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Histoires Miroir
Laurine
7 episodes
1 week ago
Quand des histoires fictives tendent un miroir sur la notređŸȘž Parfois, une histoire nous touche sans pour autant qu’elle reflĂšte notre vĂ©cu. Parfois, c’est notre rĂ©alitĂ© que l’on retrouve dans un rĂ©cit, incarnĂ©e par d’autres. Bienvenue dans Histoires Miroir, le podcast qui explore la singularitĂ© des Ɠuvres qui font Ă©cho Ă  nos vies.  Je ne propose pas de morale, juste une rĂ©flexion Ă  voix haute (susceptible d'Ă©voluer avec le temps), des rĂ©cits sincĂšres et un regard tendre sur nos contradictions. Abonnez-vous et laissez des Ă©toiles ⭐ Suivez le podcast sur Instagram : histoiresmiroir_podcast.
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Quand des histoires fictives tendent un miroir sur la notređŸȘž Parfois, une histoire nous touche sans pour autant qu’elle reflĂšte notre vĂ©cu. Parfois, c’est notre rĂ©alitĂ© que l’on retrouve dans un rĂ©cit, incarnĂ©e par d’autres. Bienvenue dans Histoires Miroir, le podcast qui explore la singularitĂ© des Ɠuvres qui font Ă©cho Ă  nos vies.  Je ne propose pas de morale, juste une rĂ©flexion Ă  voix haute (susceptible d'Ă©voluer avec le temps), des rĂ©cits sincĂšres et un regard tendre sur nos contradictions. Abonnez-vous et laissez des Ă©toiles ⭐ Suivez le podcast sur Instagram : histoiresmiroir_podcast.
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Episodes (7/7)
Histoires Miroir
Déterminisme et héritage à travers les yeux d'Edene

Et si nos rĂȘves n’étaient pas seulement une affaire de volontĂ© ?


Dans ce septiĂšme Ă©pisode d’Histoires Miroir, je m’arrĂȘte sur une question aussi intime que collective : celle du dĂ©terminisme social. Ce poids invisible qui nous suit depuis l’enfance, qui façonne nos ambitions, nos peurs, nos renoncements... Pourquoi certains chemins nous semblent-ils “naturels” quand d’autres paraissent immĂ©diatement hors de portĂ©e ? D’oĂč vient cette conviction sourde que certaines vies ne sont “pas pour nous” ? Et que fait-on quand une envie, une passion, une vocation surgit dans un environnement qui ne l’a jamais favorisĂ©e, ni mĂȘme envisagĂ©e ?

Cette rĂ©flexion s’est cristallisĂ©e en dĂ©couvrant Edene, la piĂšce de théùtre d’Alice Zeniter. Une Ɠuvre puissante, drĂŽle et cruelle Ă  la fois, qui met en scĂšne une jeune femme issue d’un milieu populaire, convaincue que l’écriture est sa voie — malgrĂ© la fatigue, le mĂ©pris, l’absence totale de modĂšles auxquels s’identifier. À travers elle, la piĂšce explore la violence de classe, la fiction de la mĂ©ritocratie, la honte sociale, mais aussi l’amour, le dĂ©sir d’émancipation et le prix Ă  payer pour “sortir du cadre”.

À partir de cette fiction, je questionne une idĂ©e tenace : celle selon laquelle “quand on veut vraiment, on peut”. La piĂšce vient rappeler que l’égalitĂ© des chances est largement thĂ©orique, et que le mĂ©rite seul ne suffit pas lorsqu’on ne part pas avec les mĂȘmes bagages — Ă©conomiques, culturels. Que la mĂ©ritocratie sert souvent de rĂ©cit rassurant pour celles et ceux qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un capital hĂ©ritĂ©, et qu’elle peut devenir un fardeau Ă©crasant pour les autres.

Mais Edene ne montre pas seulement l’usure de celles et ceux qui tentent de s’émanciper. Elle rĂ©vĂšle aussi la violence plus diffuse qui touche toutes les classes sociales : l’injonction Ă  rĂ©ussir, Ă  ĂȘtre toujours plus productif, plus diplĂŽmĂ©, plus performant”, transmise de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. Une course sans fin qui finit par peser sur tout le monde, mĂȘme sur celles et ceux que le systĂšme semble avantager.

J’évoque aussi les contradictions : le dĂ©sir d’ailleurs, l’appel des grandes villes, la sensation d’illĂ©gitimitĂ© qui accompagne parfois chaque pas hors du cadre familier. Et cette question qui revient sans cesse : est-ce trahir d’oĂč l’on vient que de vouloir autre chose ? Peut-on s’émanciper sans renier ? À quel moment l’émancipation devient-elle un transfuge de classe, et Ă  quel prix ?


Ce septiĂšme Ă©pisode ne cherche pas Ă  conclure, ni Ă  offrir de recette. Il ne promet pas que tout est possible, ni que l’envie suffit. Il reconnaĂźt au contraire que le simple fait de pouvoir penser ces questions est dĂ©jĂ  un privilĂšge. Que certaines cloisons sont plus Ă©paisses que d’autres. Et que tout le monde n’a pas l’espace, le temps ou l’énergie nĂ©cessaire pour tenter de s'en affranchir.


Lorsque les histoires fictives nous tendent un miroir sur la notre...đŸȘž


CREDITS :

Merci à Cheyenne et à Alphonse pour leurs précieux témoignages <3

Jingle : Spirit Blossom - Roman Belov

Musique : A long way - Sergii Pavkin

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4 weeks ago
19 minutes 6 seconds

Histoires Miroir
Innies / Outies : quand le monde de l'entreprise nous divise

Et si on pouvait envoyer une version de nous-mĂȘme au travail pendant que l’autre profite de la vie ?
C’est la question vertigineuse posĂ©e par Severance, une sĂ©rie fascinante qui imagine une dissociation totale entre notre “moi professionnel” et notre “moi personnel”. Deux existences bien sĂ©parĂ©es, deux rĂ©alitĂ©s qui ne se rencontrent jamais.

Dans ce sixiĂšme Ă©pisode d’Histoires Miroir, je plonge dans mon rapport au monde du travail : ce malaise diffus, cette impression d’ĂȘtre “hors du cadre”, de ne pas rentrer dans le moule, de chercher un endroit oĂč on pourrait enfin respirer.Severance m’a renvoyĂ©e Ă  mes propres contradictions : ce besoin de stabilitĂ© et cette envie viscĂ©rale de fuir, ce dĂ©sir d’ĂȘtre utile et cette lassitude qui me grignote chaque lundi matin.

À travers la sĂ©rie, je parle du salariat, de la perte de sens, du “mĂ©tier alimentaire” qu’on idĂ©alise parfois, et de la grande fatigue qui traverse notre gĂ©nĂ©ration. De ces entreprises oĂč l’on demande d’ĂȘtre passionnĂ©, engagĂ©, rĂ©silient — mais oĂč le simple fait de vouloir prĂ©server sa santĂ© mentale passe encore pour un caprice. Je parle aussi de la honte qu’on traĂźne : celle de ne pas ĂȘtre carriĂ©riste, de ne pas vouloir “gravir les Ă©chelons”, de prĂ©fĂ©rer sa vie perso Ă  son avenir pro.

Entre expériences personnelles, témoignages, et mon propre recours au télétravail comme tentative de fuite, cet épisode observe notre rapport au travail.
Ce que la sĂ©rie raconte d’extrĂȘme, nous l’expĂ©rimentons parfois Ă  une Ă©chelle bien rĂ©elle : l’envie d’oublier le bureau dĂšs qu’on en sort, le besoin de ne plus penser au travail, cette tension permanente entre ce qu’on voudrait ĂȘtre et ce que notre job exige de nous.

Je parle de cette quĂȘte de sens devenue incontournable, mais aussi de l’épuisement que provoque le fait de devoir justifier chacun de nos choix.

Je m’interroge sur ces mĂ©tiers “bullshit” qu’on exerce sans vraiment comprendre Ă  quoi ils servent, sur l’illusion du CDI rassurant, sur les injonctions contradictoires qui nous entourent : ĂȘtre flexible mais solide, impliquĂ© mais dĂ©tachĂ©, crĂ©atif mais rentable.
Et Ă  l’inverse, je me demande si la solution ne se trouve pas parfois dans l’acceptation, dans le fait d’arrĂȘter de chercher absolument un sens Ă  tout, de cesser de transformer le travail en projet existentiel alors qu’il peut simplement ĂȘtre
 un travail.

Cet Ă©pisode est une rĂ©flexion ouverte sur nos façons de survivre au salariat, de s’y adapter ou de s’en Ă©loigner, selon les moments de nos vies.

Une conversation Ă  voix haute sur un systĂšme qui nous façonne autant qu’il nous abĂźme, et une façon d’interroger notre place dans ce monde oĂč l’on passe tant d’heures Ă  travailler
 parfois sans comprendre pourquoi.

Parce que les fictions comme Severance ont cette force : elles poussent lĂ  oĂč ça fait mal, elles Ă©clairent ce qu’on avait mis sous le tapis, elles tendent un miroir Ă  nos contradictions et Ă  nos besoins les plus simples : celui de se sentir entier, cohĂ©rent, Ă  sa place.


Lorsque les histoires fictives nous tendent un miroir sur la notre...đŸȘž


CREDITS :

Merci à Cheyenne, Lou et Betty pour leurs précieux témoignages <3

Jingle : Spirit Blossom - Roman Belov

Musiques : Watr Fluid, Podcast-lo-fi-music

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1 month ago
26 minutes 21 seconds

Histoires Miroir
Le premier amour, L'Amour Ouf ?

On se souvient tous de notre premier amour.Et s'il n'était pas fait pour durer, mais pour nous apprendre à aimer ?

Dans ce cinquiĂšme Ă©pisode d’Histoires Miroir, je replonge dans ce moment fondateur qu’on idĂ©alise souvent : le tout premier amour. Celui qui rend tout plus grand, plus fort, plus vivant, celui dont on se souvient parfois avec tendresse, parfois avec vertige — mais toujours avec une forme de nostalgie.

À travers le film L’Amour Ouf de Gilles Lellouche, j’explore ce que ces histoires adolescentes disent de nous : notre besoin d’absolu, cette envie d’exister Ă  travers le regard de l’autre, et cette incapacitĂ© Ă  aimer sans se confondre. Parce que le premier amour, c’est aussi le premier grand apprentissage : celui des limites, du manque, de la dĂ©pendance, et de la reconstruction.

Je me suis demandĂ© pourquoi ces relations laissent une empreinte si forte. Pourquoi elles continuent de nous bouleverser, mĂȘme des annĂ©es plus tard, alors qu’elles appartiennent Ă  une Ă©poque rĂ©volue. Peut-ĂȘtre parce qu’elles contiennent tout : la dĂ©couverte, la peur, l’intensitĂ©, et ce dĂ©sordre qui ressemble Ă©trangement Ă  la vie adulte qu’on aura ensuite.

Entre souvenirs personnels, tĂ©moignages de proches et rĂ©flexion autour du film, cet Ă©pisode parle de ces amours qui nous ont fait croire qu’on ne se relĂšverait jamais, puis qui paradoxalement, nous ont construits.

Alors, que vous soyez en train de guĂ©rir d’un premier amour, ou que vous le regardiez de loin avec mĂ©lancolie et tendresse, embarquez pour ce nouvel Ă©pisode.
Lorsque les histoires fictives nous tendent un miroir sur la notre...đŸȘž


CREDITS :

Merci à Alphonse, Lou et Cheyenne pour leurs précieux témoignages <3

Jingle : Spirit Blossom - Roman Belov

Musiques : My music is my feeling et Tranquil Soundscape

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2 months ago
19 minutes 52 seconds

Histoires Miroir
L'ennui de la jeunesse dans les zones rurales et Nicolas Mathieu

Il y a des Ă©motions qu’on oublie de regarder de prĂšs. Des sensations qu’on qualifie de nĂ©gatives alors qu’elles ont peut-ĂȘtre façonnĂ© tout ce qu’on est devenu.


Dans ce quatriĂšme Ă©pisode d’Histoires Miroir, je replonge dans deux romans de Nicolas Mathieu, Leurs enfants aprĂšs eux et Connemara, ainsi que dans l’adaptation au cinĂ©ma par les frĂšres Boukherma du premier. Des histoires de petites villes, de longues journĂ©es sans horizon et d’ados prĂȘts Ă  tout pour sentir leur cƓur battre.

Parce que quand on grandit loin des grandes mĂ©tropoles, l’ennui n’est pas juste un concept. C’est une prĂ©sence, une force qui nous bouscule, nous pousse Ă  chercher plus fort, vivre plus vite — parfois trop.On s’invente un monde, on provoque l’aventure, mĂȘme si ça veut dire se brĂ»ler un peu les ailes. On fait des choix qu’on ne referait pas aujourd’hui, mais qui nous ont aidĂ©s Ă  nous sentir vivants.

Je raconte ce que ces livres ont ravivĂ© : mes Ă©tĂ©s en Dordogne, mes amitiĂ©s les plus fortes, la fĂȘte, les coups de tĂȘte, cette volontĂ© acharnĂ©e de se distinguer pour ne pas se laisser enfermer. Je parle aussi de la suite : l’exil vers une grande ville, l’énergie qu’il faut pour rĂ©apprendre Ă  exister ailleurs, les retours Ă  la source qui nous rappellent ce qu’on a fui et ce qui nous manque encore.


Cet Ă©pisode est une façon d’honorer ces existences qu’on dit « de petits riens », mais qui contiennent en rĂ©alitĂ© l’intensitĂ© la plus brute. Une maniĂšre d’envisager l’ennui non pas comme un ennemi Ă  abattre, mais peut-ĂȘtre comme un moteur Ă  apprivoiser.


Il n'y a pas de leçon Ă  en tirer, pas de gĂ©nĂ©ralitĂ© Ă  faire, cet Ă©pisode est juste le partage de ce qui a construit mon adolescence et peut-ĂȘtre la votre.

Lorsque les histoires fictives nous tendent un miroir sur la nĂŽtre...đŸȘž

CREDITS :

Merci à Cheyenne et à Betty pour leurs témoignages <3

Jingle : Spirit Blossom - Roman Belov

Musiques : Midnight Notes Lofi, Midnight Forest, Storytelling podcast vibe

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2 months ago
17 minutes 19 seconds

Histoires Miroir
La peur de la mort et La chambre d'à cÎté

Et si la fiction nous permettait de mieux comprendre nos propres peurs ?


Il y a des sujets qu’on Ă©vite de mettre sur la table. Parce qu’ils font peur, parce qu’ils dĂ©rangent, parce qu’on ne sait pas trop par oĂč commencer. La mort fait partie de ceux-lĂ . Et pourtant, elle finit toujours par nous rattraper.

Dans ce troisiĂšme Ă©pisode d’Histoires Miroir, je m’appuie sur le film La Chambre d’à cĂŽtĂ© de Pedro AlmodĂłvar pour parler d’une peur qui m’habite depuis toujours : celle de la fin. Pas juste la fin des grandes choses — mais celle des vacances, des soirĂ©es, des moments heureux que je voudrais figer dans le temps. Cette petite boule dans la gorge qui, en grandissant, est devenue une vraie angoisse existentielle.

Le film raconte l’histoire de Martha, qui choisit d’organiser sa mort avec une douceur et une luciditĂ© dĂ©sarmantes. En s’entourant de la bonne personne, en dĂ©cidant de chaque dĂ©tail, elle reprend le contrĂŽle de quelque chose que l’on considĂšre souvent comme incontrĂŽlable. Cette idĂ©e m’a apaisĂ©e. Elle a mis des mots et des images sur une peur que je n’ai jamais vraiment su nommer autrement que par des angoisses.


Ici, il n’est pas question de donner des rĂ©ponses ou une morale, mais d’ouvrir une porte sur une rĂ©flexion souvent Ă©touffĂ©e. Parce que plus on tait ce sujet, plus il fait peur. Et que peut-ĂȘtre, le rendre moins tabou, c’est aussi se donner un peu d’air.

Lorsque les histoires fictives nous tendent un miroir sur la nĂŽtre...đŸȘž


CREDITS :

Jingle : Spirit Blossom - Roman Belov

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2 months ago
12 minutes 57 seconds

Histoires Miroir
La pudeur émotionnelle et le film Vingt Dieux

Et si la fiction nous permettait de mieux comprendre nos propres relations ?
Dans ce deuxiĂšme Ă©pisode d’Histoires Miroir, je plonge dans un sujet qui me traverse depuis toujours : la pudeur face aux Ă©motions. Celle qui Ă©touffe les mots, qui referme les poitrines, qui fait taire les larmes et transforme les Ă©motions en silences.


En m’appuyant sur le film Vingt Dieux de Louise Courvoisier, je raconte cette difficultĂ© Ă  exprimer ce qu’on ressent, ce que ça produit en nous mais aussi dans nos relations. Les mĂ©canismes que ça créé quand ça s’installe au sein d'une famille pendant des annĂ©es. Entre fiertĂ© mal placĂ©e, peur d’ĂȘtre trop intense, peur d’ĂȘtre faible
 on apprend trĂšs vite Ă  ne rien dire plutĂŽt que d’oser trop en dire.


Comme pour Totone, le personnage principal du film, dans ma famille, on n’a jamais trop su faire lorsqu'il s'agit de s'ouvrir et de parler avec le cƓur. Les Ă©motions se taisent, les mots se coincent. On garde pour soi ce qui brĂ»le, ce qui tremble, ce qui dĂ©borde. Pas de grandes dĂ©clarations, pas de gestes tendres, pas de place pour les fragilitĂ©s.

Je raconte ici ces repas silencieux, ces phrases balancĂ©es comme des gifles, ces conversations qui n’en sont pas, et comment, au fil des annĂ©es, cette culture du silence s’est logĂ©e en moi aussi.

Mais dans Vingt Dieux comme dans la vraie vie, il y a toujours un moment oĂč la digue craque. OĂč dire devient vital. OĂč aimer passe par le fait de montrer, de nommer, de laisser couler. Et ce moment-lĂ , mĂȘme s’il fait peur, est aussi profondĂ©ment libĂ©rateur.


Entre souvenirs personnels, transmission familiale et rĂ©flexions sur ce qu’on se transmet sans le vouloir, cet Ă©pisode questionne cette pudeur qui structure, parfois qui abĂźme, nos relations.

Pourquoi avons-nous autant peur de montrer nos émotions ? Que risquons-nous vraiment à nous dévoiler ? Et surtout, que gagne-t-on quand on ose ?


Pas de morale, pas de mode d’emploi, juste une rĂ©flexion Ă  voix haute pour tous ceux qui ont grandi dans des familles oĂč les silences en disent plus long que les mots.


Parce que parfois, les histoires des autres nous tendent un miroir sur la nĂŽtređŸȘž


CREDITS :

Jingle : Spirit Blossom - Roman Belov

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2 months ago
14 minutes 28 seconds

Histoires Miroir
La vie à deux et les romans d'Adeline Dieudonné

Et si la fiction nous permettait de mieux comprendre nos propres relations ?


Dans ce premier Ă©pisode d’Histoires Miroir, je plonge dans un sujet aussi banal qu’inĂ©puisable : la vie Ă  deux. Le couple, la cohabitation, la fusion, la peur de se perdre ou de ne pas se retrouver. Tout ce qui fait qu’aimer, parfois, c’est aussi apprendre Ă  ne pas se dissoudre.

En m’appuyant sur les romans d’Adeline DieudonnĂ© — La vraie vie, KĂ©rozĂšne et Reste — je me suis demandĂ© : comment trouver sa place quand on partage son quotidien avec quelqu’un ? Jusqu’oĂč peut-on aller sans se perdre ? Et surtout, d’oĂč nous vient cette envie presque viscĂ©rale de former un « nous » ?


Entre rĂ©flexions personnelles, anecdotes de vie, et tĂ©moignages, cet Ă©pisode explore nos contradictions : celle de vouloir ĂȘtre libre tout en rĂȘvant d’un cocon, celle de vouloir se distinguer de nos parents tout en reproduisant leur modĂšle, celle de dire qu’on est indĂ©pendantes alors qu’on adore qu’une autre prĂ©sence soit lĂ , au quotidien.

Je raconte comment, en rejetant tout ce que reprĂ©sentait le couple de mes parents, j’ai fini par en recrĂ©er une version plus douce, plus consciente, mais pas si diffĂ©rente au fond. Parce que mĂȘme quand on s’enfuit pour « faire autrement », on garde un peu d’eux dans notre façon d’aimer.


À travers cette conversation entre fictions et rĂ©alitĂ©s, on croise des femmes qui refusent le schĂ©ma traditionnel, d’autres qui s’y sentent apaisĂ©es, et beaucoup qui cherchent encore comment concilier le « je » et le « nous ».
Et c’est peut-ĂȘtre lĂ  que tout se joue : dans cet entre-deux, dans cette tension entre indĂ©pendance et attachement, dans la recherche d’un Ă©quilibre qui ne ressemblera qu’à nous.


Ici je ne propose pas de morale ou de mode d’emploi, juste une rĂ©flexion Ă  voix haute, des rĂ©cits sincĂšres et un regard tendre sur nos contradictions.


Lorsque les histoires fictives nous tendent un miroir sur la nĂŽtre...đŸȘž


CREDITS :

Merci à Cheyenne pour son précieux témoignage.

Jingle : Spirit Blossom - Roman Belov

Musiques : A long way - Sergii Pavkin et BG MUSIC

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3 months ago
14 minutes

Histoires Miroir
Quand des histoires fictives tendent un miroir sur la notređŸȘž Parfois, une histoire nous touche sans pour autant qu’elle reflĂšte notre vĂ©cu. Parfois, c’est notre rĂ©alitĂ© que l’on retrouve dans un rĂ©cit, incarnĂ©e par d’autres. Bienvenue dans Histoires Miroir, le podcast qui explore la singularitĂ© des Ɠuvres qui font Ă©cho Ă  nos vies.  Je ne propose pas de morale, juste une rĂ©flexion Ă  voix haute (susceptible d'Ă©voluer avec le temps), des rĂ©cits sincĂšres et un regard tendre sur nos contradictions. Abonnez-vous et laissez des Ă©toiles ⭐ Suivez le podcast sur Instagram : histoiresmiroir_podcast.