Caroline Gutmann travaille dans l’édition et anime l’émission littéraire Postface sur RCJ.
Après une hypokhâgne et une khâgne à Fénelon, elle a suivi des études de lettres.
Ayant commencé en tant que stagiaire chez Le Livre de poche, elle a ensuite travaillé pour le service de presse d’Hachette Littérature. Après un passage par les éditions JC Lattès, elle est retournée chez Fayard, où elle est restée seize ans.
Elle est directrice du service de presse et de la communication aux Éditions du Seuil depuis 2010.
Après « Le Secret de Robert le diable » , « Le Testament du Docteur Lamaze », « Le Syndrome Nerval », « Les papillons noirs » est son quatrième roman.
Caroline Gutmann a aussi écrit un feuilleton pour France-Culture sur la fin de la vie de Nerval.
Caroline Gutmann travaille dans l’édition et anime l’émission littéraire Postface sur RCJ.
Après une hypokhâgne et une khâgne à Fénelon, elle a suivi des études de lettres.
Ayant commencé en tant que stagiaire chez Le Livre de poche, elle a ensuite travaillé pour le service de presse d’Hachette Littérature. Après un passage par les éditions JC Lattès, elle est retournée chez Fayard, où elle est restée seize ans.
Elle est directrice du service de presse et de la communication aux Éditions du Seuil depuis 2010.
Après « Le Secret de Robert le diable » , « Le Testament du Docteur Lamaze », « Le Syndrome Nerval », « Les papillons noirs » est son quatrième roman.
Caroline Gutmann a aussi écrit un feuilleton pour France-Culture sur la fin de la vie de Nerval.
POST FACE - Emission Littéraire présentée par Caroline Gutmann
Elle reçoit Laurent Lemire pour son livre « Quartier général de la folie » chez Kubik editions
Et le Docteur Hélène Rossinot pour son livre « Revivre malgré la douleur » aux éditions Robert Laffont
Un lieu qui « sentait le fond de vieille cale ». C'est ainsi qu'Albert Londres présentait l'infirmerie spéciale du dépôt de la préfecture de police de Paris. Tous les naufragés mentaux échouaient dans cette annexe du Palais de justice de l'île de la cité. De 1920 à 1934, un psychiatre y régna en maître absolu. Il se nommait Gaëtan Gatian de Clérambault (1872-1934) et il a marqué la médecine mentale de son époque.
À la fin des années 1920, il supervise les avancées de Jacques Lacan qui le désignera comme « son seul maître en psychiatrie » pour ses contributions dans la compréhension des délires. Il faut dire qu'il avait à sa disposition une mine intarissable : la misère parisienne.
Les intoxiqués, les bizarres et les insensés, envoyés par les commissariats de quartier, défilaient dans son cabinet. Près de 2 000 personnes par an étaient ainsi amenées et triées dans ce service d'urgence. Construit autour d'une série de petits chapitres – qui sont comme autant de scénettes (Le Paris des insensés, les polémiques avec les surréalistes, Jacques Lacan) –, ce livre fait ainsi surgir un personnage hors du commun grâce notamment aux certificats d'internement conservés dans les Archives de la préfecture de police de Paris.
Il restitue aussi, dans un style clair et précis, la façon dont les fous étaient perçus et traités dans le Paris de l'entre-deux guerres. Un livre grand public dans la lignée des précédents ouvrages de Laurent Lemire.
Laurent Lemire, journaliste, est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages principalement consacrés à l'histoire des sciences, dont Ces savants qui ont eu raison trop tôt (Tallandier, 2013), La Machine de Pascal (Grasset, 2021) et Milena et Albert Einstein : les secrets d'un couple (Tallandier, 2023). © Archive personnelle de l'auteur
Un livre puissant et réconfortant pour vous qui avez mal et refusez d'abandonner.
Je suis médecin. Patiente. Aidante. Femme.
J'ai longtemps écouté la douleur des autres sans oser parler de la mienne. Jusqu'au jour où j'ai compris que se taire empêche de faire changer les choses.
Ce livre, c'est tout ce que j'aurais voulu lire quand je me suis sentie invisible. J'y parle de l'errance, de la peur, du silence –; mais aussi de cette force incroyable qu'on trouve, un jour, contre toute attente.
Il s'adresse à ceux qui ont mal. À ceux qui accompagnent sans mode d'emploi. À ceux qui savent que souffrir ne doit plus condamner au silence. Et qu'il est temps, enfin, que notre société ouvre les yeux.
Médecin spécialiste de santé publique et de médecine sociale, le Dr Hélène Rossinot est une experte reconnue sur la question des aidants. Elle est l'auteure de Aidants, ces invisibles, récompensé par l'Académie de Médecine en 2020 et de Être présent pour ses parents. Elle intervient régulièrement auprès d'entreprises, de collectivités et d'associations.
POST FACE - Emission Littéraire présentée par Caroline Gutmann qui reçoit Raphaël Enthoven pour « L’Albatros » aux éditions de l’Observatoire.
C'est l'histoire d'un fils qui accompagne sa mère sur le chemin de croix d'une maladie incurable et invalidante. C'est l'histoire d'une pianiste dont la pathologie paralyse les mains, d'une écrivaine vouée à veiller sur les disparus, dont les souvenirs s'estompent à mesure qu'elle perd la tête, et qui, comme on envoie des chevaux contre des tanks, lutte par la musique et l'érudition contre une saloperie neuro-dégénérative.
Mais c'est aussi l'histoire de la victoire posthume des mots sur la mort, et de tout ce qui, d'un livre à une mélodie, survit au désastre et nargue le malheur. Sous la figure d'une femme encombrée par ses ailes de géant mais qui, de retour à son bureau, tutoyait les cimes d'un vol de plume, L'Albatros raconte que tout ne disparaît pas quand le corps se décompose.
Ce récit bouleversant est à la fois le journal de bord d'un naufrage et le conservatoire d'un talent disparu. Avec une tendresse infinie et une lucidité douloureuse, Raphaël Enthoven nous offre un texte poignant, où la descente aux enfers côtoie les retours en grâce.
Un livre ne peut changer le monde mais il peut vous changer la vie. Un livre. N’importe lequel si vous avez l’impression qu’il a été écrit pour vous.
Primo Levi écrit dans Si c’est un homme comment un roman a accompagné, dans un baraquement du camp d’Auschwitz III-Monowitz, le jeune homme de vingt-cinq ans qu’il était, malade, et qui ignorait alors si ses voisins de lit et lui-même allaient être exécutés.
Cette expérience si forte et si singulière de la lecture, telle que nous la raconte Fabrice Gaignault, est inoubliable. Il nous le dit : chaque livre est une aventure intime. Chaque livre, comme celui-ci, a son secret.
« Le centre du monde s’appelle le Central : c’est à cette place que je m’installe, une place en corbeille, au deuxième rang derrière la petite rambarde de fer forgé marquant la frontière avec le parquet, dans cette salle aujourd’hui disparue. J’y ai vécu, et continue peut-être d’y vivre, l’imagination n’en étant pas morte, les moments les plus heureux de mon enfance, de mon adolescence aussi. »POST FACE
Emission Littéraire présentée par Caroline Gutmann
Elle reçoit Gérald Tenenbaum pour son livre « Les Rues Parallèles » chez Cohen et Cohen.
Et Jean Rene Van der Plaesten pour le livre « La vie à contre-courant » aux éditions du Rocher, deux recueils de nouvelles.
Une résidence d'auteur peut retenir un secret déchirant pendant des décennies ; un orage peut précipiter une décision longtemps contenue ; un marchand de primeurs peut d'un seul mot exprimer le sceau du destin ; un ticket de métro usagé peut réveiller le passé ; le bureau d'un professeur de physique italien peut révéler l'origine d'un adagio universellement célèbre ; le dessin des rues d'une petite ville peut chambouler la vie d'un écrivain...
Traversé par le fil rouge de l'absence, ce recueil de textes courts convie à un voyage initiatique parsemé d'émotions et installe un bouleversant dialogue entre l'imaginaire et le monde tangible. Mythologies croisées, histoire revisitée, traditions repensées et merveilleux redessiné sont à la manœuvre. S'en dégage une petite musique du soir où les objets dits inanimés et les phénomènes dits naturels font résonner le manque essentiel, que le passé colore et le destin attise.
Professeur à l'université de Lorraine, Gérald Tenenbaum est chercheur et écrivain. Ses publications littéraires s'inscrivent dans de nombreux genres : théâtre, poésie, essai, nouvelle, roman. L'auteur signe ici son troisième opus publié chez Cohen&Cohen éditeurs.
« On signe une nouvelle comme on saute dans le vide. Ce qui compte, c'est la chute. Ces pages dégagent le parfum des vies défaites, se nourrissent de jeunes filles, de guerres précoces, de fidélité et de désespoir. L'auteur a l'art de réveiller des fantômes. Il a une voix qui porte, use d'une prose à la fois souple et corsetée, d'une jolie virtuosité.
Le livre est plein de force, d'inquiétude, de héros qui citent Wyndham Lewis et Marinetti.
Il est vivant. La tristesse surgit parfois. On sent battre le coeur d'un homme qui continue à aimer son pays et qui ne le reconnaît plus tout à fait. Jean-René a toujours été démodé. C'est une autre façon de dire qu'il est un classique.
On entre dans ce volume comme on prend un taxi un peu tard le soir, comme on regarde le nez collé à la vitre les silhouettes aux fenêtres du premier étage, ces inconnues vues de dos, dans leur petite robe noire. Cela prouve que la littérature est l'alcool que préfère Van der Plaetsen, définitivement écrivain. »(Extrait de la préface d'Éric Neuhoff )
Jean-René Van der Plaetsen, directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine, est l'auteur, aux éditions Grasset, de La Nostalgie de l'honneur (2017, prix Interallié, grand prix Jean Giono, prix Erwan Bergot) et du Métier de mourir (2020, prix Renaudot des lycéens).
POST FACE
Émission Littéraire présentée par Caroline Gutmann
Elle reçoit Amaury da Cunha qui publie un très beau livre de photos un peu rêvées sur sa Bretagne « Cœur bleu, voyage en Bretagne » chez Filigranes Éditions et Edouard Launet, écrivain et navigateur, qui publie « Victor à Bâbord, dans le sillage de Victor Hugo sur un voilier de 6 mètres » chez Arthaud.
Cœur bleu, voyage en Bretagne est un livre de photographies prises pendant une année autour du château des Flégés qui a marqué une partie de mon enfance. On y allait en coup de vent, deux ou trois fois par an, ce qui suffisait à me faire frémir et rêver.
Je me souviens d’une mare d’eau stagnante, d’un trésor qu’on disait caché sous la septième marche d’un escalier en granit, et de mon arrière-grand-mère malade qui ne quittait presque jamais sa chambre. Quarante après, je suis retourné au château pendant de courts séjours, au rythme des saisons.
J’ai photographié sans doute des souvenirs d’enfance, et j’ai aussi écrit sur ce qu’il ne m’était plus possible de voir. J’ai voulu entrer dans cette histoire comme dans un roman.
"Tous les grands romans nourris par les îles de la Manche ont en commun de s'échapper vers l'irrationnel tandis que leurs personnages sont happés par des sortilèges.
Tel est l'archipel de la Manche, dans la littérature comme dans la vie : un repaire de sorciers et d'ensorcelés. Victor Hugo fut des uns et des autres." Depuis près d'un demi-siècle, à la voile, Édouard Launet entreprend une exploration exhaustive des îles et cailloux de la Manche, cinquante ans de sa vie à traquer Victor Hugo lors de ses navigations dans cet archipel, lieu de son long exil, à renifler ses traces, à guetter son ombre sur la mer. À moins que ce ne soit l'inverse...
Dans le sillage du grand homme, ces croisières hugoliennes nous emportent dans une aventure quelque peu surnaturelle, emplie de fantômes et de coups de vents, d'esprits et de peurs, de drames et d'épiphanies, de rencontres improbables : ermites, seigneurs féodaux, marins et écrivains.
POST FACE - Émission Littéraire présentée par Caroline Gutmann qui reçoit Etienne de Montety Rédac-Chef du Figaro littéraire pour « Pour mon fils » aux éditions Arthaud
Les coups de cœur de Barbara Lambert :
Ce récit de Raïssa Kessel est pour ainsi dire légendaire. Les amis de "Jef" racontent qu'il conserva toute sa vie les carnets manuscrits de sa mère et qu'il songea même à s'en servir pour écrire sa Promesse de l'aube. À la mort de Kessel, restait un paquet de feuilles, tapées à la machine, qui commencent par ces mots : "Mon fils me demande d'écrire mes souvenirs. Je le fais par amour pour lui."
Longtemps considéré comme disparu, ce texte était devenu un mythe dont on savait seulement qu'il relatait la saga de la famille Kessel. Exhumés aujourd'hui, les souvenirs de Raïssa racontent l'histoire poignante d'une famille juive dans la Russie de la fin du XIX? siècle, confrontée aux pogroms et aux mesures discriminatoires.
Partie d'Orenbourg pour étudier la pharmacie à Montpellier, Raïssa rencontre Samuel Kessel, un étudiant en médecine. Elle l'épouse et le couple s'installe dans une colonie juive d'Argentine, revient en Russie puis choisit la France. Raïssa ne cache ni ses difficultés ni ses combats, face à l'adversité, aux discriminations et aux problèmes de santé.
Sa mémoire est précise ; elle ne se dérobe pas et reste en toutes circonstances, une femme admirable : debout. Étienne de Montety, écrivain et journaliste, directeur du Figaro littéraire a retrouvé ce manuscrit et en a rédigé la préface.
Salman Rushdie dit de Yiyun Li qu'elle est " l'une des plus grandes autrices de notre temps ". Elle le prouve avec son nouveau roman sur l'amitié féminine, entre admiration mutuelle et rancœur, n'est pas sans rappeler L'Amie prodigieuse, d'Elena Ferrante.
Fabienne est morte. Cette nouvelle, Agnès l'apprend en Amérique, bien loin de la campagne française où toutes deux ont grandi et sont devenues inséparables, bien loin de ce lieu qu'Agnès a fui, avec l'aide de Fabienne.
Fabienne est morte et Agnès est enfin libre de raconter son histoire. Agnès et Fabienne étaient les meilleures amies du monde, deux fillettes qui s'étaient créé une bulle pleine d'imagination, d'histoires, de rêves, pour mieux échapper à la rudesse de la vie dans la France d'après guerre. Deux fillettes qui voulaient vivre autrement, mieux ; deux fillettes qui avaient un plan.
Et puis Fabienne a trahi Agnès. Le plan s'est écroulé, leurs trajectoires se sont séparées, la tragédie a frappé... Lauréat du prix PEN Faulkner Award dans la catégorie fiction.
Comment écrire ce qui a été passé sous silence, comment raconter une mémoire qui se délite ?
" Elle est là, assise dans le livre comme dans son canapé, pleine d'amour et d'oubli. Elle ne voit pas de quoi ça parle. Je me mets à reconstituer son enfance à partir des quelques lambeaux de son histoire dont j'ai hérité. Je me donne pour règle d'écrire strictement à partir de ce qui, de son histoire, a été déposé en moi. Je m'interdis toute forme de recherche ou d'enquête. Pas de questions non plus à mon père sur sa mère. C'est une manière, me dis-je, de respecter son silence. Ce qu'elle ne m'a jamais dit ne sera pas dit dans le livre.
Comme elle oublie, le livre doit oublier aussi. "
Enfant, la grand-mère de Raphaël Sigal a traversé la Shoah. À la fin de sa vie, alors qu'elle souffre de la maladie d'Alzheimer, son petit-fils entreprend d'écrire son histoire.
Mais comment raconter une vie à partir d'indices épars ? Que faire des oublis et des silences qui se transmettent d'une génération à l'autre ?
Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann qui reçoit Jean-Claude Perrier pour son ouvrage « La Mystification indienne – Histoire du faux voyage en Inde d’Octave Mirbeau » aux éditions du Cerf
C’est l’histoire d’une prodigieuse imposture. L’histoire du voyage d’Octave Mirbeau dans l’Inde mystérieuse. Homme de presse et écrivain de génie, il part à la découverte des trésors d’une terre de légende, décrit des paysages merveilleux, rencontre princes et maharajas, esquive les tigres ! À ceci près qu’il n’y est jamais allé et qu’il a tout inventé. Jean-Claude
Perrier remonte sa trace et dresse, avec style et passion, le récit savoureux d’un voyage imaginé.
Nous sommes en 1885. Jeune journaliste et futur auteur de talent, Octave Mirbeau s’embarque pour l’Inde, passe le golfe d’Aden, rejoint Sri Lanka, rallie Pondichéry et poursuit sa route jusqu’à l’Himalaya. Il rédige les articles les plus rigoureux, réalise les entretiens les plus prestigieux, rapporte les reportages les plus audacieux et fait découvrir au public français toutes les richesses d’une civilisation millénaire.
Tout ceci, non depuis les Comptoirs français, ni non plus depuis quelque contrée reculée, mais depuis Paris qu’il n’a jamais envisagé de quitter.
Jean-Claude Perrier a fait le voyage, lui. Grand voyageur et spécialiste de l’Inde, il suit Mirbeau dans son périple rêvé, raconte cette aventure inventée, démêle le vrai du faux et rend hommage, avec tendresse et humour, au plus talentueux des affabulateurs.
Une contre-enquête jubilatoire.
POST FACE
Émission Littéraire présentée par Caroline Gutmann
Elle reçoit Eric Emmanuel Schmitt pour son dernier livre « La traversée des temps » chez Albin Michel.
Cette Traversée des temps affronte un prodigieux défi : raconter l'histoire de l'humanité sous la forme d'un roman.
Faire défiler les siècles, en embrasser les âges, en sentir les bouleversements, comme si Yuval Noah Harari avait croisé Alexandre Dumas. Depuis plus de trente ans, ce projet titanesque occupe Eric-Emmanuel Schmitt. Accumulant connaissances scientifiques, médicales, religieuses, philosophiques, créant des personnages forts, touchants, vivants, il lui donne aujourd'hui naissance et nous propulse d'un monde à l'autre, de la préhistoire à nos jours, d'évolutions en révolutions, tandis que le passé éclaire le présent.
Paradis perdus lance cette aventure unique. Noam en est le héros. Né il y a 8000 ans dans un village lacustre, au coeur d'une nature paradisiaque, il a affronté les drames de son clan le jour où il a rencontré Noura, une femme imprévisible et fascinante, qui le révèle à lui-même. Il s'est mesuré à une calamité célèbre : le Déluge. Non seulement le Déluge fit entrer Noam-Noé dans l'Histoire mais il détermina son destin. Serait-il le seul à parcourir les époques ?
POST FACE - Emission Littéraire présentée
Caroline Gutmann reçoit Dominique Missika pour son livre « Irène Némirovsky - Une vie inachevée » aux éditions Denoël.
Irène Némirovsky est un vrai personnage de roman, une héroïne complexe, ardente et torturée. Il y a son oeuvre puissante, miraculeusement ressuscitée grâce au prix Renaudot décerné à titre posthume en 2004 à Suite française, son roman inachevé. Mais sa vie elle-même est follement romanesque.
Il faut dire qu'elle l'a traversée comme un tourbillon, ne cédant sur aucun de ses désirs, réussissant à faire coexister en elle l'écrivaine, la femme, et la mère. Après avoir fui la révolution russe dans un traîneau, après avoir été, jeune fille au temps des Années folles à Paris, une star avec le succès retentissant de son roman David Golder, puis une épouse comblée et une mère tendre, Irène semblait heureuse, avant-guerre.
Forcément heureuse ? Image trompeuse. Suivez-la, suivez-moi. D. M.
Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann.
Elle reçoit Louis-Henri de la Rochefoucault pour son livre « L’amour moderne » aux éditions Laffont et Jean-Marie Rouart pour sa pièce de théâtre « Drôle de justice » avec la présence du comédien Daniel Russo.
Un roman qui interroge, avec humour et mélancolie, l'amour et la violence dans l'intimité.
Comment raconter l'amour aujourd'hui ? On pourrait décrire un mariage de conte de fées, parler de cette actrice de cinéma dont le mari producteur exploite la beauté. Ou dépeindre un émoi naissant. Mais il faudrait aussi ouvrir les portes closes des appartements bourgeois, et dévoiler la violence intime qui pousse au meurtre. C'est ainsi que Louis-Henri de La Rochefoucauld nous révèle différents visages de l'existence et interroge avec son humour et sa mélancolie légendaires la possibilité d'aimer encore au XXIe siècle.
Un vaudeville judiciaire ! Ce n’est pas l’amant qui se cache dans le placard, c’est la vérité. Entre l’extraordinaire mise en scène de la solennité judiciaire, les hermines, le glaive et la balance, et la vie privée humaine, trop humaine, de ceux qui prononcent des jugements, il y a un abîme.
Un grand magistrat va nous révéler ce qui se passe sous les grandes orgues de la justice : la vérité toute nue…
Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann qui reçoit Rebecca Benhamou pour son récit sous le signe de Viginia Woolf « Ce que je vole à la nuit » chez Harper Collins.
Dans une maternité, entre nuits blanches et émerveillement, Rebecca se remémore un fragment de son passé : ses années d’étudiante à Londres, dans une classe singulière où seuls les voix et les textes des femmes trouvaient écho.
Gravitant autour de la figure de Virginia Woolf – qui a elle-même étudié au King’s College –, les jeunes femmes apprenaient à lever les silences sur leur propre vie.
Pourquoi ces visages et ces moments refont-ils surface avec tant d’insistance ? Bientôt, c’est l’écrivaine britannique qui s’invite dans la danse, accompagnant ce voyage littéraire et existentiel.
À propos de l'autrice
Classée parmi les « cinq jeunes écrivains à suivre en 2019 » par le magazine Vogue, Rebecca Benhamou publie L’horizon a pour elle dénoué sa ceinture (Fayard), une biographie romancée de la sculptrice Chana Orloff, puis Sur la bouche. Une histoire insolente du rouge à lèvres (Premier Parallèle, 2021). Les Habitués du Temps suspendu (Fayard, 2022) a remporté le Grand Prix de littérature méditerranéenne Mare Nostrum.
POST FACE - Émission Littéraire présentée par Caroline Gutmann
Elle reçoit Laurent Nunez pour son récit « Tout ira bien » aux éditions Rivages.
Bienvenue dans une famille aussi attachante qu'excentrique, où chacun a son secret pour maîtriser le destin. Un oncle obsédé par les mystères du Loto, un cousin qui traque les reliques sacrées à travers l'Europe, une tante virtuose dans l'interprétation des rêves...
Entre le Maroc, l'Espagne et la France, Laurent Nunez nous fait voyager au coeur d'un univers où chaussettes rouges, mains de Fatma, plantes magiques et philtres d'amour forment un rempart contre l'incertitude.
Mais que valent ces sortilèges du quotidien lorsque l'inévitable se profile ? Peut-on vraiment négocier avec le destin ?
Chronique familiale malicieuse et bouleversante, ce roman explore notre besoin impérieux de contrôler l'incontrôlable. Il nous rappelle que derrière chaque superstition se cache notre espoir le plus fragile, le plus humain. Car, au fond, qui n'a jamais touché du bois en murmurant : tout ira bien ?
Ce roman met en scène des hommes et des femmes terrifiés par la vie, qui s'entourent de solutions superstitieuses pour éloigner de leur existence le hasard, le malheur et la mort.
POST FACE - Caroline Gutmann
Elle reçoit Anne Berest pour son dernier livre « Finistère » paru aux éditions Albin Michel.
Anne Berest, une fois encore, nous livre une magnifique reflexion sur la famille. Page des libraires
Magnifique. version Fémina
Anne Berest poursuit sa grande exploration des « transmissions invisibles » et ses interrogations autour de la trans-généalogie. De quoi hérite-t-on ?
« À chaque vacances, nous quittions notre banlieue pour la Bretagne, le pays de mon père, celui où il était né, ainsi que son père - et le père de son père, avant lui. Le voyage débutait gare Montparnasse, sous les fresques murales de Vasarely, leurs formes hexagonales répétitives, leurs motifs cinétiques, dont les couleurs saturées s'assombrissaient au fil du temps, et dont l'instabilité visuelle voulue par l'artiste, se transformait, année après année, en incertitude. »
Après La Carte Postale et Gabriële, Anne Berest déploie un nouveau chapitre de son oeuvre romanesque consacrée à l'exploration de son arbre généalogique : la branche bretonne, finistérienne, remontant à son arrière-grand-père. Ici, la petite et la grande Histoire ne cessent de s'entremêler, depuis la création des premières coopératives paysannes jusqu'à mai 68, en passant par l'Occupation allemande dans un village du Léon et la destruction de la ville de Brest.
Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann Spécial livres à emporter dans ses bagages, à lire pendant ses vacances.
Avec comme invité « fil rouge » : critique au Parisien et qui vient de publier un recueil de poésies « Paisible tourment » aux éditions Marie Romaine.
Elles liront des poèmes avec Barbara Lambert.
Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann qui reçoit Frédéric Vitoux pour son roman « La mort du procureur impérial » chez Grasset.
Et les coups de cœur de Barbara Lambert pour les livres « La méridienne » de Marghanita Laski aux éditions de L’Olivier et « La bibliothèque des auteurs disparus » de Hika Karada aux éditions Nami.
Un ancien Procureur impérial, Fualdès, est assassiné dans la nuit du 19 au 20 mars 1817 : c’est le début de « l’affaire Fualdès », fait-divers retentissant du début du XIXème siècle qui donna lieu à deux procès retentissants (Rodez et Albi), une instruction bâclée, des témoins manipulés… et la décapitation de trois innocents.
Clarisse Manzon, accusatrice incohérente et séductrice virevoltante, devient vite la seule héroïne de cette ténébreuse affaire. Incarcérée un temps, elle signe de sa prison des Mémoires, un phénoménal succès de librairie en Europe.
Mais son véritable auteur est un certain Henri de Latouche, écrivain, dramaturge, journaliste : c’est lui qui rend compte des délibérations du procès, médiatise un crime dont le souvenir se perpétue d’un siècle à l’autre, tient la plume du livre signé Clarisse Manzon et fait d’elle, qui n’a cessé de mentir, un personnage de roman vrai, la rendant riche et célèbre avant qu’ils ne se brouillent.
Devenu critique et éditeur, Henri de Latouche jouera un rôle déterminant dans l’aventure romantique : il découvre et publie les manuscrits de Chénier, aide aux débuts de Balzac, noue avec Stendhal une profonde amitié, encourage Sand, bataille avec Hugo et Sainte-Beuve, traduit ou publie Goethe et Schiller, souffle Chatterton à Vigny, Séraphita à Balzac et Melle de Maupin à Gautier…
À travers le récit minutieux et l’élucidation probable d’un « cold case », Frédéric Vitoux revisite l’aventure du romantisme et réhabilite une figure oubliée de l’histoire littéraire.
Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann qui reçoit Jean-Marie Rouart, romancier, essayiste et chroniqueur, membre de l'Académie française, pour son livre « Drôle de justice » paru aux éditions Albin Michel
« Drôle de justice : un contrepoison à toutes les injustices. » L'Express.
« Plus qu'un livre sur la justice : un style, une voix, un vrai plaisir de lecture. » Cnews
« Le nouvel essai de Jean-Marie Rouart tombe à point nommé. On a rarement autant critiqué la justice et l'Etat de droit qu'actuellement ! » Causeur.fr
« Dans les pas de Marcel Aymé, Jean-Marie Rouart explore les thèmes inépuisables de la morgue des importants, des inégalités sociales, des stratégies patrimoniales des belles-mères et de la violence du pouvoir avec une conscience étonnante de la réalité des luttes de classe. » Le Figaro
« Rouart raconte d'une plume brûlante les erreurs judiciaires ou les « suicides » opportuns qui le scandalisent toujours. C'est l'histoire de sa vie. ». Le Point
Rouart a mal à notre justice. D'abord bien sûr à celle qui se trompe de coupable et qui se satisfait de ses erreurs. Mais aussi cette justice qui ferme les yeux sur les turpitudes du pouvoir au point de s'en rendre complice. Que d'opportuns « suicides », comme celui du gendarme Jambert, le dénonciateur des disparues de l'Yonne, « suicidé » de deux balles dans la tête, ce qui n'a pas troublé les juges (manifestement peu férus en matière balistique.) !
L'écrivain a choisi d'aborder la justice sur le mode tantôt noir, tantôt rose, puisque souvent les décisions des tribunaux, dans leur invraisemblance, ont un air de vaudeville. À ceci près que ce n'est pas l'amant qui se cache dans le placard : c'est la vérité.
Membre de l'Académie française depuis 1997, romancier et essayiste, Jean-Marie Rouart, est l'auteur d'une quarantaine de livres. Il rejoint avec ce nouveau roman les éditions Albin Michel.
Le jour où Madeleine Jakubowicz (alias Jacquemain) reçoit un message de son psy mort qui lui réclame de l'argent, elle fonce au cimetière. Qu'il vente ou qu'il neige, debout face à la tombe du Dr Mandelbaum, cette femme perturbée par la crise de la cinquantaine se lance dans une série de monologues à l'humour corrosif interrompus par des visiteurs inattendus : un marbrier antisémite ; une mère volage ; un jeune homme séduisant au comportement bien mystérieux ; un gardien de cimetière compréhensif ; un renard aux dents longues ; une famille juive rescapée des rafles... Sont-ils bien tous vivants dans ce royaume des ombres ?À travers une quête de sens et des questions sans réponse, Laure Naimski dessine sur un mode tragi-comique le portrait sensible d'une femme en proie à la peur de vieillir tout autant qu'à celle de la solitude.
Laure Naimski se consacre à l'écriture de fiction et collabore à Arte. Ses deux précédents romans, En kit et La Guerre en soi, ont été publiés chez Belfond en 2014 et 2019.
Deux femmes, Camille et Anaïs, prennent tour à tour la parole. Camille est la fille de Sylvie, la femme de ménage qu’Anaïs emploie depuis quinze ans dans sa maison du Touquet. Maintenant qu’Anaïs la loue sur Airbnb, Sylvie s’épuise à tout nettoyer de fond en comble avant l’arrivée de chaque nouvel occupant. La petite entreprise fonctionne jusqu’à ce jour des vacances de la Toussaint qui fait basculer leur vie et les sépare à jamais. Dévastée, Anaïs démonte un à un les mécanismes qui ont irrémédiablement conduit au drame dont elle tient Sylvie pour responsable. Révoltée, Camille refuse de voir sa mère injustement accusée.
Dans ce roman tendu et percutant, Amélie Cordonnier met en scène la dérive de nos vies où tout est à louer, la force de travail des uns, la maison des autres. Qui en paiera le prix ?Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann qui reçoit Arnaud Catherine pour son livre « Roman de plages » chez Flammarion.
"Une séparation, ce n'est rien. Et c'est toute une vie." Ces mots, Raphaël les a accueillis comme une consolation. Sans doute aussi comme l'impulsion qu'il lui fallait pour arrêter de croire qu'il était irrémédiablement brisé.
Certes, il n'a pas vécu une tragédie mais quand même : Anna l'a quitté après vingt ans passés ensemble. Une épreuve à fragmentations qui l'a laissé longtemps à terre.
Mais après ? Raphaël prend la mesure de tout ce qu'il va falloir réinventer, sans elle.
D'abord, où habiter, à présent qu'Anna conserve l'appartement familial et que leur fille part étudier à Toulouse ?
Tout est possible.
Et comme rien ne s'impose ni ne presse, il décide de s'exiler en faisant le tour des littoraux français, avec l'intuition que la fréquentation quotidienne des rivages, leur beauté puissante pourraient réveiller la vie en lui.
Ce sera La Grande-Motte, Arcachon, Bénerville-sur-mer et Préfailles. Avec, comme imprévues au voyage, des rencontres qu'il n'aurait jamais faites du temps d'Anna.
Roman de plages est le récit d'une traversée intime et existentielle, celle d'un homme qui saisit ce moment où, après l'effondrement, s'esquisse enfin un retour au monde, le beau monde du vivant et des vivants.
Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann qui reçoit Christophe Ono Dit Biot pour son livre « La mer intérieure » paru aux éditions de l’Observatoire.

Entre souvenirs d'enfance, petites mythologies marines, trésors de la littérature et bestiaire aquatique, Christophe Ono-dit-Biot nous propose une fascinante déclaration d'amour à la mer.
« Tout le monde sait, aujourd'hui, combien la mer nous est essentielle. Essentielle, même, à notre survie.
Mais sait-on que si la mer meurt, c'est aussi un imaginaire qui meurt ? Un immense réservoir de connaissances, mais aussi de rêves, d'aventures, d'émerveillements, de littérature, d'oeuvres d'art, d'expériences fondatrices qui ont toujours permis aux êtres humains de donner corps à leurs désirs d'ailleurs, de recommencement, de sagesse ? C'est cet imaginaire que je veux, ici, partager, en racontant ma mer intérieure à travers quelques histoires d'eau.
Ces textes, j'aurais pu les glisser dans des bouteilles confiées aux vagues.
Ils dessinent les contours d'un cabinet de curiosités personnel et nomade, le petit musée aquatique que je porte en moi.
Puisse-t-il donner à d'autres des raisons supplémentaires d'aimer la mer. »
Christophe Ono-dit-Biot, né au Havre le 24 janvier 1975, est un journaliste et écrivain. Il est directeur adjoint de la rédaction de l'hebdomadaire Le Point, où il est notamment responsable des pages « Culture ».
Il est également l'auteur de romans, dont Désagrégé (Prix Edmée de La Rochefoucauld 2001), Birmane (Prix Interallié 2007), Plonger (Prix de l'Académie Française 2013) et Croire au merveilleux (paru en 2017). Il intervient dans La Matinale de Canal+, où il interroge une personnalité dans le cadre d'une rencontre intitulée « La Promesse de l'Aube ».
Il tient aussi une chronique littéraire hebdomadaire sur France Info.
Il participe à l'émission politique de BFM TV, BFM 2012, animée par Olivier Mazerolle, et participe en 2011-2012 à l'émission Avant-premières, présentée par Élisabeth Tchoungui, sur France 2 puis rejoint France Culture à la rentrée 2014. En septembre 2015, il rejoint TF1 et présente Au fil de la nuit.