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FranceFineArt revue culturelle sur le Web, reportages photographiques, articles, vidéo, son, interviews, expositions galeries et musées.

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Episodes (20/802)
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🔊 “Dessins sans limite” Chefs-d’oeuvre de la collection du Centre Pompidou au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Paris du 16 décembre 2025 au 15 mars 2026

“Dessins sans limite”

Chefs-d’oeuvre de la collection du Centre Pompidou

au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Paris

du 16 décembre 2025 au 15 mars 2026


Entretien avec

Anne Montfort-Tanguy,

conservatrice, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou – Musée national d’Art Moderne, et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 15 décembre 2025, durée 25’54,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/12/24/3680_dessins-sans-limite_grand-palais/


Communiqué de presse


Commissaires :

Claudine Grammont, Cheffe de service, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou – Musée national d’Art Moderne

Anne Montfort-Tanguy, Conservatrice, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou – Musée national d’Art Moderne

Commissaires associées :

Valérie Loth et Laetitia Pesenti, Attachées de conservation, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou – Musée national d’Art Moderne



Avec plus de 35 000 dessins, la collection du cabinet d’art graphique du Centre Pompidou est l’un des plus importants ensembles au monde d’oeuvres sur papier des XXe et XXIe siècles. Ce fonds exceptionnel par sa richesse et sa diversité n’a jamais fait l’objet d’une exposition d’une telle ampleur. Dessins sans limite est donc l’occasion de révéler pour la première fois les trésors inestimables de cette collection qui offre l’opportunité unique de comprendre comment ce medium s’est totalement réinventé au XXe siècle.

Nombreux sont les artistes qui se sont emparés de ce mode d’expression originel et cathartique afin de transgresser les limites de l’art. Au-delà de la feuille ou du traditionnel carnet, le dessin a investi l’espace du mur et de l’installation. Il s’est ouvert à de nouvelles pratiques, étendant son champ à d’autres formes d’expression, photographiques, cinématographiques, ou encore numériques, ce qui rend ses frontières toujours plus mouvantes et ouvertes. Le regain d’intérêt porté par les jeunes générations d’artistes pour ce medium simple et accessible est bien la preuve de sa grande actualité. S’il faut faire évoluer la notion même de dessin à l’aune des enjeux esthétiques et plastiques du XXIe siècle, cela n’exclut pas de se replonger dans les fondements d’une pratique qui, demeure par essence ouverte à l’invention et à l’expression de la pensée, qu’elle soit consciente ou inconsciente.

L’exposition Dessins sans limite met à l’honneur des pièces majeures de la collection rarement montrées notamment des oeuvres de Balthus, Marc Chagall, Willem de Kooning, Sonia Delaunay, Jean Dubuffet, George Grosz, Vassily Kandinsky, Paul Klee, Fernand Léger, Henri Matisse, Amedeo Modigliani, Pablo Picasso, mais aussi Karel Appel, Jean-Michel Basquiat, Roland Barthes, Robert Breer, Trisha Brown, Marlene Dumas, William Kentridge, Robert Longo, Giuseppe Penone, Robert Rauschenberg, Kiki Smith ou encore Antoni Tàpies. Elle ne s’interdit pas d’aller au-delà du champ de la feuille de papier pour considérer le dessin en tant que performance, installation, ou bien encore dans sa forme

animée.

Avec une sélection de près de 400 dessins de 120 artistes, l’exposition Dessins sans limite n’a pas pour ambition de dresser une histoire du dessin aux XXe et XXIe siècles – une entreprise que la nature même de ce fonds rendrait impossible – mais propose une exploration subjective de la collection du Cabinet d’art graphique. Sans ordre chronologique, le parcours est fondé sur une approche sensible où les oeuvres se succèdent et se répondent dans un effet domino. Articulée autour de quatre séquences – étudier, raconter, tracer et animer -, l’exposition offre une plongée inédite dans un art fragile, inventif et toujours actuel.



Publications #DessinsSansLimite – catalogue de l’exposition, coédition GrandPalaisRmnÉditions / Éditions du Centre Pompidou


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25 minutes 54 seconds

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🔊 “La photographie à tout prix” Une année de prix photographiques à la BnF – 5e édition à la BnF François Mitterrand, Paris du 16 décembre 2025 au 29 mars 2026

“La photographie à tout prix” 

Une année de prix photographiques à la BnF – 5e édition

à la BnF François Mitterrand, Paris

du 16 décembre 2025 au 29 mars 2026


Entretien avec

Héloïse Conésa,

cheffe du service de la photographie, chargée de la photographie contemporaine au département des Estampes et de la photographie, BnF, et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 15 décembre 2025, durée 16’31,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/12/22/3679_photographie-a-tout-prix_bnf-francois-mitterrand/


Communiqué de presse


Commissariat : Héloïse Conésa, cheffe du service de la photographie, chargée de la photographie contemporaine au département des Estampes et de la photographie, BnF



La Bibliothèque nationale de France marque son implication auprès des photographes, des tireurs et des éditeurs à travers son soutien aux grands prix photographiques qui structurent par leur action une part importante de la création dans ce champ artistique : le prix Niépce, le prix Nadar, la Bourse du Talent et le prix Camera Clara.

Pour la cinquième année consécutive, la Bibliothèque présente, en collaboration avec Gens d’images, la Fondation Grésigny et Picto Foundation, une sélection des tirages des lauréats de ces prix partenaires, dans l’exposition « La photographie à tout prix » qui s’inscrit comme un rendez-vous annuel des amateurs de photographie, offrant ainsi l’occasion de s’immerger dans l’effervescence de la création photographique contemporaine.


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🔊 “Chine. Empreintes du passé” Découverte de l’antiquité et renouveau des arts 1786-1955 au musée Cernuschi, Paris du 7 novembre 2025 au 15 mars 2026

“Chine. Empreintes du passé”

Découverte de l’antiquité et renouveau des arts 1786-1955

au musée Cernuschi, Paris

du 7 novembre 2025 au 15 mars 2026


Entretien avec

Eric Lefebvre,

directeur du musée Cernuschi et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 2 décembre 2025, durée 20’39,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/12/04/3677_chine-empreintes-du-passe_musee-cernuschi/


Communiqué de presse


Commissariat : Éric Lefebvre, directeur du musée Cernuschi

Co-commissariat : Wang Yifeng, chercheur du musée provincial du Zhejiang

Le musée Cernuschi présente l’exposition Chine. Empreintes du passé, une invitation à suivre des lettrés et moines archéologues qui parcouraient montagnes et sanctuaires en quête d’inscriptions antiques gravées sur la pierre ou coulées dans le bronze. Ces signes et formes archaïques ont inspiré des oeuvres dont la modernité repose alors sur l’association inédite entre calligraphie, peinture et estampage : une rencontre témoignant de la révolution visuelle en cours dans la Chine du XIXème siècle.

Exposition organisée en collaboration avec le musée provincial du Zhejiang (Chine) et avec le soutien de la Société des Amis du musée Cernuschi dans le cadre d’un mécénat exceptionnel.

145 oeuvres seront exposées : peintures, calligraphies, sceaux, estampages, livres, photographies, bronzes, céramiques, miroirs et monnaies.


Parmi les artistes à retrouver tout au long du parcours : 黄易 Huang Yi,阮元 Ruan Yuan,六舟 Liuzhou,陳洪壽 Chen Hongshou,費丹旭 Fei Danxu,何紹基 He Shaoji,陳玉忠 Chen Yuzhong,吳昌碩 Wu Changshuo,姚華 Yao Hua,潘天壽 Pan Tianshou,黃賓虹 Huang Binhong.


Les lettrés de la dynastie Qing sont les héritiers d’une tradition de collectionneurs qui ont fait de l’étude des vases rituels et des stèles antiques une vraie science. Ce domaine de connaissance, appelé étude des métaux et des pierres (jinshixue) s’intéresse en premier lieu aux inscriptions anciennes. Au XVIIIème et au XIXème siècle, les recherches des lettrés les amènent à se tourner vers les vestiges les plus modestes, ou les moins accessibles, comme les fragments de stèles ou les calligraphies inscrites au flanc des montagnes.


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3 weeks ago
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🔊 “Marie Quéau” Fury Lauréate du Prix LE BAL/ADAGP de la jeune création 2025 LE BAL, Paris du 28 novembre 2025 au 8 février 2026

“Marie Quéau” Fury

Lauréate du Prix LE BAL/ADAGP de la jeune création 2025

LE BAL, Paris

du 28 novembre 2025 au 8 février 2026


Entretien avec

Marie Quéau,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 1er décembre 2025, durée 20’09,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/12/04/3676_marie-quea_le-bal/


Communiqué de presse


Direction du BAL

Diane Dufour, fondatrice, directrice artistique

Christine Vidal, directrice

Julie Héraut, directrice adjointe



Marie Quéau est la cinquième lauréate du Prix LE BAL/ADAGP de la Jeune Création, qui a été décerné en 2023. Ce prix a pour vocation d’accompagner pendant deux ans la réalisation d’un projet de création s’inscrivant dans le spectre large de l’image-document, fixe et en mouvement, articulant enjeux sociétaux et esthétiques.

Le projet de Marie Quéau FURY fait l’objet d’une installation au BAL et d’un livre co-édité par Roma Publications et LE BAL.

Comment apprend-on à tomber, se jeter par une fenêtre, tout casser sur rendez-vous ? Marie Quéau expose dans FURY des corps confrontés à des états extrêmes : cascadeurs défenestrés à répétition, acteurs en transe dans des studios de motion capture, apnéistes en immersion statique au bord de la dérive, individus donnant libre cours à leur rage dans une fury room. Mêlant expériences réelles et machineries du faux, son travail emprunte à la science-fiction sa dimension spéculative pour éprouver le réel et ses limites.

Ces univers disparates ont en commun de fabriquer du vraisemblable. Ainsi, documenter une probabilité pourrait parfaitement résumer la démarche de Marie Quéau ou photographier la possibilité qu’une chose a d’être « vraie ». Cadrages serrés, noir-et-blanc saturé et couleurs artificielles lui permettent de construire un espace indéterminé, menaçant, opaque, où pointe une violence sourde et où seuls les corps et leurs gestes comptent.

Face à un monde où la logique échappe, Marie Quéau s’attache aux figures poétiques du renversement : la chute comme un envers de l’envol, un corps qui encaisse la blessure ou l’accident pour un autre, un état de transe converti en données par la machine, la violence théâtralisée pour assurer sa survie. Loin de se contenter de capturer ces instants de bascule, elle en expose aussi les mécanismes : protocoles, capteurs, instruments, autant d’outils qui transforment l’expérience limite en performance maîtrisée, en récit mesurable. En juxtaposant ces fragments – corps tendus vers l’extrême, dispositifs de contrôle et gestes calculés – son travail met au jour une contradiction fondamentale : l’humain cherche sans cesse à dompter ce qui, par définition, le dépasse.



Le Prix LE BAL/ADAGP de la Jeune Création

a reçu le soutien du ministère de la Culture.


La publication est co-éditée avec Roma Publications, avec un texte inédit de Guillaume Blanc-Marianne


Le projet a bénéficié du soutien à la photographie documentaire du Centre national des arts plastiques (Cnap).


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3 weeks ago
20 minutes 9 seconds

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🔊 “Isabel De Obaldia” Et nous voici, déchirés à la Maison de l’Amérique Latine, Paris du 26 novembre 2025 au 26 février 2026

“Isabel De Obaldia” Et nous voici, déchirés

à la Maison de l’Amérique Latine, Paris

du 26 novembre 2025 au 26 février 2026


Entretien avec

Isabel De Obaldia,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 25 novembre 2025, durée 19’38,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/11/26/3675_isabel-de-obaldia_maison-de-l-amerique-latine/


Communiqué de presse


Commissariat : Nadeije Laneyrie-Dagen



Sculpteure et peintre franco-panaméenne, formée aux États-Unis et en France, Isabel De Obaldia est invitée à partir de fin novembre 2025 par la Maison de l’Amérique latine à Paris. Son installation, faite de grands dessins et de corps de verre colorés, de son et de vidéo, témoigne de la catastrophe humaine et écologique de la région du Darién, qui sépare le Panama de la Colombie. Observatrice attentive des violences propres à notre temps, la plasticienne rend compte du désastre occasionné par un flux migratoire, transit du désespoir qui fut un temps massif et dont l’assèchement brutal actuel a, à son tour, des conséquences violentes.

« De ce côté de l’Atlantique, le Darién est une région mal connue. L’Europe a sa Méditerranée, traversée par des migrants qui risquent leur vie à tenter de la franchir ; l’Amérique a cette mer végétale, un « bouchon » qui sépare l’isthme de Panama de la Colombie, et plus généralement de l’Amérique du Sud. Dans cette région humide et montagneuse où le risque d’être détroussé s’ajoute à ceux de la nature, entre 2021 et 2023, un demi-million de migrants ont souffert et beaucoup sont morts avant d’atteindre le petit village de Bajo Chiquito, peuplé de pêcheurs et de paysans indigènes, dont l’équilibre économique s’est trouvé bouleversé de façon éphémère par leur arrivée.» explique Nadeije Laneyrie-Dagen, commissaire de l’exposition.



« Celles et ceux qui ont vécu là l’enfer et se voient forcés à présent d’emprunter le chemin du retour, les natifs pris au piège de mouvements incohérents qui les ont fait otages plutôt que bénéficiaires, et la jungle, prolifique, admirable, et défigurée, sont les héros de l’installation immersive » que propose Isabel De Obaldia pour la Maison de l’Amérique latine.



Un catalogue (français-espagnol), avec des textes de Nadeije Laneyrie-Dagen et Mónica E. Kupfer accompagne l’exposition.


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🔊 “Zadkine Art déco” au musée Zadkine, Paris du 15 novembre 2025 au 12 avril 2026

“Zadkine Art déco” 

au musée Zadkine, Paris

du 15 novembre 2025 au 12 avril 2026



Entretien avec

Cécilie Champy-Vinas,

conservatrice en chef et directrice du musée Zadkine,

et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 24 novembre 2025, durée 20’15,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/11/26/3674_zadkine-art-deco_musee-zadkine/


Communiqué de presse

Commissariat :

Cécilie Champy-Vinas, conservatrice en chef et directrice du musée Zadkine

Emmanuel Bréon, conservateur en chef honoraire et président d’Art déco de France

Avec la collaboration d’Anne-Cécile Moheng, attachée de conservation au musée Zadkine



En 2025, le musée Zadkine célèbre les cent ans de l’Art déco en mettant en lumière les liens qu’a noués le sculpteur Ossip Zadkine avec les arts décoratifs dans les années 1920-1930. À travers plus de 90 oeuvres – des sculptures, mais également des objets et du mobilier – l’exposition évoque, pour la première fois, les relations que Zadkine entretenait avec certains grands décorateurs de la période Art déco, tels Eileen Gray ou Marc du Plantier. Elle met aussi en évidence la parenté d’inspiration qui unit leurs créations.

Grâce à de nombreux prêts – provenant tant de collections privées que d’institutions prestigieuses, comme le musée des Beaux-Arts d’Anvers, la Manufacture de Sèvres, le Mobilier national ou le musée des Années 30 à Boulogne – l’exposition permet de mesurer l’étendue du talent de Zadkine, artiste complet, passionné par la beauté et la variété des matières.

Celui qui entendait se comporter « comme un ébéniste des XIIIe et XIVe siècles qui se fiait toujours à son instinct », comme il l’écrit dans ses mémoires, garde un intérêt constant pour les savoir-faire empruntés à l’artisanat. Au début des années 1920, lorsque Zadkine, revenu du cubisme, cherche une voie nouvelle, il expérimente différentes techniques : il colore, dore et laque ses sculptures, donnant naissance à certains de ses chefs-d’oeuvre comme l’Oiseau d’or, un plâtre doré à la feuille, ou le Torse d’hermaphrodite, laqué avec la collaboration du décorateur André Groult. C’est cependant sa maîtrise de la taille-directe qui lui vaut d’être sollicité pour l’Exposition internationale des arts décoratifs en 1925. Au côté de sculpteurs comme Pompon ou les frères Martel, il participe au décor de la Pergola de la Douce France, un monumental édifice érigé sur l’esplanade des Invalides et qui entend remettre au goût du jour la technique ancestrale de la taille directe de la pierre, perçue comme plus authentique que le modelage.

L’exposition, conçue en cinq sections, explore dans un premier temps le « tournant décoratif » qui s’opère chez Zadkine dans les années 1920, moment où le sculpteur se passionne pour la couleur en sculpture et expérimente des techniques comme la dorure et la laque.

Une deuxième section met en avant les sculptures de Zadkine conçues pour l’architecture : Zadkine collabore en effet à plusieurs reprises avec des architectes pour décorer des monuments, à Paris comme à Bruxelles.

Les sections trois et quatre sont consacrées aux expositions de 1925 et 1937, auxquelles Zadkine a, par deux fois, contribué. En cette année du centenaire, l’accent est mis sur l’Exposition de 1925 et sur la Pergola de la Douce France, l’un des rares monuments de 1925 encore conservé. [...]


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🔊 “Manga, Tout un art !” au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris du 19 novembre 2025 au 9 mars 2026

“Manga, Tout un art !” 

au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris

du 19 novembre 2025 au 9 mars 2026



Entretien avec

Estelle Bauer,

conservatrice des collections Japon – musée Guimet,

et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 18 novembre 2025, durée 21’22,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/11/22/3672_manga_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/


Communiqué de presse


Commissariat :


Estelle Bauer,

conservatrice des collections Japon au musée Guimet.


Didier Pasamonik, éditeur et journaliste.




Avec MANGA, TOUT UN ART !, les héros mondialement célébrés de la bande-dessinée japonaise affluent place d’Iéna dans une exposition qui replace les mangas dans le contexte culturel où ils sont nés, dans un face-à-face étonnant avec les oeuvres du musée. Exceptionnelle par son ampleur, MANGA, TOUT UN ART ! investie les trois galeries d’exposition du musée Guimet.

MANGA, TOUT UN ART ! lève le voile sur la naissance et l’évolution complexe de la bande dessinée japonaise de la fin du 19e siècle à nos jours. Après avoir exploré les influences occidentales, la presse satirique, les premiers pas du dessin animé, le kamishibai (forme de théâtre de rue pour enfant) et la créativité d’Osamu Tezuka, le père du Manga moderne, l’exposition nous plonge dans la contre-culture et les revues qu’elle a suscitées, les nouvelles narrations et les jeux entre les genres ; elle revisite les titres bien connus de la pop culture japonaise établissant un dialogue entre leurs personnages et les collections du musée. Le premier volet de l’exposition se termine sur la présentation de robes de haute-couture inspirées par la culture manga.

En écho à cette première galerie, une salle sera consacrée à la mondialement célèbre estampe de Hokusai, Sous la grande vague au large de Kanagawa, et à ses reprises dans les mangas et la BD franco-belge.

Le troisième volet de l’exposition invite le visiteur à la découverte de l’univers méconnu des rouleaux peints et livres illustrés des 18e et 19e siècles, considérés pour l’occasion du point de vue de l’art des mangas et de ses procédés graphiques. Des bulles de rêve et des dialogues dans les images aux représentations des rayons de lumières et des flatuosités explosives, ces oeuvres témoignent de l’étendu des registres de l’art narratif japonais, de l’humour le plus désopilant aux récits les plus édifiants.


Catalogue d’exposition – Manga. Tout un art ! Co-édition musée Guimet x Glénat. Collection Beaux livres Patrimoine. Couverture : © Tezuka Productions.


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🔊 “Momies” au Musée de l’Homme, Paris du 19 novembre 2025 au 25 mai 2026

“Momies” 

au Musée de l’Homme, Paris

du 19 novembre 2025 au 25 mai 2026


Entretien avec

Berivan OZCAN,

chargée de conception et de production,

et commissaire muséographique de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 18 novembre 2025, durée 15’25,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/11/20/3671_momies_musee-de-l-homme/


Communiqué de presse


Commissariat scientifique :

Éloïse QUÉTEL, conservatrice-restauratrice de restes humains et matériaux organiques, responsable des collections médicales, Sorbonne Université

Pascal SELLIER, directeur de recherche émérite CNRS, enseignant à Paris 1, équipe Anthropologie biologique et bio-archéologie (ABBA), UMR 7206, Musée de l’Homme.

Commissariat muséographique :

Nala ALOUDAT, responsable du pôle des expositions

Eve BOUZERET, cheffe de projet expositions

Berivan OZCAN, chargée de conception et de production


Cet automne, alors que le Musée de l’Homme célèbre les 10 ans de sa réouverture, une exposition-événement dévoile l’univers captivant et mystérieux des momies. Sujet de fascination et d’effroi, la momification a été pratiquée sur tous les continents depuis des millénaires, révélant le désir d’éternité qui hante les humains depuis toujours. L’exposition présente neuf corps momifiés exceptionnels, pour la plupart conservés par le Muséum, accompagnés d’objets funéraires, de documents scientifiques et d’oeuvres d’art contemporain inspirés par ces traditions. Questions sociétale et symbolique, rites et techniques ancestrales de momification, recherches menées autour des individus, sont autant de sujets passionnants traités dans l’exposition. Elle revient parallèlement sur la manière dont les collections se sont constituées et ont été exposées à partir de la fin du 18e siècle, et analyse l’évolution de notre regard sur ces corps défiant le temps.

Depuis l’essor de l’archéologie au 18e siècle, l’engouement des occidentaux pour les momies ne s’est jamais démenti. Provoquant à la fois attrait et répulsion, elles ont été abondamment convoquées dans la littérature, le cinéma, la bande dessinée, la publicité et sont, de ce fait, très présentes dans notre imaginaire… avec tout un cortège de clichés et de fausses idées ! L’introduction de l’exposition « Momies » montre ainsi comment la culture populaire a forgé un archétype, particulièrement lié à l’Égypte ancienne.

Le cadre éthique de l’exposition : comment conserver et exposer des restes humains ? Le Musée de l’Homme, qui embrasse le thème de l’humanité dans son ensemble, du passé au futur en passant par les enjeux contemporains, conserve, dans ses réserves, les importantes collections d’anthropologie biologique du Muséum national d’Histoire naturelle. Si la plupart des restes humains de cette collection sont des préparations ostéologiques ou anatomiques, notamment quelques 18 000 crânes, on compte aussi 70 corps momifiés. Cette exposition permet de rendre visible cette réalité, et aura permis la réalisation de nouvelles études scientifiques ainsi que plusieurs actions de restauration. Elle a aussi stimulé une réflexion quant au cadre éthique à l’intérieur duquel le musée choisit de montrer ces restes humains. Il est en effet apparu nécessaire de proposer une muséographie respectueuse de la dignité humaine pour les neuf défunts momifiés présentés. Les corps sont placés dans des vitrines individuelles isolées du reste de la scénographie. Un voilage placé du côté immédiatement visible par le visiteur permet à celui-ci de s’en approcher en douceur, sans effet de surprise. Des recherches de provenance ont été menées afin qu’une fiche d’identité aussi complète que possible de chaque individu soit proposée. Les lacunes dans les connaissances et les suspicions d’irrégularités dans les trajectoires y sont indiquées en toute transparence.[...]


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🔊 “Magdalena Abakanowicz” La trame de l’existenceau Musée Bourdelle, Paris du 20 novembre 2025 au 12 avril 2026

“Magdalena Abakanowicz” La trame de l’existence

au Musée Bourdelle, Paris

du 20 novembre 2025 au 12 avril 2026


Entretien avec

Ophélie Ferlier Bouat,

directrice du musée Bourdelle,

et commissaire générale de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 17 novembre 2025, durée 17’16,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/11/20/3670_magdalena-abakanowicz_musee-bourdelle/


Communiqué de presse


Commissariat général :

Ophélie Ferlier Bouat, Directrice du musée Bourdelle


Commissariat scientifique :

Jérôme Godeau, Historien de l’art

Avec la collaboration de Colin Lemoine, Historien de l’art


Assistés de Margaux Coïc, Assistante d’exposition




Le musée Bourdelle présente la première grande exposition dédiée à Magdalena Abakanowicz en France. Artiste majeure de la scène polonaise du 20e siècle, Abakanowicz (1930-2017) a connu dès son plus jeune âge la guerre, la censure et les privations sous le régime communiste. Elle a livré des sculptures et des œuvres textiles immersives, poétiques, parfois inquiétantes, souvent politiques. Inspirée par le monde organique, par la sérialité et la monumentalité, sa création possède une puissance et une présence indéniables, en résonance avec les problématiques contemporaines – environnementales, humanistes, féministes. Radicale et pionnière, l’œuvre d’Abakanowicz a été régulièrement exposée à l’étranger, des États-Unis au Japon en passant par l’Europe, et plus récemment à la Tate Modern de Londres et au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne. Le musée Bourdelle propose des clés de lecture biographiques et historiques à travers un parcours chrono-thématique de 70 ensembles – 33 installations sculptées, 10 œuvres textiles, dessins et photographies.

Dans les 600m² de l’aile Portzamparc, dont les murs de bétons ont été rénovés pour l’occasion, l’exposition met l’accent sur la production sculpturale d’Abakanowicz afin de redonner à l’artiste sa place parmi les grands sculpteurs du 20e siècle. Le sous-titre de l’exposition, « La trame de l’existence », associe deux termes employés par l’artiste pour définir son œuvre. Elle envisageait le tissu comme l’organisme élémentaire du corps humain, marqué par les aléas de son destin.

Fruit d’un travail de trois années, le projet bénéficie du soutien actif de la Fondation Marta Magdalena Abakanowicz-Kosmowska et Jan Kosmowski de Varsovie, de l’Institut polonais et de l’Institut Adam Mickiewicz. Les principaux prêteurs sont la Fondation Marta Magdalena Abakanowicz-Kosmowska et Jan Kosmowski de Varsovie, la Fondation Toms Pauli de Lausanne, le Musée central des Textiles de Łódź, la Tate Modern de Londres, le Musée d’art contemporain de Cracovie et le musée d’Art moderne de Paris.


[...]


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🔊 “Dragons” au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 18 novembre 2025 au 1er mars 2026

“Dragons”

au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris

du 18 novembre 2025 au 1er mars 2026


Entretien avec

Julien Rousseau,

conservateur en chef du patrimoine, responsable de l’Unité Patrimoniale Asie du musée du quai Branly – Jacques Chirac – Paris, commissaire associé de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 17 novembre 2025, durée 16’45,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/11/18/3668_dragons_musee-du-quai-branly-jacques-chirac/


Communiqué de presse


Commissaires :

YU Pei-chin, Directrice adjointe du Musée national du Palais, Taipei

WU Hsiao-yun, Conservateur en chef du département des Antiquités du Musée national du Palais, Taipei

CHIU Shih-hua, Cheffe de section du département de Peinture, Calligraphie et Livres rares du Musée national du Palais, Taipei


Commissaire associé :

Julien Rousseau, Conservateur en chef du patrimoine, Responsable de l’Unité Patrimoniale Asie du musée du quai Branly-Jacques Chirac, Paris

Conseiller scientifique

Adrien Bossard, Conservateur du patrimoine, Directeur du musée départemental des arts asiatiques, Nice


Cette exposition est organisée en collaboration avec le Musée national du Palais de Taipei à Taïwan Et avec le concours exceptionnel du musée départemental des arts asiatiques à Nice.

5000 ans d’histoires et de légendes des dragons d’Asie orientale se révèlent à travers cette exposition conçue avec le Musée national du Palais de Taipei à Taïwan.

Le dragon originaire de Chine n’est en rien la créature maléfique et cracheuse de feu désignée sous ce nom en Occident. Il incarne au contraire l’énergie vitale universelle et l’élément aquatique. Ambivalent et incontrôlable, il assure l’harmonie du monde : la terre dépend de sa toute-puissance pour bénéficier des bienfaits du ciel.

L’exposition Dragons présente une sélection exceptionnelle d’objets et oeuvres d’art, depuis les premiers dragons apparus sur les jades et bronzes antiques jusqu’aux formes populaires contemporaines, en passant par les arts impériaux. Le dragon, seigneur céleste, poursuit aujourd’hui son envol. Après avoir été l’emblème de la toute-puissance des empereurs, il continue de relier la terre au ciel pour apporter force et prospérité aux Hommes.

L’idée originale de cette exposition, proposée par le Musée national du Palais de Taipei à Taïwan, s’inscrit dans le cadre d’une coopération et d’échanges entre le musée National du Palais de Taipei et le musée du quai Branly – Jacques Chirac. Il permet la présentation exceptionnelle et inédite d’une centaine de pièces venues de Taïwan, dont plusieurs joyaux du Musée national du Palais de Taipei.


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🔊 “Hugo décorateur” à la Maison Victor Hugo, Paris du 13 novembre 2025 au 26 avril 2026

“Hugo décorateur”

à la Maison Victor Hugo, Paris

du 13 novembre 2025 au 26 avril 2026


Entretien avec

Gérard Audinet,

directeur des Maisons Victor Hugo de Paris et de Guernesey, et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 12 novembre 2025, durée 19’26,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/11/13/3667_hugo-decorateur_maison-victor-hugo/


Communiqué de presse


Commissariat :

Gérard Audinet, directeur des Maisons Victor Hugo de Paris et de Guernesey



« J’étais né pour être décorateur »

En présentant l’exposition Victor Hugo décorateur, la maison de Victor Hugo dévoile une facette méconnue mais néanmoins fascinante de la créativité de l’artiste : celle de décorateur. L’exposition explore l’univers décoratif de l’artiste, entre imagination graphique, obsession de l’objet et invention de l’espace comme oeuvre totale. De ses intérieurs parisiens à la fabuleuse Hauteville House, le visiteur découvre la façon dont Victor Hugo pensait le décor comme une extension de son esprit et de sa poésie, créant des ambiances foisonnantes où murs, sols et plafonds deviennent supports de création.

Relevant le défi des décors disparus ou indéplaçables, cette exposition tente de rendre sensible et de documenter la méthode et l’esprit de l’écrivain décorateur. Le rêve du décor à travers le dessin, le rôle de Juliette Drouet et les échanges familiaux, les appartements d’avant l’exil et ceux du retour à Paris, le grand oeuvre de Hauteville House, la curiosité du chineur compulsif que fut Hugo sont autant de lignes de force d’un parcours se déployant sur les deux étages du musée. Les meubles et panneaux gravés et peints, des décors créés pour Juliette Drouet à Guernesey, ou le mobilier de la dernière chambre de Victor Hugo en sont aussi les points forts.

Décorateur au sens plein du terme, voire designer, Victor Hugo reste poète, mettant dans ses créations autant sa science de la lumière, des matériaux ou de la couleur que sa philosophie, ses croyances, sa mémoire mais aussi sa fantaisie.

Le parcours se compose de douze parties et s’ouvre sur les rêveries du poète autour du décor, illustrées par des dessins en lien avec les objets décoratifs, témoignant de la manière dont Victor Hugo faisait dialoguer les différents domaines de son imaginaire. Vient ensuite une évocation de ses intérieurs parisiens avant l’exil, où la passion de Victor Hugo pour la poésie des objets se traduisait alors par d’incroyables amoncellements.

Loin d’être de simples bibelots, ces objets forment un langage symbolique et personnel, et traduisent la manière dont l’écrivain pense et compose ses espaces. Une section essentielle est consacrée au décor de l’amour, révélant le rôle central de Juliette Drouet, complice artistique et sentimentale de Victor Hugo, avec laquelle il partageait ses projets décoratifs. La dimension familiale de cette aventure décorative est également mise en lumière : Madame Hugo créait des cadres recouverts de velours, tandis que Charles Hugo chinait pour son père, contribuant ainsi à alimenter ce musée intime qu’étaient ses intérieurs. Le parcours plonge ensuite le visiteur dans le chef-d’oeuvre de Victor Hugo décorateur : Hauteville House à Guernesey. Ce lieu unique, dont le décor est conservé dans son état d’origine, est présenté à travers des photographies issues des collections, mises en regard avec les clichés contemporains de Jean-Baptiste Hugo, arrière arrière petit-fils de Victor Hugo. À Hauteville House, Hugo invente une véritable grammaire décorative, où chaque surface — murs, sols, plafonds — devient support d’expression. Il conçoit l’espace comme une page à écrire, un univers total où la création ne connaît plus de frontières. [...]


Publication : Gérard Audinet, Victor Hugo, décors aux Éditions Paris Musée


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🔊 “Dessins des Carrache” La fabrique de la Galerie Farnèse au Musée du Louvre, Paris du 5 novembre 2025 au 2 février 2026

“Dessins des Carrache”La fabrique de la Galerie Farnèse

au Musée du Louvre, Paris

du 5 novembre 2025 au 2 février 2026


Entretien avec

Victor Hundsbuckler,

conservateur au département des Arts graphiques – musée du Louvre, et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 4 novembre 2025, durée 16’47,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/11/06/3666_dessins-des-carrache_musee-du-louvre/


Communiqué de presse


Commissariat :

Victor Hundsbuckler, conservateur au département des Arts graphiques, musée du Louvre.



Au coeur du palais Farnèse, siège de l’Ambassade de France en Italie, un décor passe depuis son achèvement au tout début des années 1600 pour être l’un des plus grands chefs-d’oeuvre de la peinture occidentale, une chapelle Sixtine pour le XVIIe siècle et le modèle de bien des décors à travers l’Europe entière durant presque trois-cents ans. Il s’agit de la galerie peinte par Annibale Carracci, son frère Agostino et leurs élèves.

Pour permettre au plus large public d’en apprécier l’immense beauté, le musée du Louvre va en quelque sorte déplacer la Galerie Farnèse à Paris en la remontant « façon puzzle » à l’aide du plus extraordinaire ensemble jamais rassemblé de dessins préparatoires à ce décor. Car si la Galerie Farnèse a tant suscité l’admiration et tant inspiré les artistes – de la Galerie des Glaces de Versailles, au foyer de l’Opéra Garnier, pour ne citer que ces exemples –, c’est tout autant pour la beauté de ses fresques que pour celle de ses dessins préparatoires. Jamais auparavant, pour aucun autre décor, l’on n’avait conservé autant de dessins, du croquis rapide esquissant les toutes premières idées de l’artiste au grand carton de plusieurs mètres de côté, où le dessin est mis à l’échelle de la fresque. Immédiatement disputés par les collectionneurs les plus avertis, ces dessins sont rapidement devenus de véritables marqueurs de prestige et enjeux de pouvoir. Aujourd’hui, le musée du Louvre – héritier des collections royales françaises – en conserve la première collection au monde, avec les Collections royales britanniques, dont 25 oeuvres sont prêtées pour l’exposition par Sa Majesté le Roi à partir de la collection royale.

L’exposition racontera ainsi l’histoire d’une fascination véritablement européenne, en présentant par ailleurs pour la première fois, les derniers vestiges tout juste restaurés d’une réplique de la Galerie Farnèse, voulue par Louis XIV au palais des Tuileries, aujourd’hui disparu. Un ensemble exceptionnel de très grands cartons, dessinés par les premiers pensionnaires de l’Académie de France à Rome, qui fait preuve, à travers le gigantisme de cette entreprise de copie, de l’admiration sans limite dont était auréolée la Galerie Farnèse. [...]


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🔊 “Pekka Halonen” Un hymne à la Finlande au Petit Palais, Paris du 4 novembre 2025 au 22 février 2026

“Pekka Halonen” Un hymne à la Finlande

au Petit Palais, Paris

du 4 novembre 2025 au 22 février 2026


Entretien avec

Anne-Charlotte Cathelineau,

conservatrice en chef du patrimoine au Petit Palais, et co-commissaire scientifique de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 3 novembre 2025, durée 13’12,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/11/06/3665_pekka-halonen_petit-palais/


Communiqué de presse


Commissariat général

Annick Lemoine, conservatrice générale, directrice du Petit Palais

Commissariat scientifique

Anna-Maria von Bonsdorff, directrice du Musée d’art de l’Ateneum – Galerie nationale de Finlande (Helsinki)

Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice en chef du patrimoine au Petit Palais.



Le Petit Palais présente la première rétrospective française dédiée à Pekka Halonen (1865-1933), figure majeure de l’âge d’or finlandais. Conçue en partenariat avec le Musée d’art de l’Ateneum – Galerie nationale de Finlande (Helsinki), l’exposition réunit plus de 130 oeuvres issues des grandes collections publiques et privées du pays. Elle retrace l’ensemble de la carrière de l’artiste, de la fin des années 1880 au début des années 1930, en soulignant son apport à la modernité par sa synthèse entre les différentes tendances picturales de la fin du XIXe siècle. Organisée selon un parcours chronothématique, l’exposition montre à la fois l’engagement politique de l’artiste en faveur de l’indépendance de son pays et invite le visiteur à voyager au coeur de la Finlande sauvage au gré des paysages et des saisons, un témoignage sensible qui résonne avec les enjeux contemporains écologiques.

Le parcours, structuré en six sections, retrace l’évolution de l’artiste et met en lumière ses maîtres, son cercle de sociabilité et son mode de vie, autant d’éléments qui ont profondément marqué son oeuvre tout au long de sa carrière.

Après une formation à l’École des beaux-arts d’Helsinki, Pekka Halonen part à Paris, où il devient l’élève de Paul Gauguin. Il effectue plusieurs séjours entre la France et la Finlande jusqu’en 1894, perfectionnant sans cesse sa pratique. À Paris, son style est influencé par les courants artistiques alors en vogue : le japonisme, le pleinairisme et le synthétisme. Installé à Montmartre, il fréquente d’autres artistes finlandais de sa génération, tels que Akseli Gallen-Kallela, Magnus Enckell ou Eero Järnefelt, avec lesquels il partage réflexions et expérimentations.

Son oeuvre s’inscrit dans le sillage du romantisme national et du carélianisme, un mouvement artistique et intellectuel exaltant les paysages et les traditions locales dans un contexte de tensions croissantes avec la tutelle russe. Ses tableaux y deviennent les symboles d’un mode de vie finlandais idéalisé et ses paysages se chargent peu à peu d’une dimension identitaire.

En 1900, il est invité à participer à l’Exposition universelle par Albert Edelfelt, auquel le Petit Palais a consacré une exposition en 2022. Pour la première fois, la Finlande y est représentée par son propre pavillon, affirmant ainsi son existence en tant que nation autonome. Cette participation revêt une importance considérable pour le peuple finlandais dans un climat de forte tension avec la Russie.

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🔊 “Gabrielle Hébert” Amour fou à la Villa Médicis au Musée d’Orsay, Paris du 28 octobre 2025 au 15 février 2026

“Gabrielle Hébert” 

Amour fou à la Villa Médicis

au Musée d’Orsay, Paris

du 28 octobre 2025 au 15 février 2026


Entretien avec

Marie Robert,

conservatrice en chef – photographie et cinéma – Musée d’Orsay, et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 3 novembre 2025, durée 24’23,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/11/05/3664_gabrielle-hebert_musee-d-orsay/


Communiqué de presse


Commissariat à Paris et à La Tronche :

Marie Robert, conservatrice en chef, photographie et cinéma, au musée d’Orsay



Conçue en partenariat avec le musée Hébert de La Tronche (Isère) où elle sera reçue au printemps 2026, l’exposition sera aussi présentée à l’Académie de France à Rome – Villa Médicis au printemps 2027 où Marie Robert, commissaire de l’exposition, a été accueillie dans le cadre d’une résidence croisée Villa Médicis / musée d’Orsay, pour une recherche d’un an en histoire de la photographie.

L’exposition « Qui a peur des femmes photographes ? (1839-1945) » présentée en 2015 aux musées d’Orsay et de l’Orangerie a fait date pour la reconnaissance des femmes artistes en France. Parmi les nombreuses photographes révélées figurait Gabrielle Hébert, née Gabriele von Uckermann (1853, Dresde, Allemagne – 1934, La Tronche, France).

Peintre amateure et épouse de l’artiste Ernest Hébert, deux fois directeur de l’Académie de France à Rome, Gabrielle Hébert démarre la photographie de manière intensive et exaltée à la Villa Médicis en 1888. À l’instar des artistes et écrivains comme Henri Rivière, Maurice Denis ou Émile Zola qui s’emparent à la fin du XIXe siècle d’un boitier photographique pour enregistrer le quotidien familial, Gabrielle développe une pratique privée et sentimentale du medium favorisée par la révolution technique et esthétique de l’instantané. Elle cessera brutalement vingt ans plus tard à La Tronche (près de Grenoble), à la mort de l’homme qu’elle idolâtrait, son aîné de près de quarante ans, et dont elle a en grande partie assuré la postérité en favorisant la création de deux musées monographiques, l’un à La Tronche (1934) et l’autre à Paris (1978).

À la Villa Médicis, Première Dame d’une institution culturelle prestigieuse, Gabrielle organise les réceptions et reçoit le gotha en visite. Mais elle échappe vite aux assignations : lors de l’été 1888, elle acquiert un appareil photographique, prend des leçons auprès d’un professionnel romain, et installe, en compagnie du peintre pensionnaire Alexis Axilette, une chambre noire pour développer ses négatifs sur verre, tirer et retoucher ses épreuves. C’est le début d’une imposante production de près de deux mille clichés. « Je photo », « Je photographie» : pas un jour sans consigner dans son agenda qu’elle réalise des prises de vue.

Si elle partage son goût du portrait mondain et du tableau vivant avec les frères Luigi et Giuseppe Primoli, neveux de la Princesse Mathilde Bonaparte et pionniers de la photographie instantanée en Italie, Gabrielle explore tous les genres de la photographie : nu, reproduction d’oeuvres d’art, paysage, nature morte, « récréations photographiques ». Offrant le point de vue d’une personne installée à demeure qui regarde, éblouie, le palais, le jardin et ses occupants à toutes les saisons (artistes et modèles, visiteurs étrangers en goguette, employés italiens au travail, fleurs et bêtes), sa production révèle un pan méconnu du quotidien dans ce phalanstère artistique. Car sa chronique en images est le premier proto- reportage sur la Villa Médicis, à la fois chef-d’oeuvre architectural dominant la Ville éternelle, lieu de vie des lauréats du Grand Prix de Rome et laboratoire d’une nouvelle relation entre la France et l’Italie tout juste « unifiée ». [...]


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🔊 “Sibylle Bergemann”  Le Monumentà la Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris du 29 octobre 2025 au 11 janvier 2026

“Sibylle Bergemann” 

Le Monument

à la Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris

du 29 octobre 2025 au 11 janvier 2026


Entretien avec

Sonia Voss,

commissaire d’exposition indépendante, et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 28 octobre 2025, durée 17’52,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/11/05/3663_sibylle-bergemann_fondation-henri-cartier-bresson/


Communiqué de presse


Commissariat :

Sonia Voss, commissaire d’exposition indépendante



De 1975 à 1986, la photographe allemande Sibylle Bergemann a accompagné l’élaboration du monument à Marx et Engels à Berlin-Est. Ce projet, formulé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et de la création de la République démocratique allemande (RDA), est finalement confié en 1973 au sculpteur Ludwig Engelhardt, qui s’entoure de plusieurs autres artistes.

Bergemann travaille d’abord de façon informelle, puis obtient une commande du ministère de la Culture en 1977. Pendant onze années, elle photographie les étapes du processus, des premières maquettes jusqu’à l’inauguration du monument, le 4 avril 1986.

Malgré la publication, dès 1983, de certaines images dans la presse et leur présentation dans une exposition officielle, ce n’est qu’une fois la commande achevée que Bergemann se réapproprie pleinement le fruit de son travail. Parmi plus de 400 pellicules développées, elle retient douze photographies, réunies sous le titre Das Denkmal (Le Monument). Celles-ci révèlent un langage visuel aux antipodes des canons officiels. Dans une perspective post-communiste, la déconstruction des héros et l’ironie à l’oeuvre ont un caractère préfigurateur. Pourtant, nul ne pouvait prédire la chute du mur de Berlin, deux ans plus tard. S’appuyant sur une objectivité rigoureuse, Bergemann a su éviter la censure et traduire de façon laconique mais implacable l’obsolescence d’une idéologie.

En 1990, la parution d’un livre mettant les photographies de Bergemann en regard de poèmes de Heiner Müller contribue à faire du Monument une oeuvre-clef de cette phase si particulière de l’histoire allemande. Elle reste aujourd’hui l’une des séries les plus emblématiques de Bergemann comme de la production artistique de l’époque.

Cette exposition a été produite par la Fondation Henri Cartier-Bresson en collaboration avec le Centre régional de la photographie Hauts-de-France (CRP) et avec la participation de la Succession Sibylle Bergemann.

Publication : Sibylle Bergemann — Le Monument aux éditions Kerber. Directrices de publication : Sonia Voss, Frieda von Wild, Lily von Wild. Textes : Christian Joschke, Heiner Müller, Steffen Siegel, Sonia Voss, Frieda von Wild, Lily von Wild


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🔊 “Guénaëlle de Carbonnières” Dans le creux des images au MAD, musée des Arts Décoratifs, Paris du 29 octobre 2025 au 1er février 2026

“Guénaëlle de Carbonnières” 

Dans le creux des images

au MAD, musée des Arts Décoratifs, Paris

du 29 octobre 2025 au 1er février 2026


Entretien avec

Sébastien Quéquet,

attaché de conservation en charge des collections de photographies et commissaire de l’exposition,

et Guénaëlle de Carbonnières,

artiste – à partir de 12’22 – 

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 28 octobre 2025, durée 28’22,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/11/05/3662_guenaelle-de-carbonnieres_musee-des-arts-decoratifs/


Communiqué de presse


Commissaire : Sébastien Quéquet, attaché de conservation en charge des collections de photographies



Le musée des Arts décoratifs présente l’exposition-dossier « Guénaëlle de Carbonnières. Dans le creux des images » du 29 octobre 2025 au 1er février 2026 dans le cabinet des Dessins, Papiers peints et Photographies, à l’occasion de Paris Photo. Ce focus met à l’honneur pour la première fois le travail conçu par l’artiste photographe à partir des collections photographiques du musée. Inspirée par ce fonds, Guénaëlle de Carbonnières a réalisé, à l’occasion d’une résidence au musée, plus de 30 travaux inédits, illustrant sa sensibilité pour la mémoire patrimoniale et architecturale. Le commissariat de l’exposition est assuré par Sébastien Quéquet, attaché de conservation en charge des collections de photographies.

L’exposition présente, dans un premier temps, l’enquête que mène Guénaëlle de Carbonnières à partir de l’objet-livre du photographe Franck de Villecholle (1816-1906) conservé au musée des Arts décoratifs. Les pages de cette oeuvre unique regorgent de tirages qui documentent les destructions en Île-de- France lors de la guerre franco-allemande de 1870-1871. Les différentes traces laissées par le temps sur ces images – déchirures, effets de colle, traces, accidents et recouvrements – sont le terreau d’une réflexion plus large sur le thème de la disparition architecturale et patrimoniale.

Ces anciens tirages sont la toile de fond de l’oeuvre de Carbonnières. À l’instar d’une sculptrice, la photographe utilise ce médium comme une matière qu’elle creuse, détaille, plie, mobilisant ainsi la conscience du visiteur. Les tirages sont « maltraités » allégoriquement et tendent à rendre compte des paysages dévastés par les conflits au XIXe siècle et du début du XXe siècle, s’inspirant ainsi des travaux de Félix Bonfils sur le Liban, de Charles Lallemand et Ludovico Hart en Libye, d’Hugues Krafft sur l’Arménie ou de Joseph de Baye sur l’Ukraine, conservés dans le fonds photographique du musée des Arts décoratifs.

Une réflexion sur le médium photographique

L’exposition est également le lieu d’une réflexion plus large sur la matière photographique et sa fragilité. Le travail de Guénaëlle de Carbonnières pose la question sensible du temps qui passe et de l’altération du verre et du papier, en redonnant vie à des clichés et des archives enfouis. Pour réaliser ces photographies, l’artiste expérimente l’art de la verrerie en encapsulant les images ou en fusionnant plusieurs plaques de négatifs donnant naissance à de nouvelles oeuvres.


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🔊 “Luc Delahaye” Le bruit du monde au Jeu de Paume, Paris du 10 octobre 2025 au 4 janvier 2026

“Luc Delahaye” 

Le bruit du monde

au Jeu de Paume, Paris

du 10 octobre 2025 au 4 janvier 2026


Entretien avec

Quentin Bajac,

directeur du Jeu de Paume et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 27 octobre 2025, durée 24’50,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/11/05/3661_luc-delahaye_jeu-de-paume/


Communiqué de presse


Commissaire : Quentin Bajac, directeur du Jeu de Paume



Le Jeu de Paume consacre une grande exposition monographique à Luc Delahaye (né à Tours en 1962), couvrant sa production photographique entre 2001 et 2025. Cette période, déterminante dans son parcours, correspond à son retrait du photojournalisme et à son engagement dans le champ de l’art.

Grand photoreporter de guerre dans les années 1990 et ancien membre de l’agence Magnum, il fait partie d’une génération de photographes qui a retravaillé l’articulation entre pratiques documentaires et dimension artistique.

Depuis vingt-cinq ans, ses photographies, le plus souvent de grandes dimensions et en couleur, proposent une représentation des désordres du monde contemporain. De la guerre d’Irak à celle d’Ukraine, d’Haïti à la Libye, des

conférences de l’OPEP à celles de la COP, Delahaye explore le bruit du monde et les lieux censés le réguler.

Parfois réalisées en une seule prise, parfois véritables compositions assemblées par ordinateur pendant des mois à partir de fragments d’images, les photographies de Luc Delahaye sont toujours une rencontre, qu’elle soit

immédiate ou différée, avec un réel. Un réel qu’il s’agit d’énoncer, dans une forme de retrait documentaire, sans démonstration :

« Arriver par une forme d’absence, par une forme d’inconscience peut-être, à une unité avec le réel. Une unité silencieuse. La pratique de la photographie est une chose assez belle : elle permet cette réunification de soi avec le monde ».

L’exposition, la première à Paris depuis 2005, offre un regard rétrospectif sur vingt-cinq ans de création. Elle rassemble une quarantaine de grands formats, certains inédits et réalisés pour l’occasion, une vidéo autour du conflit syrien à laquelle Delahaye travaille depuis de longues années, ainsi qu’une grande installation dans un format nouveau pour l’artiste. Par ailleurs l’exposition sera

aussi l’occasion, au gré du parcours, de s’attarder sur le processus créatif, à travers sources visuelles et images rejetées.


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🔊 “Echo Delay Reverb” Art américain, pensées francophones au Palais de Tokyo, Paris du 22 octobre 2025 au 15 février 2026

“Echo Delay Reverb”

Art américain, pensées francophones

au Palais de Tokyo, Paris

du 22 octobre 2025 au 15 février 2026


Entretien avec

Amandine Nana,

curatrice au Palais de Tokyo, et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 21 octobre 2025, durée 16’11,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/10/24/3659_echo-delay-reverb_palais-de-tokyo/


Communiqué de presse


Commissariat :

Directrice artistique : Naomi Beckwith

Équipe curatoriale : James Horton, Amandine Nana et François Piron, assisté·es de Vincent Neveux



Cette saison est une « carte blanche » proposée à la commissaire états-unienne Naomi Beckwith, celle d’imaginer librement un projet pour le Palais de Tokyo qui soit spécifique à cette institution et se déploie dans tous ses espaces. Une paradoxale programmation « internationale en circuit court », c’est-à-dire en fertile interaction avec la réalité locale. Sa réponse spontanée de travailler sur la réception de la pensée française et francophone dans l’art américain de ces dernières décennies m’a immédiatement enthousiasmé. Elle est à la fois passionnante historiquement et extrêmement contemporaine, en lien avec l’actualité de l’art et au-delà.


Tout au long du 20e siècle, en France, des philosophes, des poètes, des activistes ont transgressé les disciplines et les genres littéraires et modifié les perspectives sur le monde. Parfois avant même leur reconnaissance en France, leurs idées ont été traduites aux États-Unis et ont servi à fabriquer des outils pour une vision critique de l’art comme de la société. En contestant des normes sociales, esthétiques et linguistiques, ils et elles ont ouvert de nouvelles manières de voir et d’agir. Si la notion de « French Theory » a été établie dans les années 1990 pour évoquer la réception enthousiaste que les États-Unis ont réservé à des auteurs comme Roland Barthes, Michel Foucault, Gilles Deleuze ou Jacques Derrida, d’autres figures, telles que Suzanne et Aimé Césaire, Frantz Fanon, Édouard Glissant ou encore Monique Wittig, ont été déterminantes pour le champ de l’art comme pour les études culturelles, postcoloniales, féministes et de genre.


C’est l’histoire de cette circulation des idées, de leur résonance et appropriation par plusieurs générations d’artistes outre-Atlantique que déploie cette exposition foisonnante et généreuse, associant une soixantaine d’artistes majeur·es ou émergent·es, dont le sculpteur Melvin Edwards, à qui est consacrée une riche rétrospective. Dans ce projet conçu par Naomi Beckwith avec l’équipe du Palais de Tokyo, il est beaucoup question de relations. Relations entre art et pensée, entre les États-Unis et la France, entre une personnalité étrangère et une institution française. Relation aussi au sens aussi de relater, partager de nouveaux récits dont nous avons besoin. Plus que le résultat d’une recherche, c’est une aventure artistique, intellectuelle mais aussi curatoriale qui prend le parti d’écrire l’histoire plus que de la décrire.


Guillaume Désanges, Président du Palais de Tokyo


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🔊 “GIACOMETTI / MARWAN” Obsessions à l’Institut Giacometti, Paris du 21 octobre 2025 au 25 janvier 2026

“GIACOMETTI / MARWAN” Obsessions

à l’Institut Giacometti, Paris

du 21 octobre 2025 au 25 janvier 2026


Entretien avec

Françoise Cohen,

directrice artistique de l’Institut Giacometti, et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 21 octobre 2025, durée 28’51,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/10/23/3658_giacometti-marwan_institut-giacometti/


Communiqué de presse


Commissaire de l’exposition

Françoise Cohen, directrice artistique de l’Institut Giacometti



L’Institut Giacometti présente à l’automne prochain l’exposition « GIACOMETTI / MARWAN OBSESSIONS », une rencontre inédite de deux artistes qui, ayant choisi de créer dans un pays autre que leur pays de naissance, — la France et l’Allemagne —, interrogent les questions de la modernité à partir de deux espaces culturels différents : l’Europe et le Moyen-Orient. Giacometti et MARWAN ont fait de la représentation de la tête le coeur d’une recherche obstinée qui fonde leur position d’artiste. Cette exposition est la première présentation commune de leurs oeuvres.

Marwan Kassab-Bachi dit MARWAN est né à Damas en 1934. Après des études de Littérature arabe à l’Université de Damas, déterminé à embrasser une carrière artistique, engagé politiquement et hautement conscient des mutations à l’oeuvre dans son pays au sortir de la colonisation, il s’installe en 1957 à Berlin, épicentre de la Guerre froide. Comme Georg Baselitz et Eugen Schönebeck, aussi élèves à la Hochschule für Bildende Kunst de Berlin, il opte en rupture avec l’art informel dominant alors en Allemagne de l’Ouest pour la figuration. Celle-ci est pour lui non le lieu où affronter les traumas de l’histoire européenne récente, mais un théâtre de l’intime.

Dans les années 1950 et 60, Giacometti résiste lui aussi à l’attraction de l’abstraction informelle, en réitérant son engagement du côté de la figuration et de la représentation humaine. Dès 1919, et plus encore à partir de 1935, où il revient au travail d’après modèle, les têtes concentrent ses interrogations sur la perception du réel. De 1985 à sa mort en 2016, MARWAN fait des Têtes son seul sujet. Avant cela, après son arrivée à Berlin en 1957, ses premières œuvres (1962-1972) étaient des portraits et des scènes intimes, dont les cadrages et la gestuelle exprime une difficulté à être qui n’est pas sans écho avec les oeuvres de Giacometti telles que Mère et fille, La Cage ou La Femme qui marche de 1932.

De 1964 à 1972, les premières oeuvres de MARWAN sont centrées sur des figures aux corps déformés, des « portraits » d’icônes de la modernité arabe : le poète irakien Badr Shakir al Sayyab, le penseur politique Munif al-Razzaz, exilés de leur pays, persécutés pour leurs idées. Tous semblent teintés d’une étrange mélancolie. Son année de résidence à la Cité internationale des arts à Paris en 1973 marque une rupture. Il s’engage alors dans un nouvel ensemble de peintures de grandes dimensions, où des têtes peintes à grandes touches sinueuses jaugent le visiteur.

MARWAN relie ces Têtes-Paysages aux contours et aux couleurs de la campagne syrienne. Les natures mortes et les marionnettes qui viennent après poursuivent l’expérimentation de la couleur tout en mettant à distance l’humain. A partir de 1983, il retourne à de hautes Têtes, au caractère cosmique, couvrant la totalité du support, une série ininterrompue jusqu’à sa mort.

MARWAN a peu travaillé avec des modèles, ses Têtes monumentales sont de l’ordre de l’apparition. Il se dégage un singulier accord avec les plâtres et les bronzes de Giacometti de l’après-guerre, remarquables pour leur matière hérissée.

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🔊 “1925-2025” Cent ans d’Art déco au MAD, musée des Arts Décoratifs, Paris du 22 octobre 2025 au 26 avril 2026

“1925-2025” Cent ans d’Art déco

au MAD, musée des Arts Décoratifs, Paris

du 22 octobre 2025 au 26 avril 2026


Entretien avec

Mathurin Jonchères,

assistant de conservation collections modernes et contemporaines – musée des Arts Décoratifs,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 20 octobre 2025, durée 28’56,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2025/10/22/3657_1925-2025_musee-des-arts-decoratif/


Communiqué de presse


Commissaires :

Commissaire générale : Bénédicte Gady, directrice des musées des Arts Décoratifs

Commissaire : Anne Monier Vanryb, conservatrice en charge des collections 1910‑1960

Commissaires associés :

Jean-Luc Olivié, conservateur en chef en charge des collections de verre

Mathieu Rousset-Perrier, conservateur en charge des collections Moyen Âge / Renaissance et bijoux

Assistés par :

Véronique Ayroles, attachée de conservation collections de verre

Raphaèle Billé, assistante de conservation collections modernes et contemporaines

Mathurin Jonchères, assistant de conservation collections modernes et contemporaines

Lisa Jousset-Avi, assistante de conservation collections modernes et contemporaines

Conseiller scientifique : Emmanuel Bréon, historien de l’art

Cent ans après l’exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925 qui a propulsé l’Art déco sur le devant de la scène mondiale, le musée des Arts décoratifs célèbre ce style audacieux, raffiné et résolument moderne. Du 22 octobre 2025 au 26 avril 2026, « 1925‑2025. Cent ans d’Art déco » propose un voyage au coeur de la création des années folles et de ses chefs-d’oeuvre patrimoniaux. Mobilier sculptural, bijoux précieux, objets d’art, dessins, affiches et pièces de mode : près de 1 000 œuvres racontent la richesse, l’élégance et les contradictions d’un style qui continue de fasciner.

Scénographie immersive, matériaux somptueux, formes stylisées et savoir‑faire d’exception composent un parcours vivant et sensoriel, où l’Art déco déploie toutes ses facettes. L’exposition s’ouvre de façon spectaculaire sur le mythique Orient Express, véritable joyau du luxe et de l’innovation. Une cabine de l’ancien train Étoile du Nord ainsi que trois maquettes du futur Orient Express, réinventé par Maxime d’Angeac, investissent la nef du musée. Une invitation à explorer un univers où l’art, la beauté et le rêve s’inventent au présent comme en 1925. Le commissariat général de l’exposition est assuré par Bénédicte Gady, directrice des musées des Arts Décoratifs, le commissariat par Anne Monier Vanryb, conservatrice des collections modernes 1910-1960 dans une scénographie de l’Atelier Jodar et du Studio MDA.

Né dans les années 1910 dans le sillage des réflexions européennes sur l’ornementation, l’Art déco puise dans les recherches de l’Art nouveau. Il se développe pleinement dans les années 1920 et se distingue par une esthétique structurée, géométrique, élégante, qui allie modernité et préciosité. Ses formes séduisent les décorateurs, architectes et fabricants d’alors, mais restent souvent réservées aux catégories sociales aisées, du fait du coût élevé des matériaux et de la finesse des techniques mises en place à cette époque. L’Art déco incarne une période foisonnante, marquée par une soif de nouveauté, de vitesse, de liberté. Il touche tous les domaines de la création : mobilier, mode, joaillerie, arts graphiques, architecture, transports… L’exposition revient ainsi sur les différentes tendances de l’Art déco, entre l’abstraction géométrique affirmée de Sonia Delaunay et Robert Mallet‑Stevens, l’épure formelle de Georges Bastard et Eugène Printz, ou encore le goût du décoratif de Clément Mère et Albert-Armand Rateau.

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