Et si nos rĂȘves nâĂ©taient pas seulement une affaire de volontĂ© ?
Dans ce septiĂšme Ă©pisode dâHistoires Miroir, je mâarrĂȘte sur une question aussi intime que collective : celle du dĂ©terminisme social. Ce poids invisible qui nous suit depuis lâenfance, qui façonne nos ambitions, nos peurs, nos renoncements... Pourquoi certains chemins nous semblent-ils ânaturelsâ quand dâautres paraissent immĂ©diatement hors de portĂ©e ? DâoĂč vient cette conviction sourde que certaines vies ne sont âpas pour nousâ ? Et que fait-on quand une envie, une passion, une vocation surgit dans un environnement qui ne lâa jamais favorisĂ©e, ni mĂȘme envisagĂ©e ?
Cette rĂ©flexion sâest cristallisĂ©e en dĂ©couvrant Edene, la piĂšce de théùtre dâAlice Zeniter. Une Ćuvre puissante, drĂŽle et cruelle Ă la fois, qui met en scĂšne une jeune femme issue dâun milieu populaire, convaincue que lâĂ©criture est sa voie â malgrĂ© la fatigue, le mĂ©pris, lâabsence totale de modĂšles auxquels sâidentifier. Ă travers elle, la piĂšce explore la violence de classe, la fiction de la mĂ©ritocratie, la honte sociale, mais aussi lâamour, le dĂ©sir dâĂ©mancipation et le prix Ă payer pour âsortir du cadreâ.
Ă partir de cette fiction, je questionne une idĂ©e tenace : celle selon laquelle âquand on veut vraiment, on peutâ. La piĂšce vient rappeler que lâĂ©galitĂ© des chances est largement thĂ©orique, et que le mĂ©rite seul ne suffit pas lorsquâon ne part pas avec les mĂȘmes bagages â Ă©conomiques, culturels. Que la mĂ©ritocratie sert souvent de rĂ©cit rassurant pour celles et ceux qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© dâun capital hĂ©ritĂ©, et quâelle peut devenir un fardeau Ă©crasant pour les autres.
Mais Edene ne montre pas seulement lâusure de celles et ceux qui tentent de sâĂ©manciper. Elle rĂ©vĂšle aussi la violence plus diffuse qui touche toutes les classes sociales : lâinjonction Ă rĂ©ussir, Ă ĂȘtre toujours plus productif, plus diplĂŽmĂ©, plus performantâ, transmise de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. Une course sans fin qui finit par peser sur tout le monde, mĂȘme sur celles et ceux que le systĂšme semble avantager.
JâĂ©voque aussi les contradictions : le dĂ©sir dâailleurs, lâappel des grandes villes, la sensation dâillĂ©gitimitĂ© qui accompagne parfois chaque pas hors du cadre familier. Et cette question qui revient sans cesse : est-ce trahir dâoĂč lâon vient que de vouloir autre chose ? Peut-on sâĂ©manciper sans renier ? Ă quel moment lâĂ©mancipation devient-elle un transfuge de classe, et Ă quel prix ?
Ce septiĂšme Ă©pisode ne cherche pas Ă conclure, ni Ă offrir de recette. Il ne promet pas que tout est possible, ni que lâenvie suffit. Il reconnaĂźt au contraire que le simple fait de pouvoir penser ces questions est dĂ©jĂ un privilĂšge. Que certaines cloisons sont plus Ă©paisses que dâautres. Et que tout le monde nâa pas lâespace, le temps ou lâĂ©nergie nĂ©cessaire pour tenter de s'en affranchir.
Lorsque les histoires fictives nous tendent un miroir sur la notre...đȘ
CREDITS :
Merci à Cheyenne et à Alphonse pour leurs précieux témoignages <3
Jingle : Spirit Blossom - Roman Belov
Musique : A long way - Sergii Pavkin
Et si on pouvait envoyer une version de nous-mĂȘme au travail pendant que lâautre profite de la vie ?
Câest la question vertigineuse posĂ©e par Severance, une sĂ©rie fascinante qui imagine une dissociation totale entre notre âmoi professionnelâ et notre âmoi personnelâ. Deux existences bien sĂ©parĂ©es, deux rĂ©alitĂ©s qui ne se rencontrent jamais.
Dans ce sixiĂšme Ă©pisode dâHistoires Miroir, je plonge dans mon rapport au monde du travail : ce malaise diffus, cette impression dâĂȘtre âhors du cadreâ, de ne pas rentrer dans le moule, de chercher un endroit oĂč on pourrait enfin respirer.Severance mâa renvoyĂ©e Ă mes propres contradictions : ce besoin de stabilitĂ© et cette envie viscĂ©rale de fuir, ce dĂ©sir dâĂȘtre utile et cette lassitude qui me grignote chaque lundi matin.
Ă travers la sĂ©rie, je parle du salariat, de la perte de sens, du âmĂ©tier alimentaireâ quâon idĂ©alise parfois, et de la grande fatigue qui traverse notre gĂ©nĂ©ration. De ces entreprises oĂč lâon demande dâĂȘtre passionnĂ©, engagĂ©, rĂ©silient â mais oĂč le simple fait de vouloir prĂ©server sa santĂ© mentale passe encore pour un caprice. Je parle aussi de la honte quâon traĂźne : celle de ne pas ĂȘtre carriĂ©riste, de ne pas vouloir âgravir les Ă©chelonsâ, de prĂ©fĂ©rer sa vie perso Ă son avenir pro.
Entre expériences personnelles, témoignages, et mon propre recours au télétravail comme tentative de fuite, cet épisode observe notre rapport au travail.
Ce que la sĂ©rie raconte dâextrĂȘme, nous lâexpĂ©rimentons parfois Ă une Ă©chelle bien rĂ©elle : lâenvie dâoublier le bureau dĂšs quâon en sort, le besoin de ne plus penser au travail, cette tension permanente entre ce quâon voudrait ĂȘtre et ce que notre job exige de nous.
Je parle de cette quĂȘte de sens devenue incontournable, mais aussi de lâĂ©puisement que provoque le fait de devoir justifier chacun de nos choix.
Je mâinterroge sur ces mĂ©tiers âbullshitâ quâon exerce sans vraiment comprendre Ă quoi ils servent, sur lâillusion du CDI rassurant, sur les injonctions contradictoires qui nous entourent : ĂȘtre flexible mais solide, impliquĂ© mais dĂ©tachĂ©, crĂ©atif mais rentable.
Et Ă lâinverse, je me demande si la solution ne se trouve pas parfois dans lâacceptation, dans le fait dâarrĂȘter de chercher absolument un sens Ă tout, de cesser de transformer le travail en projet existentiel alors quâil peut simplement ĂȘtre⊠un travail.
Cet Ă©pisode est une rĂ©flexion ouverte sur nos façons de survivre au salariat, de sây adapter ou de sâen Ă©loigner, selon les moments de nos vies.
Une conversation Ă voix haute sur un systĂšme qui nous façonne autant quâil nous abĂźme, et une façon dâinterroger notre place dans ce monde oĂč lâon passe tant dâheures Ă travailler⊠parfois sans comprendre pourquoi.
Parce que les fictions comme Severance ont cette force : elles poussent lĂ oĂč ça fait mal, elles Ă©clairent ce quâon avait mis sous le tapis, elles tendent un miroir Ă nos contradictions et Ă nos besoins les plus simples : celui de se sentir entier, cohĂ©rent, Ă sa place.
Lorsque les histoires fictives nous tendent un miroir sur la notre...đȘ
CREDITS :
Merci à Cheyenne, Lou et Betty pour leurs précieux témoignages <3
Jingle : Spirit Blossom - Roman Belov
Musiques : Watr Fluid, Podcast-lo-fi-music
On se souvient tous de notre premier amour.Et s'il n'était pas fait pour durer, mais pour nous apprendre à aimer ?
Dans ce cinquiĂšme Ă©pisode dâHistoires Miroir, je replonge dans ce moment fondateur quâon idĂ©alise souvent : le tout premier amour. Celui qui rend tout plus grand, plus fort, plus vivant, celui dont on se souvient parfois avec tendresse, parfois avec vertige â mais toujours avec une forme de nostalgie.
Ă travers le film LâAmour Ouf de Gilles Lellouche, jâexplore ce que ces histoires adolescentes disent de nous : notre besoin dâabsolu, cette envie dâexister Ă travers le regard de lâautre, et cette incapacitĂ© Ă aimer sans se confondre. Parce que le premier amour, câest aussi le premier grand apprentissage : celui des limites, du manque, de la dĂ©pendance, et de la reconstruction.
Je me suis demandĂ© pourquoi ces relations laissent une empreinte si forte. Pourquoi elles continuent de nous bouleverser, mĂȘme des annĂ©es plus tard, alors quâelles appartiennent Ă une Ă©poque rĂ©volue. Peut-ĂȘtre parce quâelles contiennent tout : la dĂ©couverte, la peur, lâintensitĂ©, et ce dĂ©sordre qui ressemble Ă©trangement Ă la vie adulte quâon aura ensuite.
Entre souvenirs personnels, tĂ©moignages de proches et rĂ©flexion autour du film, cet Ă©pisode parle de ces amours qui nous ont fait croire quâon ne se relĂšverait jamais, puis qui paradoxalement, nous ont construits.
Alors, que vous soyez en train de guĂ©rir dâun premier amour, ou que vous le regardiez de loin avec mĂ©lancolie et tendresse, embarquez pour ce nouvel Ă©pisode.
Lorsque les histoires fictives nous tendent un miroir sur la notre...đȘ
CREDITS :
Merci à Alphonse, Lou et Cheyenne pour leurs précieux témoignages <3
Jingle : Spirit Blossom - Roman Belov
Musiques : My music is my feeling et Tranquil Soundscape
Il y a des Ă©motions quâon oublie de regarder de prĂšs. Des sensations quâon qualifie de nĂ©gatives alors quâelles ont peut-ĂȘtre façonnĂ© tout ce quâon est devenu.
Dans ce quatriĂšme Ă©pisode dâHistoires Miroir, je replonge dans deux romans de Nicolas Mathieu, Leurs enfants aprĂšs eux et Connemara, ainsi que dans lâadaptation au cinĂ©ma par les frĂšres Boukherma du premier. Des histoires de petites villes, de longues journĂ©es sans horizon et dâados prĂȘts Ă tout pour sentir leur cĆur battre.
Parce que quand on grandit loin des grandes mĂ©tropoles, lâennui nâest pas juste un concept. Câest une prĂ©sence, une force qui nous bouscule, nous pousse Ă chercher plus fort, vivre plus vite â parfois trop.On sâinvente un monde, on provoque lâaventure, mĂȘme si ça veut dire se brĂ»ler un peu les ailes. On fait des choix quâon ne referait pas aujourdâhui, mais qui nous ont aidĂ©s Ă nous sentir vivants.
Je raconte ce que ces livres ont ravivĂ© : mes Ă©tĂ©s en Dordogne, mes amitiĂ©s les plus fortes, la fĂȘte, les coups de tĂȘte, cette volontĂ© acharnĂ©e de se distinguer pour ne pas se laisser enfermer. Je parle aussi de la suite : lâexil vers une grande ville, lâĂ©nergie quâil faut pour rĂ©apprendre Ă exister ailleurs, les retours Ă la source qui nous rappellent ce quâon a fui et ce qui nous manque encore.
Cet Ă©pisode est une façon dâhonorer ces existences quâon dit « de petits riens », mais qui contiennent en rĂ©alitĂ© lâintensitĂ© la plus brute. Une maniĂšre dâenvisager lâennui non pas comme un ennemi Ă abattre, mais peut-ĂȘtre comme un moteur Ă apprivoiser.
Il n'y a pas de leçon Ă en tirer, pas de gĂ©nĂ©ralitĂ© Ă faire, cet Ă©pisode est juste le partage de ce qui a construit mon adolescence et peut-ĂȘtre la votre.
Lorsque les histoires fictives nous tendent un miroir sur la nĂŽtre...đȘ
CREDITS :
Merci à Cheyenne et à Betty pour leurs témoignages <3
Jingle : Spirit Blossom - Roman Belov
Musiques : Midnight Notes Lofi, Midnight Forest, Storytelling podcast vibe
Et si la fiction nous permettait de mieux comprendre nos propres peurs ?
Il y a des sujets quâon Ă©vite de mettre sur la table. Parce quâils font peur, parce quâils dĂ©rangent, parce quâon ne sait pas trop par oĂč commencer. La mort fait partie de ceux-lĂ . Et pourtant, elle finit toujours par nous rattraper.
Dans ce troisiĂšme Ă©pisode dâHistoires Miroir, je mâappuie sur le film La Chambre dâĂ cĂŽtĂ© de Pedro AlmodĂłvar pour parler dâune peur qui mâhabite depuis toujours : celle de la fin. Pas juste la fin des grandes choses â mais celle des vacances, des soirĂ©es, des moments heureux que je voudrais figer dans le temps. Cette petite boule dans la gorge qui, en grandissant, est devenue une vraie angoisse existentielle.
Le film raconte lâhistoire de Martha, qui choisit dâorganiser sa mort avec une douceur et une luciditĂ© dĂ©sarmantes. En sâentourant de la bonne personne, en dĂ©cidant de chaque dĂ©tail, elle reprend le contrĂŽle de quelque chose que lâon considĂšre souvent comme incontrĂŽlable. Cette idĂ©e mâa apaisĂ©e. Elle a mis des mots et des images sur une peur que je nâai jamais vraiment su nommer autrement que par des angoisses.
Ici, il nâest pas question de donner des rĂ©ponses ou une morale, mais dâouvrir une porte sur une rĂ©flexion souvent Ă©touffĂ©e. Parce que plus on tait ce sujet, plus il fait peur. Et que peut-ĂȘtre, le rendre moins tabou, câest aussi se donner un peu dâair.
Lorsque les histoires fictives nous tendent un miroir sur la nĂŽtre...đȘ
CREDITS :
Jingle : Spirit Blossom - Roman Belov
Et si la fiction nous permettait de mieux comprendre nos propres relations ?
Dans ce deuxiĂšme Ă©pisode dâHistoires Miroir, je plonge dans un sujet qui me traverse depuis toujours : la pudeur face aux Ă©motions. Celle qui Ă©touffe les mots, qui referme les poitrines, qui fait taire les larmes et transforme les Ă©motions en silences.
En mâappuyant sur le film Vingt Dieux de Louise Courvoisier, je raconte cette difficultĂ© Ă exprimer ce quâon ressent, ce que ça produit en nous mais aussi dans nos relations. Les mĂ©canismes que ça créé quand ça sâinstalle au sein d'une famille pendant des annĂ©es. Entre fiertĂ© mal placĂ©e, peur dâĂȘtre trop intense, peur dâĂȘtre faible⊠on apprend trĂšs vite Ă ne rien dire plutĂŽt que dâoser trop en dire.
Comme pour Totone, le personnage principal du film, dans ma famille, on nâa jamais trop su faire lorsqu'il s'agit de s'ouvrir et de parler avec le cĆur. Les Ă©motions se taisent, les mots se coincent. On garde pour soi ce qui brĂ»le, ce qui tremble, ce qui dĂ©borde. Pas de grandes dĂ©clarations, pas de gestes tendres, pas de place pour les fragilitĂ©s.
Je raconte ici ces repas silencieux, ces phrases balancĂ©es comme des gifles, ces conversations qui nâen sont pas, et comment, au fil des annĂ©es, cette culture du silence sâest logĂ©e en moi aussi.
Mais dans Vingt Dieux comme dans la vraie vie, il y a toujours un moment oĂč la digue craque. OĂč dire devient vital. OĂč aimer passe par le fait de montrer, de nommer, de laisser couler. Et ce moment-lĂ , mĂȘme sâil fait peur, est aussi profondĂ©ment libĂ©rateur.
Entre souvenirs personnels, transmission familiale et rĂ©flexions sur ce quâon se transmet sans le vouloir, cet Ă©pisode questionne cette pudeur qui structure, parfois qui abĂźme, nos relations.
Pourquoi avons-nous autant peur de montrer nos émotions ? Que risquons-nous vraiment à nous dévoiler ? Et surtout, que gagne-t-on quand on ose ?
Pas de morale, pas de mode dâemploi, juste une rĂ©flexion Ă voix haute pour tous ceux qui ont grandi dans des familles oĂč les silences en disent plus long que les mots.
Parce que parfois, les histoires des autres nous tendent un miroir sur la nĂŽtređȘ
CREDITS :
Jingle : Spirit Blossom - Roman Belov
Et si la fiction nous permettait de mieux comprendre nos propres relations ?
Dans ce premier Ă©pisode dâHistoires Miroir, je plonge dans un sujet aussi banal quâinĂ©puisable : la vie Ă deux. Le couple, la cohabitation, la fusion, la peur de se perdre ou de ne pas se retrouver. Tout ce qui fait quâaimer, parfois, câest aussi apprendre Ă ne pas se dissoudre.
En mâappuyant sur les romans dâAdeline DieudonnĂ© â La vraie vie, KĂ©rozĂšne et Reste â je me suis demandĂ© : comment trouver sa place quand on partage son quotidien avec quelquâun ? JusquâoĂč peut-on aller sans se perdre ? Et surtout, dâoĂč nous vient cette envie presque viscĂ©rale de former un « nous » ?
Entre rĂ©flexions personnelles, anecdotes de vie, et tĂ©moignages, cet Ă©pisode explore nos contradictions : celle de vouloir ĂȘtre libre tout en rĂȘvant dâun cocon, celle de vouloir se distinguer de nos parents tout en reproduisant leur modĂšle, celle de dire quâon est indĂ©pendantes alors quâon adore quâune autre prĂ©sence soit lĂ , au quotidien.
Je raconte comment, en rejetant tout ce que reprĂ©sentait le couple de mes parents, jâai fini par en recrĂ©er une version plus douce, plus consciente, mais pas si diffĂ©rente au fond. Parce que mĂȘme quand on sâenfuit pour « faire autrement », on garde un peu dâeux dans notre façon dâaimer.
Ă travers cette conversation entre fictions et rĂ©alitĂ©s, on croise des femmes qui refusent le schĂ©ma traditionnel, dâautres qui sây sentent apaisĂ©es, et beaucoup qui cherchent encore comment concilier le « je » et le « nous ».
Et câest peut-ĂȘtre lĂ que tout se joue : dans cet entre-deux, dans cette tension entre indĂ©pendance et attachement, dans la recherche dâun Ă©quilibre qui ne ressemblera quâĂ nous.
Ici je ne propose pas de morale ou de mode dâemploi, juste une rĂ©flexion Ă voix haute, des rĂ©cits sincĂšres et un regard tendre sur nos contradictions.
Lorsque les histoires fictives nous tendent un miroir sur la nĂŽtre...đȘ
CREDITS :
Merci à Cheyenne pour son précieux témoignage.
Jingle : Spirit Blossom - Roman Belov
Musiques : A long way - Sergii Pavkin et BG MUSIC