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En Mémoire de la Mémoire
MAPS - Postmémoires européennes : Une Cartographie Postcoloniale
18 episodes
8 hours ago
« En mémoire de la mémoire : questionnements et témoignages post-impériaux » explore les réflexions d’universitaires, d’artistes et d’activistes sur l’Europe post-impériale. Cette série de podcasts met en valeur les histoires des personnes dont les expériences sont moulées par les héritages coloniaux et les processus de décolonisation en Portugal, Belgique et France. Image: Márcio Carvalho. Ce travail est financé par des fonds nationaux de la FCT - Fondation pour la Science et Technologie, dans le cadre du projet MAPS (réf. PTDC/LLT-OUT/7036/2020), coordonnée par Margarida Calafate Ribeiro.
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« En mémoire de la mémoire : questionnements et témoignages post-impériaux » explore les réflexions d’universitaires, d’artistes et d’activistes sur l’Europe post-impériale. Cette série de podcasts met en valeur les histoires des personnes dont les expériences sont moulées par les héritages coloniaux et les processus de décolonisation en Portugal, Belgique et France. Image: Márcio Carvalho. Ce travail est financé par des fonds nationaux de la FCT - Fondation pour la Science et Technologie, dans le cadre du projet MAPS (réf. PTDC/LLT-OUT/7036/2020), coordonnée par Margarida Calafate Ribeiro.
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Society & Culture
Episodes (18/18)
En Mémoire de la Mémoire
Ep 18. Quel avenir pour l'Europe ? Décolonisation, restitution et réparation

Après 36 épisodes – 18 en portugais, 18 en français – nous arrivons à la fin. Le podcast "En Mémoire de la Mémoire" a rassemblé une série de contributions, d'interviews et de témoignages de chercheuses et chercheurs des projets Memoirs et MAPS, coordonnés par Margarida Calafate Ribeiro au Centre d'Études Sociales de l'Université de Coimbra, ainsi que des conversations avec des artistes et des activistes dont le travail a été étudié dans le cadre de ces recherches. D'une certaine manière, ce podcast montre comment un projet de recherche devient un espace qui, outre les publications, les expositions et autres résultats, construit également des communautés mnémoniques et des sujets de la post-mémoire. Ces recherches ont également contribué à penser l'Europe plus amplement et de manière plus complexe, à partir des dimensions difficiles de son histoire. Il s'agit de processus qui, en raison de leur nature réflexive, sont toujours inachevés et, pour cette raison, la fin de ce podcast ne représente pas nécessairement une fin, mais simplement la clôture d'un cycle, qui – nous l'espérons – ouvre la voie à d'autres questions.

Qui sommes-nous, Portugais, dans l'ère post-Empire ? De quel type d'Europe parlons-nous ? Que devons-nous faire de notre héritage ? Dans un contexte d'intenses querelles historiques et mémorielles, le dernier épisode de ce podcast cherche à réfléchir à ces questions à partir des notions complexes de réparation et de restitution. Avec Roberto Vecchi, António Pinto Ribeiro, Judith Elseviers, Nú Barreto et Djamel Kokene-Dórleans. 

La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio Carvalho. La voix de la narratrice est celle d’Ana Palma. Générique : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA. Doublage : Inês Nascimento Rodrigues par Ana Palma, et Roberto Vecchi, António Pinto Ribeiro et Nú Barreto par Júlio Gomes. Indicateur : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA. Vous pouvez écouter tous les programmes sur Apple Podcasts, Spotify et d'autres plateformes de podcast ou sur reimaginaraeuropa.ces.uc.pt. Partagez-les, commentez-les, évaluez-les. À la prochaine fois !

 

Quelques suggestions de lecture :

  • Vecchi, Roberto (2021), “To reconstruct, a not just transitive verb”, Memoirs newsletter, 140. 
  • Ribeiro, Margarida Calafate; Ribeiro, António Pinto (2020), “La restitution des œuvres d’art : un pas décisif dans le processus de décolonisation”, Memoires en Jeu. Paris: Éditions Kimé.
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1 year ago
27 minutes 2 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 17. Aimé Mpane: « C’est la notion de fraternité que je voulais faire passer, la fraternité, l’égalité, des échanges horizontaux, qui m’intéressent dans ce travail »

Aimé Mpane est née à Kinshasa, au Congo, en 1968, où il a vécu jusqu'à l'âge de 24 ans. Son père était le célèbre sculpteur congolais Placide Mpane, dont la liste de clients allait du gouvernement de Mobutu et de l'Église catholique du Congo aux collectionneurs et touristes européens qui commençaient à visiter le pays. La tradition de la sculpture sur bois n'est qu'un des nombreux enseignements que Placide a légué à son fils.

C'est au milieu des années 1990 qu'Aimé quitte son pays et part vivre en Belgique. Là, il est confronté au racisme, aux préjugés et à l'invisibilité des arts originaires du continent africain. C’est alors qu’il opte pour une approche qui, bien qu'ancrée dans l'art contemporain européen, fait un lien explicite avec l'Afrique noire, interrogeant le statut subalterne de cet univers artistique.

Artiste plasticien et commissaire d'exposition, la vie d'Aimé Mpane se partage aujourd'hui entre Bruxelles et Kinshasa. Une identité qui erre – peut-être pourrait-on décrire ainsi la matrice plurielle sur laquelle l’artiste s’appuie. Ce n'est pas un hasard si António Pinto Ribeiro l'identifie comme « l'artiste des relations », celui qui crée des ponts entre le passé et le présent, entre l'Europe et l'Afrique, entre l'individuel et le collectif. Mais personne mieux qu’Aimé Mpane lui-même pour nous dire ce que signifie réellement pour lui naviguer entre deux cultures et deux espaces géographiques et affectifs différents. Écoutons-le dans le 17e épisode de "En Mémoire de la Mémoire".

La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio Carvalho. La voix de la narratrice est celle d’Ana Palma. Générique : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA.

 

Quelques suggestions de lecture :

  • Bluard, Christine ; Verbergt, Bruno (2021), “L’ Africamuseum et les artistes contemporains : de la nécessité d’ouvrir collections et archives à la création artistique”, in Europa Oxalá - Essais. Porto: Afrontamento, 111-122.
  • Conink, François de (2021), « Aimé Mpane », in Europa Oxalá – Catalogue. Porto : Afrontamento, 30-31.
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1 year ago
20 minutes 40 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 16. John K. Cobra: "Les arts peuvent être une source d'inspiration pour l'espace politique où les droits sont négociés" [ENG]

Roland Gunst alias John K. Cobra (son pseudonyme artistique) est né à Boma, au Congo, en 1977 dans une famille biculturelle, d'un père belge et d'une mère congolaise. Il nous dit dans cet épisode que, quelle que soit la personne qu'il rencontre, il s'adapte toujours à la personne avec laquelle il interagit. Ce mode de fonctionnement, comme il l'appelle, semble émerger des expériences qu'il a vécues dans sa petite enfance au Congo, mais aussi des moments difficiles qu'il a traversés lorsqu'il a déménagé avec sa famille en Belgique, alors qu'il n'était qu'un pré-adolescent. Dans ce contexte, l'art a été beaucoup de choses, mais il a surtout commencé comme un ancrage et une thérapie, une manière de projeter et de retravailler ces souvenirs blessés de sa jeunesse. 

En critiquant le colonialisme, l'impérialisme et le capitalisme, le travail de John K. Cobra remet en question les relations entre pouvoir et silence, oppression et résistance, entre traumatisme et témoignage. C'est le cas de la "Trans-architecture", nom commun des installations qu'il a créées pour l'exposition Europa Oxalá. Il nous parle de tout cela et de bien d'autres choses encore dans le dernier épisode de "En Mémoire de la Mémoire".

Les auditeurs doivent savoir que l'épisode d'aujourd'hui est en anglais, car c'est dans cette langue que s'est déroulée l'interview originale de l'artiste. La direction et la narration sont assurées par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio Carvalho. Générique : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA.

 

Quelques suggestions de lecture :

  • Bourne-Farrell, Cécile (2021), “Retourner le gant de l’ Histoire”, Europa Oxalá - Essais. Porto: Afrontamento, 91-108.
  • Conink, François de (2021), « John K. Cobra », in Europa Oxalá – Catalogue. Porto : Afrontamento, 44-45.

 

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1 year ago
28 minutes 24 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 15. Márcio Carvalho: "L'Europe est impliquée dans cela. Les gens veulent être contemporains, ils veulent être européens. Aller, soyons contemporains, soyons européens, déconstruisons-nous"

En mémoire de la mémoire, nous nous entretenons aujourd'hui avec Márcio Carvalho. 

Issu d'une famille multiraciale composée d'Angolais et de Portugais, dont six générations sont nées en Angola, Márcio Carvalho est né en 1981 à Lagos, au Portugal. Artiste visuel, conservateur d'art contemporain et illustrateur, il vit actuellement entre Berlin et le Portugal.

Son travail, qui utilise différents médias et langages, se situe aux intersections entre la mémoire individuelle et la mémoire collective, entre le pouvoir et le silence, entre le souvenir et l'oubli. "If my grandmother was a historian" propose de réfléchir à ce que signifie raconter l'histoire à partir d'autres sujets, d'autres voix, d'autres géographies et d'autres disciplines, et à ce que ce geste peut apporter aux mouvements d'interpellation du passé et du présent. 

Nombre de ses œuvres remettent en question la mémoire festive associée aux statues, aux toponymes et aux monuments coloniaux qui peuplent encore de nombreuses villes européennes et du monde entier. On pourrait dire que ses œuvres sont, dans une certaine mesure, une sorte de contre-monument, qui remet en question les récits dominants et même l'idée du monument et de l'archive en tant qu'espaces statiques et fixes. Dans "Falling Thrones", une série d'images qui faisait partie de l'exposition Europa Oxalá, nous trouvons des images en noir et blanc de figures de pouvoir coloniales telles que le roi Léopold de Belgique juxtaposées aux figures colorées d'athlètes noirs qui se sont également distingués en tant que militants anticoloniaux, dans un conflit de corps, d'expériences, de mémoires et d'héritages différents. Il parlera de tout cela aujourd'hui dans En Mémoire de la Mémoire, un podcast du projet MAPS.

La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio Carvalho. La voix de la narratrice est celle d’Ana Palma. La voix de Márcio Carvalho est doublée par Júlio Gomes.Générique : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA.

 

Quelques suggestions de lecture :

  • Conink, François de (2021), « Márcio Carvalho », in Europa Oxalá – Catalogue. Porto : Afrontamento, 52-53.
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1 year ago
25 minutes 15 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 14. Djamel Kokene-Dorléans: “La seule limite de l'art c'est sa propre limite. Et c'est pour ça qu'il est libre."

Djamel Kokene-Dorléans est né en 1968 en Algérie, mais s'installe en France à l'âge de 10 ans, où il vit et travaille encore aujourd'hui. Son travail englobe le dessin, la sculpture, la photographie, l'installation et la vidéo, qu'il utilise pour explorer les tensions entre langage et représentation, la notion d'identité et de nationalité, le rôle des musées et leurs limites, ainsi que le dialogue entre le vivant et l’inanimé.

La décision de quitter l'Algérie ne fut pas la sienne, mais celle de ses parents, qui avaient mis fin à leur mariage alors qu'il était encore très jeune. À cette époque, son père part en France et il ne le revoit que vers l'âge de neuf ans, lorsque son père revient en Algérie pour finaliser la procédure de divorce. À cette occasion, ils décidèrent que pour donner plus de chances à Djamel, qui avait à peine fréquenté l'école et qui passait ses journées comme berger, il devait partir avec son père en France. À l'âge de dix ans, il quitte donc l'Algérie et part vivre en Bretagne avec son père et sa nouvelle épouse.Son histoire familiale et les expériences de sa petite enfance et de son adolescence, dit-il, auront un impact décisif sur son parcours ultérieur et sa façon de voir le monde.

La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio de Carvalho. La voix de la narratrice est celle d’Ana Palma. Générique : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA.

 

Quelques suggestions de lecture :

  • Bideaud, Fabienne (2021), “Exposer la mémoire des symboles, du corps, des images : le possible vocabulaire des artistes afro-descendantes”, Europa Oxalá - Essais. Porto : Afrontamento, 51-61. 
  • Conink, François de (2021), « Djamel Kokene-Dorléans », in Europa Oxalá – Catalogue. Porto : Afrontamento, 38-39.
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1 year ago
24 minutes 54 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 13. Europa Oxalá

Europa Oxalá. C'est le nom de l'exposition itinérante qui, entre 2021 et 2023, a visité trois villes européennes : Marseille, Lisbonne et Tervuren. L'événement a rassemblé 60 œuvres - einture, dessin, sculpture, film, photographie et installation - de 21 artistes afro-européens qui travaillent en quelque sorte à partir de leur héritage colonial. Ils les remettent en question, les défient, les problématisent et, en fin de compte, ouvrent des perspectives alternatives à la notion même d'Europe.  

Les créations de ces artistes génèrent une réflexion unique et innovante sur le racisme, la décolonisation des arts, le rôle des femmes dans la société et la déconstruction de la pensée coloniale dans les espaces hétérogènes de l'Europe contemporaine. Certains de ces artistes seront présentés dans le podcast "En Mémoire de la Mémoire" au cours des prochaines semaines. Mais tout d'abord, nous voulions savoir ce qu'une exposition pionnière comme Europa Oxalá représente pour les domaines de l'art contemporain européen et de l'histoire de l'art, voire pour une compréhension renouvelée du monde contemporain. António Pinto Ribeiro et Aimé Mpane, commissaires de l'exposition avec Katia Kameli, nous ont raconté le parcours d'une telle exposition et ont tenté de répondre à ces questions. Ils ont été rejoints dans cet épisode par l'artiste John K. Cobra, pseudonyme de Roland Gunst.

 

La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio de Carvalho. La voix d'António Pinto Ribeiro est doublée par Júlio Gomes. Indicatif : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA.

 

Quelques suggestions de lecture :

Ribeiro, Margarida Calafate (2021), “Europa Oxalá – um cadeau pour le futur”, Europa Oxalá - Essais. Porto: Afrontamento, 63-78.


Ribeiro, António Pinto (2021), “Oeuvres d’art dans des situations de postmémoire”, Europa Oxalá - Essais. Porto: Afrontamento, 7-16.


Ribeiro, António Pinto (2021), “The exhibition Europa Oxalá”, Memoirs newsletter, 142.

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1 year ago
25 minutes 30 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 12. Zia Soares: “La seule chose que je voulais, depuis mon plus jeune âge, c'était pouvoir aller vers les gens et leur dire des choses, dire des mots"

En mémoire de la mémoire, aujourd'hui, nous nous retrouvons avec Zia Soares.

Zia Soares est metteur en scène et actrice. Elle est l'une des fondatrices du Griot Théâtre, une compagnie qu'elle a dirigée pendant plus de dix ans. Le travail de Zia et de la compagnie, pionnière dans le contexte des arts du spectacle au Portugal, est devenu, entre autres, un espace de transgression et de critique, réfléchissant à l'exclusion des personnes racialisées, aux corps noirs et à la sélectivité de l'histoire, qui rend certains discours et récits invisibles. Faz escuro nos olhos, Os negros, O riso dos necrófagos et Uma dança das florestas sont quelques-uns des spectacles qui ont été produits et créés tout au long de l'histoire de la compagnie.

Dans le podcast d'aujourd'hui, l'histoire familiale et les éléments biographiques se mêlent aux aspects de la mémoire publique et de la responsabilité collective. 

La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio de Carvalho. La voix de la narratrice est celle d’Ana Palma et la voix de Zia Soares est doublée par Mariana Marques. Les chansons de cet épisode sont des créations de Xullaji pour les spectacles FANUN RUIN et O riso dos necrófagos (avec l'aimable autorisation des artistes). Générique : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA.

Quelques suggestions de lecture :

  • Ribeiro, Margarida Calafate; Cruz Rodrigues, Fátima (2022), Enfants d'empires coloniaux et postmémoires européennes. Paris: Presses Universitaires Paris Nanterre.
  • Soares, Zia (2019), “The contemporary, performing arts and funding: Linguistic anachronisms”, Memoirs newsletter, 78.
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1 year ago
25 minutes 2 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 11. Post-mémoire, corps et matérialité

Quelle est la relation entre la matérialité et la post-mémoire ? En d'autres termes, la distinction entre l'esprit et le corps, le matériel et l'immatériel, a-t-elle un sens dans les actes de mémoire de la deuxième génération ? « En Mémoire de la Mémoire » est parti à la recherche de réponses à ces questions.  

Nous nous sommes entretenus avec Graça dos Santos, Margarida Calafate Ribeiro, Nú Barreto, Paulo Faria et Paulo de Medeiros. Et nous avons confirmé que pour beaucoup de ceux qui se disent héritiers d'un passé dont ils ne sont pas les premiers propriétaires, les photographies, les cartes et les lettres sont tout aussi importantes que les mots, les récits et les silences produits par la génération précédente. Cela ne veut pas dire que les objets ne sont pas importants. En fait, ils sont absolument essentiels à la réélaboration et au renouvellement du témoignage, un témoignage qui devient possible précisément s'il est médiatisé et construit, souvent à partir des objets du domaine privé et du langage intime, mais aussi à partir du pouvoir symbolique du corps. 

La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio de Carvalho. La voix de la narratrice est celle d’Ana Palma et les voix de Nú Barreto et Paulo de Medeiros sont doublées par Júlio Gomes. Indicatif : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA.


Quelques suggestions de lecture :

 

  • Ribeiro, Margarida Calafate (2021), L'Europe : un long passé devant nous, ou bien un futur sans cesse renouvelé?, in Koen Vlassenroot and Colin Hendrickx (org.), Strengthening African-European Connections: Sharing Past and Future. Tervuren: Royal Museum for Central Africa, 43-50.
  • Vecchi, Roberto (2020), “Absence: The material of memory”, Memoirs newsletter, 91. 
  • Santos, Graça dos (2019), “Glotophobia: from linguistic discrimination to accent racism”, Memoirs newsletter, 60.

 

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1 year ago
23 minutes 48 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 10. Ariana Furtado: "Je veux que ma classe soit toujours une classe où tous les enfants croient qu'ils sont capables de tout"

En mémoire de la mémoire, nous nous entretenons aujourd'hui avec Ariana Furtado. 

Ariana Furtado est née au Cap-Vert en 1976 et a déménagé au Portugal avec ses parents alors qu'elle n'était encore qu'un bébé. Elle a grandi noire, fille de Capverdiens, dans le Portugal de la fin des années 1970 et des années 1980, fille d'un père policier qui avait participé à la guerre coloniale en Angola. Sa biographie et celle de sa famille, de ses ancêtres et de ses descendants, ont fini par occuper une place dans le travail pédagogique et social qu'elle effectue. En particulier dans le domaine de l'éducation, une vocation qu'elle a pleinement accomplie. Enseignante à l'école primaire, traductrice de livres pour enfants et co-auteur du projet "Sac à la main contre la discrimination", Ariana nous en a dit un peu plus sur ses mille visages lors de cette rencontre.  

Nous nous sommes rencontrées dans les locaux du CES-Lisbonne un matin de la mi-mars 2023, accompagnées de sa fille Madalena. C'est avec elle qu'elle est retournée au Cap-Vert pour la première fois. Elle en parlera aujourd'hui, et bien d'autres choses encore, dans En Mémoire de la Mémoire, un podcast du projet MAPS.

La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio de Carvalho. La voix d'Ariana Furtado est doublée par Mariana Marques et la voix de la narratrice est celle d’Ana Palma. Indicatif : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA.

 

Quelques suggestions de lecture :

  • Ribeiro, Margarida Calafate; Cruz Rodrigues, Fátima (2022), Enfants d'empires coloniaux et postmémoires européennes. Paris: Presses Universitaires Paris Nanterre.
  • Santos, Hélia (2019), “Invisible portuguese”, Memoirs newsletter, 48. 
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2 years ago
12 minutes 36 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 9. Les sujets impliqués : qui sommes-nous dans l'après-empire ?

Que signifie être un héritier du colonialisme ? Comment devient-on un sujet de la post-mémoire ou un sujet impliqué ? 

Dans l'épisode d'aujourd'hui, je suis partie à la recherche de réponses possibles à ces questions. Avec Ariana Furtado, Margarida Calafate Ribeiro, Judith Elseviers, Paulo de Medeiros, Ana Paula Africano et António Sousa Ribeiro. 

La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio de Carvalho. Les voix d'Ariana Furtado et d'Ana Paula Africano sont doublées par Mariana Marques. Les voix de Paulo de Medeiros et António Sousa Ribeiro sont doublées par Júlio Gomes. Indicatif : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA.

 

Quelques suggestions de lecture :

  • Medeiros, Paulo (2022), “Insidious invisibilities: World Literature, “race” and resistance,” in Sheila Khan, Nazir Ahmed Can, and Helena Machado (eds.), Racism and Surveillance: Modernity Matters. London/New York: Routledge, 132-149.
  • Cardina, Miguel (2020), “The Implicated Subject: a concept worth exploring”, Memoirs newsletter, 82.
  • Ribeiro, António Sousa (2019), “Postmemory and ressentment”, Memoirs newsletter, 76.
  • Ribeiro, Margarida Calafate (2023), "Réimaginer l’Europe: les générations européennes postcoloniales," inAlessandro Benucci, Silvia Contarini Gonçalo Cordeiro, Graça Dos Santos, José Manuel Esteves (eds.), L'Europe transculturelle dans le monde global/ Transcultural Europe in the Global World. Paris: Presses universitaires de Paris Nanterre, 265-276.
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2 years ago
19 minutes 18 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 8. Amalia Escriva: «J’aime bien l'expression de l'artiste Kader Attia qui dit que pour lui l'Algérie c'est comme un membre fantôme »

En Mémoire de la Mémoire, nous nous retrouvons aujourd'hui avec Amalia Escriva.

Amalia Escriva vient d’une famille qui a vécu en Algérie pendant plusieurs générations. Sa mère, métropolitaine française, a habité sur le territoire pendant plus de dix ans et son père y est né, ainsi qu’une grande partie de la famille paternelle de la génération précédente. La vie de plusieurs de ses proches – grands-parents, parents, oncles et tantes – a été profondément marquée par l’expérience de la guerre et le processus de décolonisation qui a suivi. Beaucoup d’entre eux finiront par abandonner le territoire un an après l’indépendance nationale. 

Nous avons parlé avec Amalia de son enfance et de la façon dont elle a grandi en entendant le mot Algérie comme référence à un espace nostalgique, affectueux et magique, mais perdu. La « France », à son tour, serait un endroit froid et d’abandon. Avec le temps et le fruit de son travail de cinéaste et documentariste, ses imaginaires ont changé. Amalia nous parlera de tout ça et de bien plus encore. Par exemple, comment son grand-père paternel lui a fait promettre qu'elle ne retournerait jamais en Algérie. Mais Amalia y est retournée bien que 50 ans plus tard. Et depuis, elle y retourne toujours. La première fois, elle y est allée en travail. Elle voulait raconter l'histoire de son arrière-grand-mère paternelle, à qui elle doit son nom : Amalia Escriva.

La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio de Carvalho. La voix de la narratrice est celle d’Ana Palma. Générique : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA.

 

Quelques suggestions de lecture : 

  • Ribeiro, Margarida Calafate; Cruz Rodrigues, Fátima (2022), Enfants d'empires coloniaux et postmémoires européennes. Paris: Presses Universitaires Paris Nanterre. 
  • Medeiros, Paulo (2021), “Memory’s ransom: silences, postmemory, cinema”, Abril - Revista do Núcleo de Estudos de Literatura Portuguesa e Africana da UFF, 27(13), 45-60. 
  • Vecchi, Roberto (2018), “Family Memories and Public Memories: Battlefields”, Memoirs Newsletter , 16, 1-3.
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2 years ago
24 minutes 41 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 7. Saïd Merabti: "Ma mère quand je sortais dehors pour jouer me disait toujours, en mettant le doigt sur la bouche, « ne dis jamais qu'on est des harkis »"

En mémoire de la mémoire, aujourd'hui nous nous retrouvons avec Saïd Merabti.  

La voix de Saïd Merabti est calme et sereine, que ce soit lorsqu'il évoque son enfance en Algérie, où il est né en 1955, ou lorsqu'il évoque son déménagement en France, pays où son père a été rapatrié avec sa famille en 1962, après la proclamation de l'indépendance. Son père était un harki. Le terme harki, comme l’expliquera Saïd, désigne une personne, souvent d'origine algérienne, qui a collaboré avec l'armée française lors de la guerre d'indépendance algérienne. 

Les expériences de sa jeunesse dans les cités du nord de Marseille et celles qu'il a vécues à l'âge adulte ont fait de lui un défenseur de la culture berbère, un militant antiraciste et un citoyen actif dans la création, en France, d'associations de harkis ou membres de familles de harkis. On estime que près de 60 000 harkis sont partis en France après l’indépendance de l’Algérie, où leurs conditions de vie étaient très précaires, donnant lieu au sentiment d’être méprisés, oubliés et maltraités. Cette question, qui peut être considérée comme une blessure encore ouverte et profonde, a conduit le chef de l'État français à s'excuser publiquement auprès des Harkis et de ses descendants en 2021, leur promettant reconnaissance, réparations et réconciliation, sans toutefois fournir de détails sur la manière dont ce processus se déroulerait. À propos de ces héritages difficiles et d’autres, écoutons Saïd Merabti.

La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio de Carvalho. La voix de la narratrice est celle d’Ana Palma. Générique : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA.


Quelques suggestions de lecture :

  • Ribeiro, Margarida Calafate (2023), “Réimaginer l'Europe: les générations européennes postcoloniales”, in Alessandro Benucci, Silvia Contarini, Gonçalo Cordeiro, Graça dos Santos, José Manuel Esteves (org.), L'Europe transculturelle dans le monde global [Transcultural Europe in the Global World]. Paris: Presses universitaires de Paris Nanterre, 265-276.
  • Vilar, Fernanda (2020), “Fake documents. Saved documents”, Memoirs newsletter, 86.
  • Rodrigues, Fátima da Cruz (2018), "Crimes Committed in Times of War Recalled in Post- Memory", Criminal Justice Issues Journal of Criminal Justice and Security, 5-6, 317-327.
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2 years ago
22 minutes 28 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 6. France : fantômes coloniaux, Algérie et racisme

Les fantômes du colonialisme, faits de mémoire et de post-mémoire, sont au cœur des débats sur la nouvelle identité française de l'après-décolonisation. Une France où, avec la fin de l'empire et les flux de population qu'il a entraînés, les Françaises et les Français sont aussi des pieds-noirs, des harkis, d'anciens combattants, des Franco-Algériens dont les parents ont émigré en France avant et après l'indépendance, et des descendants de tous ces groupes. La France d'aujourd'hui est un creuset de personnes diverses, avec des expériences et des souvenirs très différents de l'ancien empire. Ils ont cependant un héritage commun : ils ont été témoins de la façon dont leur vie – et celle de leurs parents – a été affectée par un moment historique extrêmement important, une révolution qui a entraîné des changements marqués dans leur vie, dans la forme de leur pays et dans leur identité. Cela a généré une variété de récits dont nous entendrons des exemples dans les prochains épisodes et qui, d'une certaine manière, construisent une histoire différente de la France et de l'Algérie, basée sur les spectres familiaux de leurs parents et grands-parents. 

Aujourd'hui, les Algériens, les Franco-Algériens et leurs descendants réclament un espace pour des récits qui racontent effectivement leurs histoires, en contournant les lacunes, les silences et les divergences des mémoires non racontées de leurs pères, de leurs mères, de leurs oncles et de leurs grands-parents. Mais surtout, ils veulent construire des récits qui comblent les lacunes, les silences et les divergences présents dans le récit officiel de l'État français, en particulier en ce qui concerne la guerre d'indépendance algérienne. Pendant de nombreuses décennies, dit Graça dos Santos, l'État français a refusé de nommer explicitement l'événement, ce qui, nous dit-elle, est symptomatique d'un malaise latent.

La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio de Carvalho. La voix de la narratrice est celle d’Ana Palma. Générique : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA.

 

Quelques suggestions de lecture :

  • Brahim, Rachida (2020), “Mourir d’ être. Le racisme structurel dans la France contemporaine”, Memoirs newsletter, 84. 
  • Delauney, Morgaine (2019), “The French State and the Portuguese State in the face of the arrival of the pieds-noirs and the retornados”, Memoirs newsletter, 81.  
  • Vilar, Fernanda (2019), “Silences which become Art”, Memoirs newsletter, 55. 

 

Note biographique :

Graça dos Santos vit en France depuis plus de trente ans, où elle est arrivée à l'âge de huit ans. Elle est professeur associé à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense, où elle dirige le département d'études lusophones. Metteur en scène, comédienne et enseignante de théâtre, elle écrit sur les notions de corps physique/corps social et sur les représentations scéniques du corps et des personnes. Co-fondatrice de la compagnie "Cá e Lá" (Compagnie bilingue français/portugais), elle a développé un travail spécifique sur l'acteur bilingue et sur les liens entre théâtre et enseignement des langues. Elle est directrice de "Parfums de Lisbonne" - Festival d'urbanités croisées entre Lisbonne et Paris. Elle fait partie de l'équipe MAPS.

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2 years ago
25 minutes 25 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 5. Verónica Leite de Castro: "Nous n'en parlions pas à la maison, je ne me souviens pas avoir entendu le mot colonialisme à la maison"

En mémoire de la mémoire, nous nous entretenons aujourd'hui avec Verónica Leite de Castro.

 

Verónica Leite de Castro est née à Luanda en 1959. Son père, portugais, a émigré en Angola où il dirigeait un établissement commercial. C'est là qu'il a rencontré la mère de Verónica, une Angolaise née dans la province d'Uíge, fille d'un père brésilien blanc et d'une mère bacongo noire du nord de l'Angola. Verónica Leite de Castro a grandi dans une famille de femmes et n'a rencontré son père qu'à l'âge de 16 ans, après être venue vivre au Portugal.

 

Le fait de grandir dans une famille dont l'histoire est profondément liée au colonialisme et aux relations de pouvoir et de violence racistes, sexistes et fondées sur la classe sociale qu'il a engendrée a eu un impact sur sa vie ultérieure. Lorsque la révolution du 25 avril 1974, qui a mis fin à la dictature au Portugal, a eu lieu, elle vivait encore en Angola. L'année suivante, elle s'est installée au Portugal. Elle explique qu'elle n'est pas une rapatriée, que son histoire est différente. En examinant le chemin parcouru en termes de mémoire publique du colonialisme au Portugal, Verónica Leite de Castro souligne la manière dont les héritages coloniaux ont encore un effet décisif sur la société portugaise.

 

La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio de Carvalho. La voix de la narratrice est celle d’Ana Palma e et la voix de Verónica Leite e Castro est doublée par Mariana Marques. Générique : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA.

 

Quelques suggestions de lecture :

Ribeiro, Margarida Calafate; Cruz Rodrigues, Fátima (2022), Enfants d'empires coloniaux et postmémoires européennes. Paris: Presses Universitaires Paris Nanterre.

Santos, Hélia (2021), Traits de mémoires entre oublis: récits de deuxième génération à propos de la fin du colonialisme en Angola, in Graça dos Santos, José Manuel Esteves, Lina Iglesias, Gonçalo Plácido Cordeiro (org.), Voir/ Revoir - Revenir sur les traces, définir le présent : la péninsule Ibérique après les dictatures. Paris: Presses universitaires de Paris Nanterre, 63-80.

Rodrigues, Fátima Cruz (2020), “Look, I’m not White. Verónica de Fátima”, Memoirs newsletter, 109. 

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2 years ago
20 minutes 56 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 4. Paulo Faria: "Raconter mes souvenirs sur les souvenirs des autres est toujours une forme de trahison"

En mémoire de la mémoire, nous nous entretenons aujourd'hui avec Paulo Faria. 

Paulo Faria est né à Lisbonne en 1967. Écrivain et traducteur littéraire, en mémoire de son père, mais aussi d'un passé dans lequel il se considère comme un sujet impliqué, il a écrit deux romans - et d'autres textes - sur les héritages de la guerre coloniale.  

Dans le podcast MAPS, nous parlons avec Paulo Faria des silences, des héritages et des raisons pour lesquelles, afin de découvrir son père, il a d'abord dû découvrir la guerre : une guerre contre l'oubli, une guerre contre le deuil, une guerre contre le traumatisme, une guerre contre lui-même, une guerre contre les façons dont cet événement est encore pensé et raconté au Portugal aujourd'hui. Paulo Faria parlera de tout cela dans "En Mémoire de la Mémoire".

La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et le graphisme par Márcio de Carvalho. La voix de la narratrice est celle d’Ana Palma e et la voix de Paulo Faria est doublée par Júlio Gomes. Générique : voix de Rui Cruzeiro et musique originale de XEXA.

 

Quelques suggestions de lecture :

  • Faria, Paulo (2021), “This is not your war (II)”, Memoirs newsletter, 122. 
  • Cammaert, Felipe (2020), “Reliving the father’s war: the end of violence?”, Memoirs newsletter, 88. 
  • Faria, Paulo (2020), “This is not your war (I)”, Memoirs newsletter, 120. 
  • Cammaert, Felipe (2019), “Us, them, why? (By way of Paulo Faria)”, Memoirs newsletter, 74.
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2 years ago
29 minutes 8 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 3. Enfants de l'Empire et post-mémoires européennes

Dans ce troisième épisode, l'accent est mis sur le projet de recherche MEMOIRS - Enfants de l'Empire et post-mémoires européennes, un projet financé par le Conseil européen de la recherche, qui s'est déroulé au Centre d'études sociales de l'Université de Coimbra entre 2015 et 2021. 


MEMOIRS se proposait de mener une recherche comparative permettant de repenser l'Europe contemporaine à partir de ses héritages coloniaux et impériaux. L'analyse est centrée sur des récits personnels et artistiques issus de la littérature, des arts visuels et du spectacle, du cinéma et de la musique, qui soulèvent des questions sur le passé, le présent et l'avenir de l'Europe. 


En se concentrant sur les éléments d'une génération qui n'a pas connu le colonialisme et les guerres de libération, ou seulement de manière très indirecte, MEMOIRS a exploré les concepts d'héritage, de décolonisation et de post-mémoire. Les études de cas portent sur trois pays européens, le Portugal, la France et la Belgique, et sept pays africains, l'Angola, le Mozambique, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, São Tomé et Príncipe, l'Algérie et la République démocratique du Congo. António Sousa Ribeiro, chercheur du projet, était présent sur le plateau de "En Mémoire de la Mémoire" pour nous parler de l'approche interdisciplinaire et comparative de MEMOIRS.


La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et l’image graphique par Márcio de Carvalho. La voix de la narratrice est celle d’Ana Palma. Générique : voix de Rui Cruzeiro et musique original par XEXA.

 

Quelques suggestions de lecture : 

Figueiredo, Isabela (2021), Carnet de mémoires coloniales. Paris: Chandeigne. 

Ribeiro, Margarida Calafate (2021), "EUROPA, je t´aime moi non plus", Memoirs newsletter, 143, 1-5. 

Santos, Hélia (2021), “Traits de mémoires entre oublis: récits de deuxième génération à propos de la fin du colonialisme en Angola”, in Graça dos Santos; José Manuel Esteves; Lina Iglesias; Gonçalo Plácido Cordeiro (org.), Voir / Revoir: Revenir sur les traces, définir le présent: La Péninsule Ibérique après les dictatures. Paris: Presses Universitaires de Paris Nanterre, 63-80. 

Ribeiro, António Sousa; Ribeiro, Margarida Calafate (2018), "A Past that Will Not Go Away. The Colonial War in Portuguese Postmemory", Lusotopie, 17(2): 277-300. 

  

Note biographique :

António Sousa Ribeiro est chercheur au CES et professeur titulaire à la retraite au département des langues, littératures et cultures (études allemandes) de la faculté des lettres de l'université de Coimbra. Il se consacre également à la traduction littéraire et a reçu le Prix national de la traduction 2017. Il est membre de l'équipe MAPS.

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2 years ago
13 minutes 33 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 2. Post-mémoire : que contient un concept ?

La notion de post-mémoire, inventée par Marianne Hirsch dans le contexte des études sur l'Holocauste, est un concept qui s'est répandu dans le monde universitaire et qui est maintenant appliqué dans des contextes géographiques, politiques et culturels très différents. 


Le terme est devenu l'une des ressources privilégiées pour remettre en question la permanence coloniale en Europe. António Sousa Ribeiro, Margarida Calafate Ribeiro et Bruno Machado, de l'équipe MAPS, en parlent dans "En Mémoire de la Mémoire", où ils nous emmènent en voyage à travers l'histoire déjà vaste du concept. 


La direction a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et l’image graphique par Márcio de Carvalho. La voix de la narratrice est celle d’Ana Palma et la voix de Bruno Machado est doublée par Júlio Gomes. Générique : voix de Rui Cruzeiro et musique original MAPS par XEXA.

 

Quelques suggestions de lecture :

Ribeiro, Margarida Calafate (2023), “Réimaginer l’Europe : les générations européennes postcoloniales”, in Alessandro Benucci, Silvia Contarini, Gonçalo Cordeiro, Graça dos Santos, José Manuel Esteves (org.), L'Europe transculturelle dans le monde global [Transcultural Europe in the Global World]. Paris : Presses universitaires de Paris Nanterre, 265-276. 

 

Ribeiro, Margarida Calafate (2021), “L'Europe : un long passé devant nous, ou bien un futur sans cesse renouvelé ?”, in Koen Vlassenroot and Colin Hendrickx (org.), Strengthening African-European Connections : Sharing Past and Future. Tervuren : Royal Museum for Central Africa, 43-50. 

 

Ribeiro, António Sousa (2020), "Postmemory and the condition of the victim", Memoirs newsletter, 95. 


Ribeiro, António Sousa (2020), "Who owns... ?", Memoirs newsletter, 119. 

 

Notes biographiques :

António Sousa Ribeiro est chercheur au CES et professeur titulaire à la retraite au département des langues, littératures et cultures (études allemandes) de la faculté des lettres de l'université de Coimbra. Il se consacre également à la traduction littéraire et a reçu le Prix national de la traduction 2017. Il est membre de l'équipe du projet MAPS.

 

Bruno Machado est né en 1982 à Lisbonne. Son père a passé sa jeunesse en Angola, où il a fini par s'engager dans l'armée de l'air pendant la guerre coloniale. L'Angola a toujours été présent chez lui. Cela a eu des répercussions sur l'orientation de ses travaux de recherche, notamment dans le cadre de son master sur les enfants du retour et dans le cadre de sa collaboration avec le projet MAPS.

 

Margarida Calafate Ribeiro est chercheuse-coordinatrice au Centre d'études sociales de l'Université de Coimbra. En 2015, elle a reçu une bourse du Conseil européen de la recherche (ERC) pour le projet de recherche MEMOIRS - Enfants d'Empires et Postmémoires Européennes, qu'elle a coordonné au Centre d'études sociales de l'Université de Coimbra. Elle coordonne actuellement le projet FCT MAPS - Postmémoires européennes : Une Cartographie Postcoloniale.

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2 years ago
19 minutes 42 seconds

En Mémoire de la Mémoire
Ep 1. Margarida Calafate Ribeiro: "L' héritage se fait toujours dans le deuil, qui est une condition très importante de la post-mémoire, et c'est toujours un choix"

En mémoire de la mémoire, aujourd'hui nous rencontrons Margarida Calafate Ribeiro pour parler de la post-mémoire et de ses recherches approfondies qu’elle mène dans ce domaine.

En 2015, Margarida Calafate Ribeiro a reçu une subvention du Conseil européen de la recherche pour mettre en œuvre le projet de recherche "MEMOIRS - Enfants de l'Empire et postmémoires européennes". Ce projet s'est concentré sur l'impact des héritages coloniaux sur les générations suivantes, c'est-à-dire sur les personnes qui n'ont pas vécu les processus de guerres coloniales et de décolonisation, mais qui, par le biais des mémoires familiales et publiques, en ont hérité en tant que réminiscences du passé.

Elle est actuellement coordinatrice du projet "MAPS - Postmémoires européennes : Une Cartographie Postcoloniale". C'est dans le cadre de MAPS qu'a été créé “En Mémoire de la Mémoire”, le podcast qui est lancé aujourd'hui, avec des interviews de chercheurs et d'universitaires de l'équipe, d'une part, et de fils et filles des anciens empires coloniaux du Portugal, de la Belgique et de la France, d'autre part.

Dans l'entretien d'aujourd'hui, Margarida Calafate Ribeiro expliquera clairement pourquoi la question coloniale ne meurt pas, et n'est pas morte, avec la fin du colonialisme, ni avec ceux qui l’ont mis en œuvre, qui l'ont subi ou qui y ont résisté.

La réalisation de ce podcast a été assurée par Inês Nascimento Rodrigues, le montage sonore par José Gomes et l’image graphique par Márcio de Carvalho. La voix de la narratrice est celle d' Ana Palma. Générique : voix de Rui Cruzeiro et musique original MAPS par XEXA.

 

Quelques lectures suggérées :

Ribeiro, Margarida Calafate (2023), Réimaginer l’Europe : les générations européennes postcoloniales, in Alessandro Benucci, Silvia Contarini, Gonçalo Cordeiro, Graça dos Santos, José Manuel Esteves (org.), L'Europe transculturelle dans le monde global. Paris : Presses universitaires de Paris Nanterre, 265-276.

Ribeiro, Margarida Calafate ; Cruz Rodrigues, Fátima (2022), Enfants d'empires coloniaux et postmémoires européennes. Paris : Presses Universitaires Paris Nanterre.

Ribeiro, Margarida Calafate (2019), "La guerre coloniale portugaise et les générations suivantes : héritages et interrogations", Mémoires en Jeu, 10, Winter, 123-128.

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2 years ago
40 minutes 36 seconds

En Mémoire de la Mémoire
« En mémoire de la mémoire : questionnements et témoignages post-impériaux » explore les réflexions d’universitaires, d’artistes et d’activistes sur l’Europe post-impériale. Cette série de podcasts met en valeur les histoires des personnes dont les expériences sont moulées par les héritages coloniaux et les processus de décolonisation en Portugal, Belgique et France. Image: Márcio Carvalho. Ce travail est financé par des fonds nationaux de la FCT - Fondation pour la Science et Technologie, dans le cadre du projet MAPS (réf. PTDC/LLT-OUT/7036/2020), coordonnée par Margarida Calafate Ribeiro.