
Chez l’adulte sportif, le point de côté est souvent réduit à un trouble banal, transitoire, presque anecdotique. Pourtant, derrière cette douleur fugace peuvent se cacher des contraintes mécaniques bien réelles : tensions viscérales, restrictions de mobilité du diaphragme, zones de traction péritonéale, ou encore cicatrices anciennes parfois oubliées.Les kinésithérapeutes formés en thérapie viscérale disposent d’un outil central : la palpation préciseElle permet de rechercher, chez chaque patient, les structures réellement impliquées dans la douleur : organes digestifs, zones de fixation, interfaces thoraco-abdominales, mais aussi cicatrices chirurgicales ou traumatiques susceptibles de perturber la mobilité des tissus.Cette approche individualisée ne remplace pas le diagnostic médical. Elle complète l’analyse en donnant du sens aux symptômes, en tenant compte de l’histoire corporelle du patient, de son effort, de sa respiration et de ses adaptations.