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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
Nostalgie+
343 episodes
1 week ago
Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, Daniel Balavoine, les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Françoise Hardy, Dutronc, Annie Cordy, les Shadows, Ray Charles, Dave, Sheila, Alain Delon, Nicoletta, Michèle Torr, et bien d'autres. Ce podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma et les séries TV cultes de l’époque, la télévision, sans oublier les découvertes scientifiques et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode de Happy Days vous invite à revivre des moments positifs et joyeux, pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 et 70, de 1960 à 1980.
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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, Daniel Balavoine, les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Françoise Hardy, Dutronc, Annie Cordy, les Shadows, Ray Charles, Dave, Sheila, Alain Delon, Nicoletta, Michèle Torr, et bien d'autres. Ce podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma et les séries TV cultes de l’époque, la télévision, sans oublier les découvertes scientifiques et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode de Happy Days vous invite à revivre des moments positifs et joyeux, pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 et 70, de 1960 à 1980.
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Episodes (20/343)
Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1970 : Joyeux Noël se dit "Feliz Navidad" cette année
Fin 1970, il compose une chanson à Los Angeles, rongé par la nostalgie de Noël à Porto Rico et à New York, loin de sa famille, en imaginant les veillées avec du rhum, des plats traditionnels et des chants de Noël.

Le producteur lui demande une chanson festive, et elle naît sur un coup de tête. Particularité, elle est bilingue : anglais et espagnol...

Dès les premières notes, ça sent le rhum et… la bonne humeur...

« Feliz Navidad » (Joyeux Noël en espagnol) sort donc en novembre 1970 sur l’album du même nom. La chanson est produite par, accrochez-vous aux guirlandes, George Martin (LE producteur des Beatles).

La composition et l'écriture ne durent pas très longtemps. Avec seulement une vingtaine de mots (dont le refrain espagnol) et un couplet anglais « I wanna wish you a merry Christmas from the bottom of my heart » (je veux vous souhaiter un joyeux Noël du fond de mon cœur), elle vise l’universalité.

Pourquoi ne pas l'avoir écrite à 100 % en espagnol ? Très simple, Feliciano ajoute l’anglais pour éviter le rejet des radios américaines, plutôt hostiles à l’espagnol pur en 1970.

Et ça marche pour une très bonne raison : la version originale, guitare acoustique et cuatro joyeux, incarne un Noël latino festif, loin des standards nord-américains traditionnels, qui sont peu à l'Amérique ce que Petit Papa Noël est aux foyers belges et français...

Allez, on se remet une petit bouffée de rhum dans les oreilles...

En quelques mois, « Feliz Navidad » va devenir un énorme succès, partout sur la planète. La version purement espagnole sortira dans la foulée. Pas de version française très connue, en dehors d'une interprétation magistrale de Natasha Saint-Pier. « Feliz Navidad » est l’une des 25 chansons de Noël les plus jouées au monde. L’enregistrement de 1970 recevra même le Grammy Hall of Fame en 2010.
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1 week ago
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1969 : « L’Arbre de Noël » au cinéma
L'histoire du film ? Bourvil vous en parle lui-même...

Pascal a dix ans. Sa maman est morte accidentellement. Son père est un riche homme d'affaires franco-américain. Au début du film, c'est le début des vacances d'été. Pascal veut les passer en Corse.

Là, au bord de la mer, un avion militaire explose, lâchant une bombe atomique. Irradié, Pascal est atteint de leucémie. Selon les médecins, il n'a plus que six mois à vivre. Laurent, décide d'offrir à son fils tout ce dont il rêve.

Il l'emmène vivre au château qu'il a acheté. Là, ils retrouvent Verdun (Bourvil), qui fut son compagnon de résistance. Enfin arrive Noël, qui sera le dernier de l'enfant.

D'accord, c'est un sujet dramatique, mais comme le dit Bourvil...

Dans ce film, d’une tendresse infinie, Bourvil apparaît dans un registre dramatique, avec un jeu retenu et mélancolique qui surprend lorsqu’on est habitué à ses rôles comiques. L'air de rien, c'est LE FILM qui lui a permis de montrer « l’autre visage » de l’acteur. Curieusement, ce n'est pas non plus n'importe quel film. Il s'agit d'un des derniers longs métrages de Bourvil, qui nous quittera quelques mois plus tard, en septembre 1970.
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1 week ago
2 minutes

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
24 décembre 1963 en Belgique, on déballe les cadeaux de Noël !
Et oui, ce bon vieux Ttantchès accompagne le Père Noël, trois semaines après avoir suivi le cortège de Saint-Nicolas... Bon, Noël, c'est une fête pour les enfants, mais aussi pour les parents. Du côté de la Baraque Michel, un groupe marche en rangs serrés dans le froid piquant...

En 1963, la Chapelle est trop petite pour accueillir tous les fidèles. Comme il fait très froid dehors, on allume un grand feu de joie... Puis, après la messe, on rentre... car non, on ne mange pas avant la messe, le 24 décembre en 1963...

Le Père Noël va pouvoir se mettre au travail, une fois le vin et les mets engloutis. Cette année, les cheminées ne sont pas trop encombrées. Il va d'ailleurs peu dormir cette nuit... puisqu'il est attendu aux 4 coins du pays, pour se montrer aux enfants sages... dès demain matin.

D'ailleurs, ce 25 décembre, direction Bruxelles pour un Noël évangélique sur la Grand'Place et pour le grand concert des Rossignols de Bruxelles dans une église, en présence du violoniste Carlo Van Neste et d'un organiste. Cette année encore, partout dans le Royaume de Belgique, Noël est un happy day parfaitement orchestré...

Dans les cafés et les estaminets, le tube de l'année, est signée Andy Williams et c’est “White Christmas”.
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1 week ago
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1967 : Ginette Reno chante Noël
En anglais, elle a pour titre "Jingle Bells". Traduction : « Tintez grelots ». La chanson est enregistrée pour la première fois le 30 octobre 1889. Document d'époque...

En français, Jingle Bells devient « Vive le vent ». Le texte n'est pas non plus un perdreau de l'année 67, il a été adapté en 1948 par Francis Blanche.

En 1967, Ginette Reno a 21 ans. Elle démarre sa carrière au début des années 60, et a déjà plusieurs succès à son actif lorsqu’elle envisage d'enregistrer un album de Noël. Toutefois, pour ce projet, il faut tâter le terrain avec un premier titre. Ce sera « Vive le vent ».

Sa lecture du classique est arrangée dans un style léger, cuivres et rythmiques souples, qui fait le pont entre chanson de cabaret, les variétés 60s et un petit parfum jazz facile d’écoute.

Au tournant 1967–1968, Ginette Reno se produit à la Place des Arts à Montréal. Et c'est parti pour un petit tour de luge...

Et c'est banco ! Sa voix, son enthousiasme, son charisme : tout va participer à cette appropriation à succès d'un standard de Noël.

La patte de Ginette Reno apporte un côté plus jazzy et swing que les versions très « variété rétro » à la Tino Rossi. Conséquence : c'est un succès à la maison, mais aussi en France et en Belgique.

La version de Ginette Reno figurera sur l’album « Noël avec Ginette Reno », qui parait en 1968, sixième album studio. Il sera d'ailleurs réédité plusieurs fois tant il est devenu un classique des fêtes au Québec.
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1 week ago
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1976 : Les enfants regardent "Les visiteurs de Noël" à la télé
Au programme, un contenu divertissant et interactif, spécialement conçu pour les enfants avec des jeux, des sketches, de la musique, de l'humour de saison et quelques invités.

Les Visiteurs de Noël, c'est avant tout une idée de Christophe Izard, le directeur des programmes jeunesse de TF1.

D'ailleurs, en 1975, il va décliner le concept deux fois. "Les visiteurs de Noël" le 24 et "Les visiteurs du nouvel an" le 31 décembre.

Et cela va tellement bien marcher que, l'année suivante, "Les visiteurs de Noël" va devenir une émission quotidienne, programmée durant les congés scolaires, du lundi au vendredi, en début d’après-midi.

Le plateau des visiteurs du mercredi se pare alors d'un décor féerique, avec des sapins enneigés, puis, les années suivantes, des chalets.

En décembre 1976, Daniel Guichard est invité de Christophe Izard. Il raconte SON souvenir de Noël...

Pierre et Marc Jolivet animent l'émission dès 1976. À partir de 1977, ils se déguisent en clowns. L'émission connaît un énorme succès en France et en Belgique auprès des jeunes. Chaque année, c'est une nouvelle aventure. On y verra par exemple Fabienne Thibeault (en 1979) et Michel Fugain (en 1980)...

Les visiteurs de Noël tiendront l'antenne jusqu'en 1982... avec, en vedette internationale, un certain Scoubidouuuuu...
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2 weeks ago
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1963 : Noël à la plage avec les Beach Boys
Les Beach Boys mettent Santa Claus, rebaptisé "Little Saint Nick" (le titre de la chanson), au volant d’un hot-rod candy apple red. Il s'agit d'une voiture modifiée pour la vitesse (le moteur est gonflé, le châssis abaissé), icône de la culture surf et des plages du Pacifique.

Déjà, dans l'introduction de la chanson, pas de clochette... mais une ambiance festive !

Pendant que, chez nous, Tino Rossi susurre sous les guirlandes, Brian Wilson fait rugir les rennes à 4 vitesses.

C'est court, c'est efficace. Durée 1:58. Avec, en prime, le son typique des Beach Boys : harmonies vocales a cappella, basse surf et batterie rock'n'roll.

Saint Nick en voiture surf, le 45 tours termine 5e dans les classements aux USA.

"Little saint nick" sera également remixé en stéréo l'année suivante. Nouvelle date de sortie : 9 novembre 1964. Et là, l'exportation marche à merveille, Tino Rossi n'a qu'à bien se tenir à sa cheminée chez nous, c'est le déferlement Beach Boys à Noël, en stéréo...

"Little saint nick" ouvre la voie à l'album Noël des Beach Boys, certifié disque d'or, le fameux "The Beach Boys' Christmas Album", qui sort lui aussi en 1964. Une 3e version sera même enregistrée en juin 1964 pour le 6e album du groupe, mais elle sera finalement retirée du 33 tours. Il faudra attendre 1991 pour qu'on puisse enfin l'entendre, mais sur un CD.
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2 weeks ago
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1960 : Dalida s'empare de « Petit papa Noël »
Cette chanson est composée par Henri Martinet et et Raymond Vincy, en 1944, sur un thème marquant : la fête de Noël durant la guerre. Les paroles sont réécrites en 1946 pour en faire une prière d’enfant sans référence au conflit.

Tino Rossi enregistre la chanson pour le film "Destins" de Richard Pottier, où il l’interprète à l’écran : c’est là que « Petit Papa Noël » est révélée au public.

Voici la version originale... de 1946…

Sortie à l'origine sur un 78 tours, la chanson devient progressivement l’hymne de Noël en France. Elle est même, aujourd'hui, considérée comme LE titre francophone de saison le plus vendu de l’histoire, avec plus de 30 millions d’exemplaires écoulés, toutes éditions confondues.

Durant les années 50, chaque année, les radios et télévisions la remettent en avant au moment des fêtes, installant durablement l’image de Tino Rossi comme LA “voix de Noël” dans la mémoire collective, tant en France qu'en Belgique.

Puis, en 1960, Dalida va casser le joujou. Elle enregistre SA lecture de « Petit Papa Noël », pensée comme une simple petite chanson de saison...

En 1960, Tino Rossi est déjà un peu daté... Il suffit d'écouter Dalida pour le comprendre...

Là où Tino Rossi impose une berceuse solennelle très années 40, Dalida offre une lecture plus souple, avec un habillage orchestral feutré, très “lumières de Noël". Le 45 tours est publié en décembre 1960, mais la version sera régulièrement rééditée sur des compilations de Noël, notamment sur les coffrets “Masters 1956‑1962”.

Rossi, voix corsée, 78 tours Pathé et film en noir et blanc. Dalida, star de l’ère Barclay, 45 tours spécial fêtes et orchestre de Raymond Lefèvre. Faut-il vraiment choisir un camp ? Allez, soyons galants…
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2 weeks ago
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1970 : "Santa Claus is coming to town", ce film inconnu sous nos latitudes
Réalisé par Jules Bass et Arthur Rankin Jr., le film doit soigner la musique qui l'accompagne. Le projet est confié à deux producteurs éminents, qui ne vont pas aller chercher bien loin. Ils vont simplement adapter de nombreux standards de Noël, comme celui-ci, qui donnera son titre au film..

Pour la petite histoire, ce que vous entendez est la voix de Fred Astaire.

"Santa Claus is coming to town", voilà le titre du téléfilm. Traduction : Père Noël arrive en ville. Le budget est modeste. La production utilise d'ailleurs la technique “Animagic” qui a produit des icônes comme Rudolph (1964) ou Frosty (1969). C'est un film d'animation sans grande prétention. Et pourtant, sa diffusion va être très suivie le 3 décembre 1970.

Fred Astaire raconte l’origine du Père Noël, qui est bien entendu américain et pas finlandais.

Mais quelle est cette histoire ? L’orphelin Kris Kringle arrive à Sombertown, ville grise sous le joug d'un tyran. Il va défier les interdictions en apportant de la joie, des jouets et beaucoup de couleur. Puis, il épouse la maîtresse d’école Jessica, il fonde une famille et devient le Père Noël. Voilà donc… la véritable histoire !

Vous devez vous dire : je n'ai jamais entendu parler de ce film d'animation ? C'est peut-être normal. Ce qui est devenu une madeleine pour les Américains ne l'aura jamais été pour les petits Belges. Aucun doublage à l'époque, aucune version adaptée non plus. Il faudra attendre le DVD pour que ce monument de la télévision américaine ne débarque chez nous, beaucoup plus tard.

D'ailleurs, il y a fort à parier que ce n'est pas la voix de Fred Astaire qui vous vient en premier, quand on vous parle de "Santa Claus is coming to town"... mais probablement celle de Michael Jackson !
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2 weeks ago
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1979 : Au théâtre ce soir avec "Le Père Noël est une ordure"
Nous sommes en octobre 1979 à Paris. Happy Day pour la troupe du Splendid. Elle vient de créer un monument d'humour débridé. C’est une comédie sarcastique, qui met en scène une soirée de Noël particulièrement désastreuse dans un centre d’écoute destiné à aider des personnes en détresse psychologique ou souffrant de solitude.

Oui oui, c'est bien "Le Père Noël est une ordure", mais sur scène...

Soir de Noël... c'est l'heure de déballer les cadeaux.

Créée en octobre sur la scène du Splendid, la pièce attire les foules à Paris. Durant les fêtes, c'est même la cohue. Il n'y a pas assez de places et de représentations pour tout le monde. Rarement le public avait vu quelque chose d’aussi loufoque.

Après avoir joué à guichets fermés dans leur théâtre, la troupe déménage en janvier 1980 à la Gaîté Montparnasse. C’est là que la pièce sera filmée par Philippe Galland, qui était alors le compagnon d’Anémone.

Soir de première, une équipe d'Antenne 2 les suit à la trace...

On adore ses personnages caricaturaux et son humour noir mêlé à une critique sociale déguisée en farce burlesque. Et tout ça, sacrilège, un soir de Noël...

Il faudra attendre août 1982 pour que troupe adapte la pièce au cinéma, avec le succès qu'on sait. Tout cela sous la direction de Jean-Marie Poiré.

Le film va d'ailleurs raviver l'enthousiasme autour de la pièce, qui sera jouée des centaines de fois, en France, en Belgique, par des centaines de troupes... pour devenir un classique absolu, dont les répliques vont rester pour la postérité..

Tout comme la musique du film, d'ailleurs, signée... Vladimir Cosma...
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2 weeks ago
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1964 : Claudia Sylva chante "J'ai pleuré"
28 semaines de présence dans les meilleures ventes, Claudia Sylva ne pouvait pas rêver mieux.

Mais, quelle est donc cette chanson qui sera son unique grand succès ? Cettechanson, c'est "J'ai pleuré"...

Claudia Sylva est née le 31 janvier 1947 à Binche. Cette chanson, composée et écrite par Benny Couroyer, un autre Binchois célèbre comme chef d’orchestre et compositeur, a rencontré un succès considérable chez nous en Belgique, mais aussi en Flandre et en France.

La chanson exprime une mélancolie sentimentale, avec un texte simple évoquant la douleur et la tristesse d'une séparation amoureuse. « J'ai pleuré » est notable notamment grâce à son gimmick, qui reste (depuis tout ce temps) en mémoire.

Mais quel gimmick ? Le lolololo évidemment !

Pas étonnant que ce yodl ait trouvé écho en dehors de nos frontières, en Allemagne et en Autriche, mais aussi en Suisse. Et ce n'est pas tout ! La chanson de Claudia s'est exportée de l'autre côté du mur de la langue, grâce à un groupe anversois, The Strangers. "J'ai pleuré" donne alors "'K Hem Geblet"...

"J'ai pleuré" reste son seul fait d'arme de Claudia Sylva, même si, avec le temps et le nombre de passages dans les guinguettes, d'autres titres ont fini par s'installer, comme "Je te donne mon cœur" ou "Dis-moi ton secret". Pourtant, jamais la Binchoise ne parviendra à égaler ces 28 semaines de présence du hit-parade en 1965. Alors... pourquoi pleurer ?
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3 weeks ago
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1966 : Minimax concurrence Salut les Copains sur Radio Luxembourg
Face à Europe 1, RTL n'a pas la cote auprès des jeunes. Donc Président Rosko est attendue comme le messie. Le Hit Parade change de nom et devient Minimax, émission diffusée de 16 à 18 heures, dans un format dynamique et assez novateur. C'est un hit-parade avec un minimum de paroles, entrecoupé de nombreux jingles. C'est à ce moment-là qu'on commence à entendre à la radio "minimum de bla-bla, maximum de musique", qu'on entend toujours...

Rosko apporte ainsi un style DJ américain, très rythmé, influencé par les stars de l'époque comme Wolfman Jack, avec un ton provocateur et une énergie complètement dingue. En studio, il est assisté de Sam Bernett, dans ce qui est le tout premier studio automatique de RTL.

Rosko va jusqu'à fabriquer lui-même certains jingles.

Et c'est bingo. L'émission réussit à attirer un public plus jeune, ce qui redynamise RTL qui peinait face à la popularité d’Europe 1. Minimax va pourtant durer moins de temps qu'on l'espérait, puisque l'émission s'arrête (accrochez-vous) en mai 1968.

Après son passage sur RTL, il rejoindra BBC Radio 1. Dans les années 1980, il animera aussi des émissions spéciales sur la RTB en Belgique...

Rosko marquera durablement l’histoire de la radio française par son style et son influence sur les programmations futures. On dit de lui qu'il est peut-être l'un de pères de la radio musicale en France et en Belgique.
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3 weeks ago
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1970 : "L'aveu" de Costa-Gavras au cinéma
Le sujet est grave. C'est un drame politique franco-italien basé sur un récit autobiographique. Celui d'Artur London, un haut responsable du régime communiste tchécoslovaque accusé à tort d'espionnage. Le personnage principal est interprété avec intensité par.... Yves Montand.

L'histoire se déroule en janvier 1951 à Prague, où London, après avoir été enlevé, est soumis à la torture psychologique et physique. Contraint, il finit par avouer des crimes qu'il n'a pas commis sous la pression. Le film dénonce puissamment les pratiques staliniennes d'exaction et de manipulation au sein des régimes communistes d'Europe de l'Est, en insistant sur la destruction morale des accusés et les procès politiques truqués.

Le réalisateur Costa-Gavras choisit Yves Montand, qui a été lui-même proche du Parti communiste dans sa jeunesse, pour incarner Artur London. Le film est considéré comme anti-stalinien, mais pas vraiment anti-communiste.

Yves Montand est la figure parfaite de l'homme brisé, traqué dans une atmosphère anxiogène. Le film est long, très long : 140 minutes.

Aux côtés d'Yves Montand, un autre monument, Simone Signoret...

Montand est déjà une énorme vedette chez nous en Belgique. Ce film puissant et engagé va marquer les esprits. Il reste un classique du cinéma politique européen par sa façon radicale de raconter le poids du système stalinien sur les hommes et les esprits en 1970.

Et tout ça sur une musique, splendide, signée... Giovanni Fusco
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3 weeks ago
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1967-1968 : Bonnie & Clyde réunissent Gainsbourg et BB
Ce film américain raconte l'épopée d'un célèbre couple de braqueurs-criminels du gang Barrow, quelque part dans les années 30.

À l'affiche de Bonnie et Clyde, un duo de légende, Warren Beatty et Faye Dunaway....

En 1967, Serge Gainsbourg entame une relation artistique, mais surtout amoureuse avec Brigitte Bardot, pour qui il se met composer. Premier essai : Bonnie et Clyde.

Serge Gainsbourg puise son inspiration directement du film, mais aussi du poème « The Trail’s End », rédigé par Bonnie Parker alors qu’elle savait sa fin proche. Bardot, passionnée par le projet, se laisse convaincre. Elle encourage même Gainsbourg à écrire ce titre malgré leur relation artistico-sentimentale.

La voix de Brigitte est fabuleuse, mais sait-elle chanter ? Rien n'est moins sûr. Gainsbourg opte donc pour une narration parlé-chanté, en reprenant la première strophe du poème de Bonnie Parker, installant une ambiance fatale... et terriblement sensuelle... Et ça commence comme ça...

L’arrangement musical pop psychédélique accentue la tension du récit. C'est du Gainsbourg amoureux pur jus. La voix de Bardot apporte une douceur contrastant avec la gravité de l'histoire. Le succès est immédiat. Cette chanson, c'est comme un film. D'ailleurs, le titre reste, aujourd’hui, l’une des pièces maîtresses du répertoire français, tant elle souligne l’audace littéraire et la parfaite maîtrise syntaxique de Serge Gainsbourg.

Le couple est très demandé. Gainsbourg et Bardot vont même chanter sur scène, costumés et armés, mimant la complicité dangereuse du véritable couple légendaire...

En France, le 45 tours entre dans le classement la deuxième semaine de février 1968. Chez nous, en Belgique, au même moment, le single se classe durant huit semaines et fera partie des meilleures ventes de l'année... Il portera l'album Initials BB, qui sortira en juin 1968...
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3 weeks ago
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1979 : Ottawan cartonne avec "D.I.S.C.O." – Le tube disco français qui a conquis l’Europe
Nous sommes en novembre 1979. Happy Day un groupe français dont le premier single va connaître un succès presque invraisemblable. C'est un titre disco écrit et composé par Daniel Vangarde et Jean Kluger. Pour l'interpréter, ils font appel au groupe Ottawan, qui est totalement inconnu. La chanson est enregistrée pour l'occasion en français et en anglais. Tant qu'à faire, selon les pays, on met la version anglaise en face A ou en face B.

Ottawan, c'est évidemment une référence à la ville canadienne. Mais c'est surtout l'union de 2 artistes. D'un côté, Patrick Jean-Baptiste. Né Guadeloupe, il chante dans les églises. Puis il part travailler pour Air France à Paris. C'est là qu'il forme un groupe appelé Black Underground et qu'il rencontre le producteur Daniel Vangarde.

Je disais donc RENCONTRE. Notre Patrick Jean-Baptiste est rejoint par Annette Etilce, qui est non seulement chanteuse, mais aussi danseuse. Ensemble, ils forment le groupe Ottawan. Parrticularité du duo : son look, qui n'a finalement rien de super original en pleine période de transition disco-funk : une combinaison à paillettes vert fluo et des plumes de perroquets.

Dès les premières notes, on entend qu'on peut entrer dans la danse... Cette chanson, vous la connaissez par cœur, c'est "D.I.S.C.O.". Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que chaque lettre du mot "DISCO" est utilisée pour décrire une fille Que ce soit en français... ou en version originale... de toute façon, c'est la même crèmerie... C'est juste qu'on dit alors "D AIE S CI O".... L'air de rien, cette version anglaise va rapidement trouver son public et s'exporter. Numéro 1 chez nous. Numéro 3 en Allemagne. Numéro 5 au Royaume Uni. Tête des ventes en Norvège, aux Pays-Bas. Et double disque d'or : 500 mille exemplaires pour la version française et 500 mille pour la version anglaise. Ottawan n'a pas fait les choses à moitié. Seul regret ? L'Amérique n'a jamais vraiment souri au groupe français, ni New York, ni Québec ni même cette bonne ville d'Ottawa...
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1974 : “La Petite Maison dans la Prairie”, le feuilleton qui a conquis nos cœurs
Nous sommes le 30 mars 1974. Happy Day pour les familles américaines. Alors que nous dormons paisiblement en Europe, la chaîne NBC diffuse un téléfilm pilote baptisé "The Little House on the Prairie".

Cette adaptation - d'une série de romans de Laura Ingalls Wilder - raconte l'histoire d'une famille de pionniers, les Ingalls, des fermiers venus s'installer dans le Minnesota, dans une ville fictive, au 19e siècle.

A priori, ce n'est pas le genre de sujet qui va intéresser les foyers à une heure de grande écoute. Et pourtant, la famille va créer l'événement. Résultat : le 11 septembre 1974, le téléfilm devient une série et la première saison est diffusée.

Générique !

L'acteur principal, Michael London, crève l'écran dans le rôle de Charles Ingalls. Autre vedette rapidement : Melissa Gilbert, qui incarne Laura Ingalls Wilder, l'auteure des romans.

Ce qui fascine le public américain ? La série raconte un peu son histoire. Elle mêle des épisodes dramatiques et plus légers, autour de solides valeurs familiales, de l’entraide, de l’école, de la foi (aussi) et du courage face aux difficultés de la vie rurale du XIXe siècle.

Le décor, on l'a compris, est le village fictif de Walnut Grove, même si les extérieurs ont, en réalité, été tournés en Californie.

Chez nous, il faut attendre décembre 1976 pour que TF1 diffuse, pour la première fois, un épisode de la série en version française.

Dès son arrivée, la série rencontre un incroyable succès chez nous. Si cette histoire n'est pas la nôtre, ce sont en fait les personnages attachants qui nous fascinent : Charles, Caroline, Laura et Mary Ingalls et puis Nelly Oleson et sa diabolique maman.

Au bout du compte, "La Petite Maison dans la Prairie" comptera 205 épisodes de 50 minutes, étalés sur 9 saisons et déclinée en plusieurs téléfilms. Après TF1, c'est Télé Luxembourg qui adoptera la famille Ingalls.

Allez, l'heure est est venue de descendre de la colline dans l'herbe merveilleusement verte, avec Laura et son chien... Fermez les yeux….
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4 weeks ago
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1965 : “Qui est in, qui est out” — Gainsbourg trouve enfin son public
Nous sommes en décembre 1965. Un 45 tours va ENFIN offrir à Serge Gainsbourg une petite place au soleil. Jusqu'ici, il n'a pas eu beaucoup de chance avec le succès. Sa période jazz et percussions n'a pas vraiment été reconnue par le public.

D'ailleurs, quelques mois plus tôt, en février 1965, Barbara propose à Gainsbourg de faire une série de concerts avec elle. Devant l'hostilité du public, il choisit de mettre un terme à cette collaboration. Et cette frustration sera tenace : Serge ne remontera pas sur scène avant 1979.

Son seul fait d'arme, jusqu'ici, c'est Couleur Café, mais à sa sortie en 1964, c'est très, très loin d'être un succès...

En 1965, Gainsbourg sent qu'il doit changer quelque chose dans sa manière d'écrire et de composer. Dont acte. Il n'a jamais été très ye-ye, mais il sait qu'il faut évoluer de plus en plus vers un son pop, s’éloigner du jazz et des premiers styles plus sensibles de sa carrière.

Une chanson va lui permettre de s’adresser au public des yé-yé, dont il critique pourtant à la fois le style et les paroles.

“Qui est « in » qui est « out »” devrait faire l'affaire. Cette chanson, libérée en décembre 1965, marque une étape importante dans sa carrière, puisqu'il se laisse influencer par la scène franco-anglaise de l’époque.

Le titre reflète d'ailleurs le regard ironique de Gainsbourg, jouant sur les notions “in” et “out” qui marquent la culture pop et la jeunesse des années 60.

Le disque est enregistrée à Londres. Et cela s'entend...

Bingo, le 45 tours est adopté par "Salut les copains" et c'est parti pour la gloire. Cette chanson va d'ailleurs le mener à collaborer avec de grandes figures de l'époque comme la magnifique Brigitte Bardot, à qui il va écrire “Harley Davidson” et “Bonnie and Clyde”.

Serge Gainsbourg devient alors un auteur-compositeur-interprète incontournable de la pop française. Un peu à part, certes, mais seul capable d’allier provocation, style et mélodie dans l'air du temps. Classique et jazz sont rangés de côté.

Résultat ? Quelques mois plus tard. Serge Gainsbourg est invité, en avril 1966, à participer à la « photo du siècle » avec quarante-cinq autres vedettes françaises du mouvement yéyé... Bref, la boucle est bouclée...
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1 month ago
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1977 : “Ballade pour Adeline”, le prodige Clayderman est né
Nous sommes le 14 avril 1977. Happy Day pour Philippe Pagès. Ce jeune pianiste de 23 ans s'empare d'un prénom féminin, qui va changer sa vie et fait sa première télé chez Danielle Gilbert.

Quelques mois plus tôt, le jeune garçon formé au Conservatoire de Paris effectue une audition parmi 20 autres pianistes pour l’enregistrement d’une ballade composée par Paul de Senneville, déjà à l'origine de plusieurs musiques de film.

Son toucher délicat et sa technique séduisent immédiatement les producteurs, qui semblent déceler chez ce blondinet impeccable... un immense potentiel.

Problème : Philippe Pagès, ça sonne très français. Pour faciliter sa carrière internationale, il devient Richard Clayderman.

Un nom qui n'est pas choisi au hasard. C'est une référence au nom de sa arrière-grand-mère. Et c'est surtout facile à prononcer à Londres et à New York.

Quelques mois plus tard, le 45 tours est prêt et, dès les premières notes de "Ballade pour Adeline", on comprend qu'on a affaire à une petite bombe...

Bon, remettons ce piano dans le contexte de l'époque, 1977. Les radios sont dominées par la musique disco, donc rien n'est gagné d'avance. Et c'est précisément ce qui rend son succès d’autant plus remarquable (et singulier).

Son producteur pense qu’un score de 10 000 exemplaires serait déjà un succès, mais les ventes vont dépasser TOUTES les attentes. Le monde entier s'emballe et, hop, nous voici déjà à 22 millions d'exemplaires !

La recette ? La simplicité et la pureté de sa mélodie. La ballade suit une structure phrasale classique avec une introduction de deux mesures, un thème principal et une reprise d’octave plus haute. C’est un génie commercial, d'accord, mais du génie !

Clayderman est prophète en son pays, mais il est surtout invité partout dans le monde... notamment dans des émissions télé aux États-Unis, où il devient une immense star...

"Ballade pour Adeline" n'est plus une musique, c'est un monument, notamment en Chine où le titre a été omniprésent dans les lieux publics à l’ouverture du pays vers l’Occident.

Richard Clayderman a souvent exprimé son étonnement face à la carrière que ce morceau lui a offert, avouant qu’il n’avait jamais envisagé une telle destinée. Pour lui, cette composition contient “quelque chose de limpide et d’évident”, une mélodie simple qui (et il a probablement raison) transcende le temps....
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1975 : Patricia Hearst, la libération qui bouleverse l’Amérique
Nous sommes en septembre 1975. Happy Day pour Patricia Hearst. Des agents du FBI déguisés / pénètrent dans un appartement à San Francisco. Objectif : la libérer du joug de ses ravisseurs.

Patricia Hearst, c'est l'héritière du magnat de la presse. Elle est étudiante à Berkeley lorsqu’elle est enlevée le 4 février 1974 par un groupuscule d’extrême gauche, l’Armée de libération symbionaise (ALS).

L’enlèvement s’est déroulé dans l’appartement qu’elle partageait avec son compagnon Steven Weed. L’ALS cherche d’abord à échanger Patricia contre la libération de prisonniers du groupe. Les autorités refusent. La famille, elle, retient son souffle.

Oui, Patricia a 20 ans. Elle vivait dans un quartier cossu et sa famille attend son retour. C'est presque un film, mais en 1974, c'est juste la réalité.

Après un clair refus des autorités, ses ravisseurs exigent que la famille Hearst distribue plusieurs millions de dollars de vivres aux plus démunis de Californie, ce qui entraîne d’immenses distributions chaotiques.

Les semaines passent et la jeune Patricia apparaît dans des messages audio étranges, diffusés à la presse où elle adopte le discours de ses ravisseurs, critiquant sa propre famille et la société américaine. Elle prend alors le pseudonyme de « Tania » et déclare rejoindre la cause révolutionnaire de l’ALS.

Patricia participe à un braquage de banque, où elle est aperçue armée. Elle fait alors la Une des médias ; elle sera impliquée dans d’autres exactions de l’ALS sur plusieurs mois. La question centrale demeure : Patricia agit-elle sous la contrainte ou a-t-elle sincèrement rejoint ses ravisseurs ?

Après la spectaculaire attaque d’un immeuble de Los Angeles par la police, Patricia Hearst reste cachée jusqu’à son arrestation en septembre 1975...

Son procès passionne le monde entier : elle affirme avoir subi menaces, maltraitances et un enfermement dans un placard pendant 57 jours. Mais voilà, le doute subsiste. Patricia sera reconnue coupable de vol à main armée, condamnée à sept ans de prison, mais libérée après vingt-deux mois grâce à la clémence de Jimmy Carter. Elle sera totalement graciée par Bill Clinton, bien des années plus tard.

Son histoire a inspiré de nombreux débats, des œuvres de fiction et des analyses, mais aussi une chanson, "You Got Your Baby Back"... en 1976...
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1979 : Dave, entre musique et cinéma dans “L’Esprit de famille”
Nous sommes le 28 février 1979. Happy Day pour Dave, il fait aujourd'hui ses premiers pas au cinéma dans un long métrage, où le chanteur joue son propre rôle... Il a également accepté de composer la musique. "L'Esprit de famille" est un film signé Jean-Pierre Blanc.

Avec quelques mises en abime, dont cette émission télé de jeu, animée par André Torrent, avec Dave pour invité et Michel Serrault qui regarde la télé. C'est succulent !

L'Esprit de famille, c'est une chronique à la française. Un père médecin généraliste, Michel Serrault. Une mère, artiste à ses heures, Nicole Courcel. Et leurs quatre filles, dont Pauline, 17 ans en Terminale qui rêve de devenir romancière. Pauline vit sa première passion amoureuse avec Pierre, un peintre beaucoup plus âgé qu'elle. Problème : elle apprend qu'il est déjà marié et père d'une fillette…

Dave n'est pas peu fier. Le 4 mars 1979, il est invité sur Antenne 2 pour parler de cette première expérience de composition pour le cinéma... et de son intérêt pour le 7e art....

Bon, ne nous emballons pas. Le film va faire un grand plouf. C'est un instantané de la production cinématographique familiale française de la fin des années 1970. Et cela ne vole pas très haut. Un détail se démarque, justement, la musique de Dave. En 1979, le chanteur néerlandais profite de cette nouvelle aura pour dévoiler son côté sombre... Il chante : "La vie qui va pas".
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1964 : Jean Ferrat et “La Montagne”, l’hymne éternel de l’Ardèche
Nous sommes le 12 novembre 1964. Happy Day pour un auteur-compositeur-interprète français. Ses chansons à texte (poétiques, parfois engagées), font déjà sa réputation à Paris, loin de sa montagne. Un titre amoureux de l'Ardèche va devenir, au fil du temps, son plus grand succès.

En 1964, Jean Tenenbaum a 34 ans. Il sort son premier 45 tours en 1958 et son premier 33 tours, "Deux enfants au soleil", en 1961. Il reçoit alors le prix de la SACEM.

Depuis quelques années, Jean Tenenbaum a changé de nom. En voyant sur une carte de France la ville de Saint-Jean Cap Ferrat, il devient Jean Ferrat. En 1962, il fait la connaissance d'Isabelle Aubret. Une rencontre déterminante, mais surtout le début d'une grande complicité artistique. Notamment pour ce titre, "On ne voit pas le temps passer".

En 1964, Jean Ferrat achète une maison en très mauvais état à Antraigues-sur-Volane, une très ancienne commune française, située dans l'Ardèche. Durant les travaux de rénovation, il loge dans une auberge tenue par une artiste, du nom d'Hélène Baissade. Elle racontera plus tard que Jean Ferrat a écrit les paroles de "La Montagne" dans cette auberge et qu'il y a même composé la musique sur son piano.

Cette version des faits sera démentie par le biographe Robert Belleret, qui affirmera plus tard qu'il s'agit d'une légende. Ce qui est certain par contre, c'est que Ferrat est amoureux de la montagne.

La Montagne, la chanson, exprime la nostalgie l’exode rural, un phénomène qui touche déjà profondément la France à cette époque. Les paysans quittent la campagne pour la ville. Jean Ferrat exprime tout simplement SA douleur.

L'air de rien, l'artiste vient de signer l'une des premières chansons écologistes de l'histoire, même si Ferrat considérait l’écologie comme la vie des hommes dans leur environnement, plus que la nature seule.

Et c'est un très, très grand succès, de vente, mais surtout sur scène.

La montagne, Ferra finira par s'y installer en 1973. Depuis lors, les habitants de la commune d'Antraigues-sur-Volane se sont approprié la montagne en la surnommant « notre chanson ».
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, Daniel Balavoine, les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Françoise Hardy, Dutronc, Annie Cordy, les Shadows, Ray Charles, Dave, Sheila, Alain Delon, Nicoletta, Michèle Torr, et bien d'autres. Ce podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma et les séries TV cultes de l’époque, la télévision, sans oublier les découvertes scientifiques et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode de Happy Days vous invite à revivre des moments positifs et joyeux, pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 et 70, de 1960 à 1980.