orson Welles, un véritable architecte du son, au fil d'une carrière faite de génie et de conflits avec les studios, autour de chefs-d'œuvre comme “Citizen Kane”, “La Soif du Mal” et “Falstaff”. Des partitions conçues autour de motifs récurrents et d'orchestrations sombres (Bernard Herrmann), d'ambiances jazz vénéneuses émanant des juke-box (Henry Mancini), de thèmes mélancoliques remixés et fragmentés par le réalisateur lui-même (Paul Misraki), de musiques torturées pour exprimer l'oppression (Jean Ledrut dans Le Procès), de nappes sonores vibrantes et nerveuses (Angelo Francesco Lavagnino) et de jazz espiègle ou atonal (Michel Legrand). Se croisent la révolution du film noir (Citizen Kane, La Dame de Shanghai), l'adaptation radicale des tragédies shakespeariennes (Macbeth, Othello, Falstaff), le cauchemar bureaucratique kafkaïen (Le Procès) et les essais-documentaires vertigineux (Vérités et Mensonges), témoignant de la quête perpétuelle de contrôle artistique de ce géant du cinéma.
Programme des B.O :
De l'autre côté du vent (Orson Welles, 2018) - Michel Legrand
Vérités et Mensonges (Orson Welles, 1973) - Michel Legrand
La Soif du Mal (Orson Welles, 1958) - Henry Mancini
Le Procès (Orson Welles, 1962) - Jean Ledrut
Citizen Kane (Orson Welles, 1941) - Bernard Herrmann
La Splendeur des Amberson (Orson Welles, 1942) - Bernard Herrmann
Le Criminel (Orson Welles, 1946) - Bronisław Kaper
La Dame de Shanghai (Orson Welles, 1947) - Heinz Roemheld
Macbeth (Orson Welles, 1948) - Jacques Ibert
Othello (Orson Welles, 1951) - Angelo Francesco Lavagnino & Alberto Barberis
Dossier Secret (Orson Welles, 1955) - Paul Misraki
Falstaff (Orson Welles, 1965) - Angelo Francesco Lavagnino
Le Troisième Homme (Carol Reed, 1949) - Anton Karas
It's All True (Orson Welles (reconstruit), 1993) - Jorge Arriagada
Too Much Johnson (Orson Welles, 1938) - Paul Bowles
par Benoit Basirico
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A l'occasion des 50 ans de la disparition de François de Roubaix, voici notre hommage à une véritable comète de la musique de film, disparue tragiquement le 21 novembre 1975. Une immersion dans une œuvre fulgurante où cet autodidacte génial, pionnier du home-studio, bâtissait des ponts audacieux entre mélodies populaires et expérimentations électroniques. Des partitions devenues mythiques, tissées de sifflements mélancoliques, de guimbardes obsédantes et de boucles rythmiques avant-gardistes qui ont fait de lui le père spirituel de la surnommée "French Touch". Se croisent les grandes aventures tragiques (Robert Enrico), les polars urbains et noirs (José Giovanni), mais aussi la satire sociale (Jean-Pierre Mocky) ou le cinéma politique (Yves Boisset), sans oublier ses tubes télévisuels intemporels (Chapi Chapo, Les Chevaliers du Ciel).
Programme des B.O :
Les Combinards (Jean-Claude Roy, 1965) - François de Roubaix
Comment les séduire (Jean-Claude Roy, 1964) - François de Roubaix
Les Grandes Gueules (Robert Enrico, 1965) - François de Roubaix
Les Aventuriers (Robert Enrico, 1967) - François de Roubaix
Le Samouraï (Jean-Pierre Melville, 1967) - François de Roubaix
Diaboliquement vôtre (Julien Duvivier, 1967) - François de Roubaix
La Loi du survivant (José Giovanni, 1967) - Françoisde Roubaix
Le Rapace (José Giovanni, 1968) - François de Roubaix
Ho ! (Robert Enrico, 1968) - François de Roubaix
Adieu l'ami (Jean Herman, 1968) - François de Roubaix
La Grande Lessive (Jean-Pierre Mocky, 1968) - François de Roubaix
L'Étalon (Jean-Pierre Mocky, 1970) - François de Roubaix
Dernier Domicile Connu (José Giovanni, 1970) - François de Roubaix
Le Saut de l'ange (Yves Boisset, 1971) - François de Roubaix
L'Homme Orchestre (Serge Korber, 1970) - François de Roubaix
Boulevard du Rhum (Robert Enrico, 1971) - François de Roubaix
La Scoumoune (José Giovanni, 1972) - François de Roubaix
Les Caïds (Robert Enrico, 1972) - François de Roubaix
Les Anges (Jean Desvilles, 1973) - François de Roubaix
Tante Zita (Robert Enrico, 1968) - François de Roubaix
Les Lèvres Rouges (Harry Kumel, 1971) - François de Roubaix
R.A.S. (Yves Boisset, 1973) - François de Roubaix
L'Antarctique (Jacques-Yves Cousteau, 1974) - François de Roubaix
Les Chevaliers du ciel (François Villiers, 1967) - François de Roubaix
Les Secrets de la Mer Rouge (Claude Guillemot & Pierre Lary, 1968) - François de Roubaix
Chapi Chapo (I. Brizard & S. Lonati, 1974) - François de Roubaix
Le Vieux Fusil (Robert Enrico, 1975) - François de Roubaix
Mais où sont passées les jeunes filles en fleurs ? (Jean Desvilles, 1975) - François de Roubaix
Comment ça va je m'en fous (François de Roubaix, 1976) - François de Roubaix
Propos recueillis par Benoit Basirico
"Dossier 137", à l’affiche le 19 novembre 2025, de Dominik Moll
Musique originale composée par Olivier Marguerit
Entretien à lire : https://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20250520114838
Olivier Marguerit retrouve Dominik Moll pour un film policier après "La Nuit du 12". Il y affirme sa volonté de s'éloigner des stéréotypes du genre en privilégiant des mélodies mentales, émotives et répétitives. La musique emploie des textures pour maintenir une tension souterraine et unifier les différents plans d'une narration axée sur la parole et l'interprétation des images. L'intrigue se déroule dans le cadre d'une enquête de l'IGPN menée par Stéphanie (Léa Drucker) sur le cas de Guillaume, un jeune homme gravement blessé par un tir de LBD lors des manifestations des Gilets jaunes en décembre 2018. Pour ce sujet traitant des violences policières, la musique maintient une forme d'ambiguïté, traduit la tension latente et le poids de l'enquête sur le personnage. Un ostinato d'orgue, de nature obsessionnelle et au style dépouillé, évite le mélodrame tout en soulignant cette atmosphère, tandis qu'un élément inattendu vient troubler l'enquêtrice, pour qui cette affaire revêt une dimension personnelle. Comme une libération, la chanson "Siffler sur la colline" de Joe Dassin retentit à la fin, symbolisant la joie retrouvée d'une famille meurtrie, réunie dans une voiture en train de l'écouter.
Propos recueillis par Benoit Basirico
"Kika", à l’affiche le 12 novembre 2025, de Alexe Poukine
Musique originale composée par Pierre Desprats
Entretien à lire : https://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20250522204730
Pierre Desprats, connu pour son travail sur "Les Garçons Sauvages" et "Olga", signe la musique de la comédie dramatique franco-belge d'Alexe Poukine. Il s'agit du premier long-métrage de fiction de la réalisatrice, déjà reconnue pour ses documentaires. Le film relate l'histoire de Kika (Manon Clavel), une travailleuse sociale enceinte de son second enfant, qui doit faire face au décès soudain de son compagnon David (Makita Samba). Cette tragédie la plonge dans la précarité financière et une profonde détresse émotionnelle. Pour survivre, Kika est contrainte de mobiliser une force intérieure insoupçonnée et d'explorer des voies non conventionnelles, notamment le monde du BDSM à travers des relations tarifées de domination-soumission. La musique de Desprats, marquée par un ostinato de saxophone et des textures électroniques, intervient initialement pour souligner la relation amoureuse naissante et installer l'émotion, avant de s'effacer pour marquer que quelque chose s'est brisée chez la jeune femme. Elle explore ensuite des paysages sonores électroniques ambiants, privilégiant la sensation et la pulsion pour dépeindre l'état interne de l'héroïne : son énergie, sa résilience et sa vulnérabilité. La composition capte le mouvement de chute et de relèvement, entre écroulement et résilience, grâce à la matière très organique du saxophone, joué par Pierre Borel tel un souffle, auquel s’ajoutent la basse, la batterie et la voix.
Propos recueillis par Benoit Basirico
"On vous croit", à l’affiche le 12 novembre 2025, de Charlotte De Villers & Arnaud Dufeys
Musique originale composée par Lolita Del Pino
Entretien à lire : https://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20251110114649
Lolita Del Pino signe la musique du film dramatique belge de Arnaud Dufeys et Charlotte Devillers qui relate le combat d'une mère, Alice, lors d'une bataille juridique pour protéger ses enfants face à un père accusé d'abus, principalement dans l'atmosphère confinée d'un tribunal. La musique y joue un rôle essentiel pour amplifier l'émotion, suggérant la tension hors champ au-delà des cadrages serrés sur les visages. La compositrice crée une atmosphère oppressante et pleine d'inquiétude, comme un compte à rebours inexorable, en utilisant notamment un accordéon pour exprimer le "souffle intérieur" des personnages et un motif de percussion répétitif pour scander une tension persistante, symbolisant une menace prête à surgir, avant que le piano n'apporte une touche de douceur et d'apaisement vers la fin.
par Benoit Basirico
Cinezik Radio sur Cinezik.fr
Cet épisode exceptionnel est entièrement consacré aux 13 films nommés pour le Prix des auditeurs France Musique-Sacem de la musique de film 2025.
Chaque année, ce prix récompense une compositrice ou un compositeur pour la bande originale d’un film sorti au cours de l’année, de décembre à novembre. Et c'est vous, mélomanes et cinéphiles, qui votez !
Vous avez jusqu'au 30 novembre 2025 pour choisir votre musique préférée. Le vote se passe en ligne, sur le site de Radio France.
Le ou la lauréate sera annoncé le 30 janvier 2026 et se verra proposer une commande d’œuvre inédite par Radio France.
Nous allons donc découvrir les 13 partitions en compétition, dans l'ordre chronologique de leur sortie en salle.
le lien du vote dans cette annonce sur Cinezik : https://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20251104010253
Toutes les B.O du Panorama :
Uèle Lamore pour « Les femmes au balcon » de Noémie Merlant
Alex Beaupain pour « Joli Joli » de Diastème
Delphine Malaussena pour « Hiver à Sokcho » de Koya Kamura
Pascal Le Pennec pour « Slocum et moi » de Jean-François Laguionie
Laetitia Pansanel-Garric pour « Hola Frida » de Karine Vézina et André Kadi
Grégoire Hetzel pour « Les Musiciens » de Grégory Magne
Rémi Boubal pour « Renoir » de Chie Hayakawa
Amine Bouhafa pour « La Petite Dernière » d'Hafsia Herzi
Arnaud Toulon pour « Arco » d'Ugo Bienvenu Arco" (2025)
Alexandre Astier pour « Kaamelott : Deuxième volet partie 1 » d'Alexandre Astier
Olivier Marguerit pour « L'inconnu de la Grande Arche » de Stéphane Demoustier
Pierre Desprats pour « Kika » d'Alexe Poukine
ROB pour « Vie privée » de Rebecca Zlotowski
Propos recueillis par Benoit Basirico
"L'Inconnu de la grande arche", à l’affiche le 5 novembre 2025, de Stéphane Demoustier
Musique originale composée par Olivier Marguerit
Entretien à lire : https://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20250529162452
Olivier Marguerit signe la musique de "L'Inconnu de la grande arche" (en salles le 5 novembre 2025), drame de Stéphane Demoustier qui avait fait appel à Carla Pallone sur "La Fille au bracelet" (2020) et Philippe Sarde sur "Borgo" (2024) sur ce film qui relate l'histoire de l'architecte danois Otto von Spreckelsen (Claes Bang, connu pour "The Square") qui, en 1983, remporte à la surprise générale le concours d'architecture lancé par François Mitterrand pour le projet phare de sa présidence, la Grande Arche de la Défense. Ses idées pour ce chantier pharaonique se heurtent très vite à la complexité du réel et aux aléas de la politique. La partition soutient la confrontation entre une vision artistique et des réalités politiques, s'éloignant des conventions du biopic historique pour privilégier une approche psychologique, avec des motifs minimalistes au trombone et tuba, à la Philip Glass, pour refléter une obsession et la détermination du personnage.
par Benoit Basirico
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Après un premier épisode consacré aux bois, nous explorons un nouvel épisode de notre série sur les instruments au cinéma. Voici notre sélection de musiques de films où un instrument issu de la famille des cuivres devient le héros. Des partitions nées d'un éclat, conçues autour de la trompette solitaire, du cor noble et guerrier, du trombone urbain et du tuba menaçant, par des maîtres de la musique de film. Se croisent les grands espaces du western et les atmosphères moites du film noir (d'Ennio Morricone à Miles Davis, de Bernard Herrmann à Jerry Goldsmith), les sagas criminelles et les fanfares super-héroïques (de Nino Rota à John Williams), en passant par les épopées fantastiques d'Howard Shore et la comédie française de Vladimir Cosma.
Toutes les B.O du Panorama :
Ascenseur pour l’échafaud (Louis Malle, 1958) - Miles Davis
Pour une poignée de dollars (Sergio Leone, 1964) - Ennio Morricone
Le Parrain (Francis Ford Coppola, 1972) - Nino Rota
Chinatown (Roman Polanski, 1974) - Jerry Goldsmith
Né un 4 juillet (Oliver Stone, 1989) - John Williams
Cyrano de Bergerac (Jean-Paul Rappeneau, 1990) - Jean-Claude Petit
Patton (Franklin J. Schaffner, 1970) - Jerry Goldsmith
Rocky (John G. Avildsen, 1976) - Bill Conti
L'Homme du Kentucky (Burt Lancaster, 1955) - Bernard Herrmann
Les Vikings (Richard Fleischer, 1958) - Mario Nascimbene
Star Wars (George Lucas, 1977) - John Williams
Le Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours (Peter Jackson, 2002) - Howard Shore
L'Homme au bras d'or (Otto Preminger, 1955) - Elmer Bernstein
Peter Gunn (Blake Edwards, 1967) - Henry Mancini
La Tour Infernale (John Guillermin, 1974) - John Williams
Les Dents de la Mer (Steven Spielberg, 1975) - John Williams
Un éléphant ça trompe énormément (Yves Robert, 1976) - Vladimir Cosma
Judas and the Black Messiah (Shaka King, 2021) - Mark Isham
Mad Max: Fury Road (George Miller, 2015) - Tom Holkenborg
Retour vers le futur 2 (Robert Zemeckis, 1985) - Alan Silvestri
Superman (Richard Donner, 1978) - John Williams
par Benoit Basirico
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Voici notre sélection de musiques qui ont redéfini la peur au cinéma au 21e siècle, à travers des œuvres devenues des références : Hereditary, Insidious, Midsommar, It Follows, Us... Des partitions atonales où la texture prime sur la mélodie, des nappes synthétiques angoissantes, des instruments inventés pour générer l'effroi, et des sons viscéraux qui incarnent le trauma psychologique et l'effondrement corporel. Se croisent l'horreur d'auteur (Ari Aster avec Colin Stetson et Bobby Krlic), la critique sociale (Jordan Peele avec Michael Abels), le folk horror (Robert Eggers avec Mark Korven), la renaissance du synthétiseur (David Robert Mitchell avec Disasterpeace), l'horreur existentielle (Jonathan Glazer avec Mica Levi) et le body horror (Coralie Fargeat avec Raffertie), sans oublier les stratégies sonores des grandes franchises (James Wan avec Joseph Bishara).
Toutes les B.O du Panorama :
Les Autres (Alejandro Amenábar, 2001) - Alejandro Amenábar
Dark Water (Hideo Nakata, 2002) - Kenji Kawai
Insidious (James Wan, 2010) - Joseph Bishara
La Nonne / The Nun (Corin Hardy, 2018) - Abel Korzeniowski
Maniac (Franck Khalfoun, 2013) - ROB (Robin Coudert)
It Follows (David Robert Mitchell, 2015) - Disasterpeace
Kill List (Ben Wheatley, 2012) - Jim Williams
Hereditary (Ari Aster, 2018) - Colin Stetson
The Witch (Robert Eggers, 2015) - Mark Korven
Midsommar (Ari Aster, 2019) - Bobby Krlic (The Haxan Cloak)
Us (Jordan Peele, 2019) - Michael Abels
Nope (Jordan Peele, 2022) - Michael Abels
The Substance (Coralie Fargeat, 2024) - Raffertie
Possessor (Brandon Cronenberg, 2021) - Jim Williams
Annihilation (Alex Garland, 2018) - Ben Salisbury & Geoff Barrow
Under the Skin (Jonathan Glazer, 2013) - Mica Levi
Le Dernier Voyage du Demeter (André Øvredal, 2023) - Bear McCreary
Gueules noires (Mathieu Turi, 2023) - Olivier Derivière
La Main / Talk to Me (Danny & Michael Philippou, 2023) - Cornel Wilczek
Heretic (Scott Beck & Bryan Woods, 2024) - Chris Bacon
Évanouis / Weapons (Zach Cregger, 2025) - Zach Cregger, Hays & Ryan Holladay
MaXXXine (Ti West, 2024) - Tyler Bates
Together (Michael Shanks, 2025) - Cornel Wilczek
Dangerous Animals (Sean Byrne, 2025) - Michael Yezerski
Smile 2 (Parker Finn, 2024) - Cristobal Tapia De Veer
par Benoit Basirico
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Voici notre sélection de musiques de films nées de la collaboration fusionnelle entre de grands cinéastes coréens et leurs compositeurs attitrés autour d’oeuvres devenues culte : “Old Boy”, “Parasite”… Des partitions conçues autour de valses élégantes et cruelles, de guitares mélancoliques, de percussions nerveuses, et de cordes déchirantes exprimant l'âme coréenne, le Han, par les maîtres de la nouvelle vague coréenne. Se croisent les thrillers psychologiques (Park Chan-wook avec Jo Yeong-wook) et les satires (Bong Joon-ho avec Lee Byeong-woo puis Jung Jae-il), les films d'horreur stylisés (Kim Jee-woon / Mowg) et les polars brutaux (Na Hong-jin/Kim Jun-seok), en passant par les drames poignants de Lee Chang-dong et le cinéma introspectif de Hong Sang-soo. Un panorama de 20 bandes originales essentielles.
Toutes les B.O du Panorama :
Oldboy (Park Chan-wook, 2003) - Jo Yeong-wook
Mademoiselle (Park Chan-wook, 2016) - Jo Yeong-wook
Thirst, Ceci est mon sang (Park Chan-wook, 2009) - Jo Yeong-wook
Decision to Leave (Park Chan-wook, 2022) - Jo Yeong-wook
Parasite (Bong Joon-ho, 2019) - Jung Jae-il
Squid Game (Hwang Dong-hyuk, 2021) - Jung Jae-il
Burning (Lee Chang-dong, 2018) - Mowg
Monster Boy: Hwayi (Jang Joon-hwan, 2013) - Mowg
J'ai rencontré le Diable (Kim Jee-woon, 2010) - Mowg
Peninsula (Yeon Sang-ho, 2020) - Mowg
The Host (Bong Joon-ho, 2006) - Lee Byeong-woo
Mother (Bong Joon-ho, 2009) - Lee Byeong-woo
Dernier Train pour Busan (Yeon Sang-ho, 2016) - Jang Young-gyu
A Bittersweet Life (Kim Jee-woon, 2005) - Dalpalan
Green Fish (Lee Chang-dong, 1997) - Lee Dong-jun
The Chaser (Na Hong-jin, 2008) - Kim Jun-seok
Deux Sœurs (Kim Jee-woon, 2003) - Lee Byung-woo
Christmas in August (Hur Jin-ho, 1998) - Jo Sung-woo
Woman on the Beach (Hong Sang-soo, 2006) - Jeong Yong-jin
The Little Drummer Girl (Park Chan-wook, 2018) - Jo Yeong-wook
Propos recueillis par Benoit Basirico
"La Mort n'existe pas", à l’affiche le 1er octobre 2025, de Félix Dufour-Laperrière
Musique originale composée par Gabriel Dufour-Laperrière
Entretien à lire : https://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20250522122745
Jean L'appeau (alias Gabriel Dufour-Laperrière) signe la musique du film d'animation franco-canadien de son frère Félix Dufour-Laperrière qui relate comment, lors d'un attentat contre de riches propriétaires, Hélène (Zeneb Blanchet) abandonne ses compagnons et s'enfuit dans la forêt parmi les loups. La partition se caractérise par ses textures enveloppantes et oniriques, contribuant à matérialiser la psyché d'Hélène : son intériorité, ses rêves, ses désirs et ses peurs. Elle met à contribution des cordes (violon, alto, violoncelle) et un piano en ouverture. Son style évoque certaines productions des années 70-80 ("La Planète Sauvage"), notamment grâce à un travail soigné du design sonore. La musique soutient la sensation d'une catastrophe imminente dans le contexte des enjeux climatiques, et souligne la brutalité et la stupeur lors des scènes de lutte.
par Benoit Basirico
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Voici notre sélection de musiques de films où un instrument issu de la famille des bois devient le héros. Des partitions nées d'un souffle, conçues autour de l'harmonica nomade, des flûtes enchanteresses, du duduk ancestral, de la clarinette sensuelle et du saxophone nocturne, par des maîtres de la musique de film. Se croisent les grands espaces du western et les drames intimistes français (d'Ennio Morricone à Georges Delerue, de John Barry à Michel Magne), les fresques felliniennes et les thrillers crépusculaires (de Nino Rota à Bernard Herrmann), en passant par les épopées romantiques de James Horner et le burlesque d'Henry Mancini.
Toutes les B.O du Panorama :
HARMONICA
Midnight Cowboy (John Schlesinger, 1969) - John Barry
Touchez pas au Grisbi (Jacques Becker, 1954) - Jean Wiener
Un Singe en Hiver (Henri Verneuil, 1962) - Michel Magne
Jean de Florette (Claude Berri, 1986) - Jean-Claude Petit
Sugarland Express (Steven Spielberg, 1974) - John Williams
FLÛTES (Traversière, de Pan, Irlandaise)
La Peau douce (François Truffaut, 1964) - Georges Delerue
Satyricon (Federico Fellini, 1969) - Nino Rota
La Femme de mon frère (Monia Chokri, 2019) - Olivier Alary
Le Procès du chien (Laetitia Dosch, 2024) - David Sztanke
Out of Africa (Sydney Pollack, 1985) - John Barry
Il était une fois en Amérique (Sergio Leone, 1984) - Ennio Morricone
Outrages (Brian De Palma, 1989) - Ennio Morricone
Le Grand blond avec une chaussure noire (Yves Robert, 1972) - Vladimir Cosma
Titanic (James Cameron, 1997) - James Horner
Braveheart (Mel Gibson, 1995) - James Horner
Le Seigneur des Anneaux (Peter Jackson, 2001) - Howard Shore
ANCHES DOUBLES (Duduk, Hautbois, Cor Anglais)
Mayrig (Henri Verneuil, 1991) - Jean-Claude Petit
La Dernière Tentation du Christ (Martin Scorsese, 1988) - Peter Gabriel
Gladiator (Ridley Scott, 2000) - Hans Zimmer
Dune : Deuxième Partie (Denis Villeneuve, 2024) - Hans Zimmer
Mission (Roland Joffé, 1986) - Ennio Morricone
Paysage dans le Brouillard (Theo Angelopoulos, 1988) - Eleni Karaindrou
Le Patient Anglais (Anthony Minghella, 1996) - Gabriel Yared
ANCHES SIMPLES (Clarinette, Saxophone)
Max mon Amour (Nagisa Oshima, 1985) - Michel Portal
L'Amant (Jean-Jacques Annaud, 1992) - Gabriel Yared
The Terminal (Steven Spielberg, 2004) - John Williams
Le Festin nu (David Cronenberg, 1991) - Howard Shore
Taxi Driver (Martin Scorsese, 1976) - Bernard Herrmann
Le Harem (Marco Ferreri, 1967) - Ennio Morricone
Mort d'un pourri (Georges Lautner, 1977) - Philippe Sarde
Down by Law (Jim Jarmusch, 1986) - John Lurie
La Panthère Rose (Blake Edwards, 1963) - Henry Mancini
Propos recueillis par Benoit Basirico
"Classe Moyenne", à l’affiche le 24 septembre 2025, de Antony Cordier
Musique originale composée par Clémence Ducreux
Entretien à lire : https://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20250529175751
Clémence Ducreux signe la musique de la comédie satirique d'Antony Cordier, "Classe Moyenne" (au cinéma le 24 septembre 2025), qui relate comment Mehdi (Sami Outalbali), issu d'un milieu modeste, invité pour l'été dans la somptueuse villa de ses beaux-parents (Laurent Lafitte, Elodie Bouchez), voit un conflit éclater entre la famille de sa fiancée (Noé Abita) et le couple de gardiens (Laure Calamy, Ramzy Bédia), pensant pouvoir apaiser la situation, il la voit s'envenimer. La partition joue sur la confrontation de deux mondes, à travers un piano utilisé sous forme de fugue pour exprimer à la fois le burlesque, le comique, et l'élégance bourgeoise, complété par des titres électro qui s'immiscent dans le récit de manière inattendue et marquante. Plutôt que de soutenir les tensions et le malaise croissant, la musique cherche l'ironie.
Cinezik Radio - la Musique de Film dans tous ses états
par Benoit Basirico
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L’année 2025 qui s’achève marque le centenaire de la naissance de Georges Delerue. Voici à cette occasion notre sélection de musiques de films nées de la collaboration entre Georges Delerue et de grands cinéastes français et internationaux, autour d’œuvres variées : Le Mépris, Le Corniaud, La Femme d’à côté… Des partitions conçues autour de la primauté des cordes et de la voix éthérée de la flûte, de thèmes romantiques et torturés, de rythmes d'aventure flamboyants, mais aussi d'une écriture atonale ou folk, exprimant l'élégance tragique du compositeur. Se croisent des drames passionnels (François Truffaut) et des films d’aventure (Philippe de Broca), des comédies populaires (Gérard Oury) et des thrillers hollywoodiens (Mike Nichols, Fred Zinnemann), en passant par des œuvres plus sombres (Andrzej Zulawski) et un Oscar (A Little Romance).
Programme des B.O :
La Femme d'à côté (François Truffaut, 1982) - Georges Delerue
Les Deux Anglaises et le continent (François Truffaut, 1971) - Georges Delerue
La peau douce (François Truffaut, 1964) - Georges Delerue
Vivement dimanche! (François Truffaut, 1983) - Georges Delerue
Cartouche (Philippe de Broca, 1962) - Georges Delerue
L'Homme de Rio (Philippe de Broca, 1964) - Georges Delerue
Les Tribulations d'un Chinois en Chine (Philippe de Broca, 1965) - Georges Delerue
Le Diable par la queue (Philippe de Broca, 1969) - Georges Delerue
Le Mépris (Jean-Luc Godard, 1963) - Georges Delerue
Cent Mille Dollars Au Soleil (Henri Verneuil, 1963) - Georges Delerue
Le Corniaud (Gérard Oury, 1965) - Georges Delerue
Le Cerveau (Gérard Oury, 1969) - Georges Delerue
Hibernatus (Edouard Molinaro, 1969) - Georges Delerue
Conseil de famille (Costa-Gavras, 1986) - Georges Delerue
The Pumpkin Eater (Jack Clayton, 1964) - Georges Delerue
Women in Love (Ken Russell, 1969) - Georges Delerue
Anne of the Thousand Days (Charles Jarrott, 1969) - Georges Delerue
Julia (Fred Zinnemann, 1977) - Georges Delerue
A Little Romance (George Roy Hill, 1979) - Georges Delerue
Agnes of God (Norman Jewison, 1985) - Georges Delerue
The Day of the Dolphin (Mike Nichols, 1973) - Georges Delerue
Silkwood (Mike Nichols, 1983) - Georges Delerue
Quelque part quelqu'un (Yannick Bellon, 1972) - Georges Delerue
Jamais plus toujours (Yannick Bellon, 1976) - Georges Delerue
L'Important c'est d'aimer (Andrzej Zulawski, 1975) - Georges Delerue
Police Python 357 (Alain Corneau, 1977) - Georges Delerue
Marche ou Crève (Georges Lautner, 1960) - Georges Delerue
Garde à vue (Claude Miller, 1981) - Georges Delerue
Préparez vos mouchoirs (Bertrand Blier, 1978) - Georges Delerue
Calmos (Bertrand Blier, 1976) - Georges Delerue
Le Dernier Métro (François Truffaut, 1980) - Georges Delerue
L'Amour en fuite (François Truffaut, 1979) - Georges Delerue
Descente aux enfers (Francis Girod, 1986) - Georges Delerue
The House on Carroll Street (Peter Yates, 1988) - Georges Delerue
Salvador (Oliver Stone, 1986) - Georges Delerue
Steel Magnolias (Herbert Ross, 1989) - Georges Delerue
Black Robe (Bruce Beresford, 1991) - Georges Delerue