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Le coup de coeur littéraire
Nostalgie+
123 episodes
2 weeks ago
Le coup de coeur littéraire avec Christine Calmeau
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Le coup de coeur littéraire avec Christine Calmeau
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Episodes (20/123)
Le coup de coeur littéraire
La critique littéraire: « 3 polars incontournables pour les vacances : Chattam, Wise et Cosby »
À la veille des vacances de Noël, Socha retrouve Christine Calmeau pour un rendez-vous littéraire placé sous le signe du frisson : trois polars, trois univers, trois coups de cœur pour accompagner les longues soirées hivernales, bien au chaud près du feu.

On commence avec le tout dernier roman de Maxim Chattam, 8,2 secondes, publié chez Albin Michel. Un titre intriguant : 8,2 secondes, c’est à la fois le temps qu’il faut pour tomber amoureux… et celui qu’il faut pour mourir. Christine, fidèle à son sens du suspense, n’en dira pas davantage. Ce thriller psychologique nous entraîne entre New York et les vastes paysages des Grands Lacs, tout près de la frontière canadienne. Un récit haletant, traversé de relents hitchcockiens, comme seul Chattam sait les orchestrer.

Deuxième recommandation : Nulle part où revenir d’Henry Wise, paru chez Sonatine. Premier roman… et coup de maître. Christine résume en trois phrases qui claquent comme un verdict :

Personne n’est innocent. Personne n’est libre. Personne n’est sacré.

Nous voilà plongeant dans le sud de la Virginie, où Will Seems revient dans sa ville natale pour devenir adjoint au shérif. Mais cette terre chargée de mémoire — plantations de tabac, ombres de l’esclavage — semble avoir été laissée au bord de la route du progrès. Une atmosphère bluffante, dense, qui révèle une plume dont on reparlera très certainement.

Enfin, troisième proposition : Le Roi des cendres de S. A. Cosby, également chez Sonatine. Christine se contente d’une phrase, mais quelle phrase :

« Il savait que son frère l’aimait. Il savait aussi que des choses terribles étaient faites au nom de l’amour. Des choses abominables. »

Cosby confirme qu’il est devenu l’une des voix incontournables du roman noir américain. Un polar puissant, viscéral, qui sonde avec une lucidité féroce les liens familiaux, entre paradis et enfer, au cœur de l’Amérique d’aujourd’hui. Une lecture palpitante et profondément humaine.
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2 weeks ago
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Le coup de coeur littéraire
La critique littéraire: « Idées cadeaux : 3 livres incontournables à glisser sous le sapin »
En cette période où les guirlandes scintillent et où le sapin n’attend plus que ses surprises, Socha reçoit Christine Calmeau pour une chronique un peu particulière : trois livres indispensables à offrir avant les fêtes, trois pépites soigneusement choisies pour ravir tous les profils de lecteurs.

D’abord, pour les amoureux exigeants de la langue française, Christine dégaine ce qu’elle considère presque comme un chef-d’œuvre : La Maison vide de Laurent Mauvignier, publié aux Éditions de Minuit et récompensé par le Prix Goncourt. Mauvignier y retrace une part intime de son histoire familiale, remontant à son arrière-arrière-grand-mère. Une fresque bouleversante portée par une lignée de femmes traversant les deux guerres mondiales, écrasées par les lois des hommes, mais d’une résilience admirable. Une écriture somptueuse, ciselée, qui confirme l’immensité du talent de Mauvignier.

Pour la deuxième suggestion, Christine nous entraîne du côté d’un autre roman couronné cette année : Je voulais vivre d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre, publié chez Grasset et distingué par le Prix Renaudot. L’autrice revisite l’une des figures emblématiques d’Alexandre Dumas : Milady de Winter. Mais ici, exit la sorcière glaciale et manipulatrice des Trois Mousquetaires : Clermont-Tonnerre en fait une femme victime avant d’être coupable. Cette relecture bouleverse le mythe, renverse les perspectives et confirme l’incroyable élégance narrative de l’autrice.

Enfin, pour les amateurs de frissons et d’univers fantastiques, Christine propose un bijou collector : Territoires de Stephen King et Peter Straub, publié chez Albin Michel. La suite tant attendue du culte Talisman, présentée dans une édition reliée somptueuse, idéale pour les amateurs de grands récits d’aventure et d’étrangeté. Un cadeau splendide, à offrir ou à garder précieusement pour soi.
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3 weeks ago
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Le coup de coeur littéraire
La critique littéraire : « L’Homme sous l’orage de Gaëlle Nohant : un roman vibrant au cœur de 14-18 »
Dans ce nouvel épisode, Socha accueille Christine Calmeau pour son conseil lecture hebdomadaire. Son coup de cœur du jour se porte sur L’Homme sous l’orage, le tout dernier roman de Gaëlle Nohant, publié chez L’Iconoclaste. L’autrice, que l’on connaît pour La Part des flammes ou encore Légende d’un dormeur éveillé, revient avec un récit tendu, brûlant d’Histoire et peuplé de personnages d’une grande humanité.

Nous sommes en 1917, au cœur d’un hiver rude dans les Pyrénées-Orientales. Tandis que le front s’enlise et que l’arrière s’essouffle, Isaure tente seule de maintenir le domaine viticole familial, son mari et son fils étant au front. Une nuit de tempête, un visiteur inattendu surgit : Théodore Brienne, ancien peintre célébré, autrefois reçu dans la demeure. Mais le monde a basculé : Théodore a déserté et supplie qu’on l’abrite. Isaure refuse et le chasse, tandis que l'orage redouble.

Sa fille, touchée par la détresse du fugitif, choisit pourtant de le cacher dans un grenier du domaine, au risque de tout compromettre. Car si la police découvre la présence d’un déserteur, les conséquences seraient terribles pour toute la famille.

Gaëlle Nohant interroge ici la loyauté, l’émancipation, mais aussi la morale dans ses zones les plus grises : faut-il protéger ou dénoncer ? Un dilemme qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

On se retrouve la semaine prochaine, non pour un roman cette fois, mais pour une sélection de beaux livres à glisser sous le sapin.
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1 month ago
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Le coup de coeur littéraire
La critique littéraire: Avec Jolies choses, Janelle Brown signe un thriller haletant sur l’ère des apparences
À l’heure où les réseaux sociaux façonnent nos vies et nos désirs, Janelle Brown offre avec Jolies choses un thriller diabolique qui en révèle les travers. Ancienne journaliste pour le New York Times et Elle, l’autrice américaine s’impose comme une observatrice aiguisée de notre époque, capable de transformer la fable moderne en suspense captivant.

Au centre du récit, deux femmes que tout semble séparer. D’un côté, Nina, jeune arnaqueuse surdouée. Sa spécialité ? Duper la jeunesse dorée de Los Angeles en exploitant leur naïveté et leur obsession de l’image. Diplômée en histoire de l’art, elle se fait passer pour une antiquaire raffinée afin de dépouiller les nouveaux riches. Une existence dangereuse, mais lucrative. Jusqu’au jour où tout bascule : sa mère tombe gravement malade. Pour financer son traitement, Nina doit réussir le coup le plus audacieux – et le plus risqué – de sa carrière.

De l’autre côté, Vanessa. Riche héritière, star d’Instagram, elle incarne le rêve américain dans sa version la plus clinquante. Voyages, luxe, followers par millions : une vie parfaite en apparence. Mais derrière les filtres et les sourires, se cache un drame intime. Et Vanessa devient bientôt la cible ultime de Nina.

Leur affrontement prend place dans une villa somptueuse au bord du lac Tahoe, décor sublime pour un duel où chaque mensonge peut être fatal. Mais un doute persiste : et si leurs destins s’étaient déjà croisés ?

Avec une construction savamment orchestrée, Janelle Brown brouille les pistes et fait naître le doute à chaque chapitre. Qui manipule qui ? Qui dit vrai ? Dans ce jeu de dupes, une seule chose est certaine : la survie ne se partage pas.

Jolies choses est plus qu’un thriller : c’est une radiographie de notre obsession des apparences, une plongée dans l’addiction au virtuel et dans la solitude qu’il engendre. Un roman implacable, à la fois miroir de notre temps et page-turner redoutable.
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1 month ago
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Le coup de coeur littéraire
La critique littéraire: Anne-Marie McDonald envoûte avec Fane, une fresque historique et intime
On l’attendait depuis longtemps : Anne-Marie McDonald, romancière et dramaturge canadienne, fait un retour magistral avec Fane, publié chez Flammarion. Connue pour Un Parfum de cèdre ou Le Vol du corbeau, l’autrice qui avait déjà conquis un large public signe ici un roman ample et puissant, mêlant souffle historique et intime.

L’intrigue nous entraîne à la toute fin du XIXᵉ siècle, à la frontière entre l’Écosse et l’Angleterre. Dans le domaine isolé de Fane grandit Charlotte Belle, une enfant tenue à l’écart du monde extérieur par son père en raison d’une mystérieuse maladie. Cloîtrée, elle trouve dans la bibliothèque familiale un refuge et une ouverture sur le monde : lectures abondantes, curiosité intellectuelle et soif d’apprendre forgent une personnalité lumineuse et hors norme.

Le jour de ses douze ans marque un tournant. Son père estime sa santé rétablie et exige qu’elle se conforme aux usages : corsets, jupes, bienséance. Toute la famille quitte alors l’isolement pour Édimbourg. Mais loin d’éteindre sa flamme, ce nouveau cadre élargit l’horizon de Charlotte. Ses rêves d’émancipation grandissent, et sa quête de vérité la conduit à explorer les secrets enfouis de la famille Belle, ainsi que ceux, plus intimes, de sa propre identité.

Roman d’apprentissage, fresque historique et conte d’émancipation, Fane est tout cela à la fois. Sur plus de 800 pages, Anne-Marie McDonald déploie une écriture somptueuse, où l’on retrouve les grandes thématiques de l’époque victorienne – l’égalité des sexes, la famille, la nature, la quête de soi – tout en les reliant à des questionnements profondément actuels.

La magie de ce livre réside dans son héroïne : Charlotte Belle. Libre, intelligente, attachante, elle captive le lecteur au point que l’on ralentit volontairement la lecture pour prolonger la rencontre.

Fane est un de ces romans totaux, où l’on entre pour n’en ressortir qu’à regret. Une œuvre foisonnante, sensible et puissante : un véritable coup de cœur, de ceux qui marquent une vie de lecteur.
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1 month ago
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Le coup de coeur littéraire
La critique littéraire: David Nicholls charme à nouveau avec Rendez-vous ici, une comédie romantique pleine de justesse
David Nicholls a ce talent rare : celui de raconter les histoires d’amour avec une justesse qui les rend universelles. On lui doit déjà Un jour, devenu un immense succès international et adapté au cinéma puis en série par Netflix. Avec Rendez-vous ici, publié chez Belfond, il confirme sa place d’incontournable dans l’art de la comédie romantique contemporaine.

Le décor est planté : le Lake District, au nord-ouest de l’Angleterre, avec ses paysages vallonnés et ses pubs pittoresques. C’est là que se croisent Marnie et Michael, deux personnages que tout semble opposer, mais que la vie a fragilisés.

Marnie, correctrice de métier, a l’impression que son existence lui échappe. Ses amitiés s’effritent, son travail l’ennuie, ses amours sont au point mort. De son côté, Michael, professeur de géographie, peine à se relever d’un divorce douloureux. Sa seule consolation ? De longues balades solitaires qui lui permettent d’échapper à la morosité.

Le hasard, ou plutôt l’insistance d’une amie commune, Cléo, va réunir ces deux êtres en suspens. Les voilà embarqués pour une semaine de marche dans les sentiers du Lake District. Entre dépassement de soi et moments de solitude, disputes inattendues et éclats de rire partagés, hébergements de fortune et rencontres improbables, Marnie et Michael apprennent à se découvrir.

Le charme de David Nicholls réside dans cette manière d’insuffler de l’humour dans les situations les plus banales, de glisser une note de tendresse dans chaque maladresse, et de rappeler que même les vies cabossées peuvent s’ouvrir à une seconde chance. Rendez-vous ici est une romance drôle, piquante, émouvante, qui explore la solitude, le poids du passé et la possibilité du renouveau.

À la fois feel good et profondément humain, ce roman confirme que Nicholls reste l’un des grands portraitistes de l’amour moderne. Une lecture idéale pour se laisser porter, sourire et retrouver foi en la magie des rencontres.
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1 month ago
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Le coup de coeur littéraire
La critique littéraire: Amélie Nothomb signe Tant mieux, un hommage bouleversant à sa mère
Depuis 1992, Amélie Nothomb rythme la rentrée littéraire de ses fidèles lecteurs avec un roman chaque année. Trente-quatre ouvrages plus tard, elle surprend encore. Après avoir abordé la figure paternelle dans Premier Sang, l’écrivaine belge la plus traduite au monde choisit cette fois de se confronter à l’ombre et à la lumière de sa mère. Le résultat : Tant mieux, publié chez Albin Michel, un récit d’une rare intensité émotionnelle.

Tout commence en 1942. La guerre gronde, Bruxelles est bombardée. Adrienne, âgée de quatre ans, est envoyée à Gand chez sa grand-mère maternelle. Loin d’y trouver refuge, elle subit un véritable calvaire auprès d’une femme acariâtre, sans tendresse, qui ne vit que pour son chat. De retour chez ses parents, Astrid et Donatien, la petite fille découvre un foyer où l’épanouissement est tout aussi fragile : un père volage et une mère dont la haine envers les félins prend parfois des allures d’obsession.

Face à ce quotidien difficile, Adrienne se forge une devise : « Tant mieux ». Comme une formule magique, elle transforme chaque contrariété en force. Ce mantra devient sa carapace, son moyen de résister à l’adversité.

Le récit, d’abord teinté de cruauté, glisse peu à peu vers une tonalité inattendue. Aux neuf dixièmes du livre, Amélie Nothomb prend directement la parole. Elle atteste de la véracité des faits, puis livre une confession rare et bouleversante. Elle révèle combien il lui fut plus douloureux d’écrire sur sa mère que sur son père, tant la relation fut complexe, faite d’ambivalences et d’ombres.

Avec une pudeur remarquable et une écriture toujours ciselée, Nothomb transforme ce témoignage intime en hommage vibrant. Tant mieux explore la mémoire, l’enfance et les liens maternels dans toute leur force contradictoire. C’est sans doute l’un de ses romans les plus personnels, mais aussi l’un de ses plus universels, tant chacun peut y retrouver un reflet de ses propres blessures et attachements familiaux.

Un texte puissant, tendre et courageux, qui marque un sommet dans l’œuvre déjà foisonnante d’Amélie Nothomb.
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2 months ago
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Le coup de coeur littéraire
Critique littéraire: Jacques Expert revient avec "Ma Sœur", un thriller familial redoutable
On ne présente plus Jacques Expert. Ancien grand reporter, journaliste et directeur des programmes de télévision, il s’est imposé depuis une quinzaine d’années comme l’un des maîtres incontestés du polar français. Ses romans, souvent adaptés au cinéma ou à la télévision, se distinguent par une mécanique implacable, des retournements de situation inattendus et une plume cynique, délicieusement acérée. Avec Ma Sœur, publié dans la collection Calmann-Lévy Noir, il confirme son talent pour tisser des intrigues familiales où le vernis des apparences craque sous la tension.

L’histoire s’ouvre sur la famille de La Porte, vitrine de réussite sociale. Le patriarche, Jean-Pierre, règne avec assurance et charisme sur ses deux fils, Tristan et Julien, que l’on imagine promis à une vie confortable et stable. Mais ce bel équilibre vacille le jour où surgit Nathalie. Cette jeune femme affirme être la fille adultérine de Jean-Pierre. Une révélation explosive qui met le feu aux poudres.

Fasciné, Jean-Pierre l’accueille avec une confiance aveugle, presque troublante. Tristan, sensible et conciliant, choisit de lui tendre la main. Mais Julien, plus sceptique, refuse de croire à cette sœur sortie de nulle part. Dès lors, la suspicion s’installe, les rancunes se réveillent, les alliances se nouent et se défont.

Jacques Expert orchestre un huis clos familial où chaque page nourrit le doute. Nathalie est-elle réellement cette sœur perdue ou une manipulatrice redoutable prête à détruire les La Porte pour s’emparer de leur héritage ? La question court sur 350 pages haletantes, jusqu’à un dénouement dont l’auteur a le secret, aussi inattendu que glaçant.

Avec son art consommé du suspense, Expert nous entraîne dans une spirale de faux-semblants et de manipulations psychologiques. Identité, filiation, légitimité : autant de thèmes universels traités avec une intensité dramatique qui captive de bout en bout.

Ma Sœur est un roman qu’on dévore, impossible à lâcher, tant le lecteur est pris au piège d’un jeu cruel où vérité et mensonge s’entrelacent jusqu’à la dernière ligne.
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2 months ago
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Le coup de coeur littéraire
Critique littéraire: Cécile Muray signe avec Paris-Hollywood une comédie romantique pétillante et irrésistible
Pour son entrée en littérature, Cécile Muray, journaliste cinéma à Télérama, choisit de s’aventurer sur un terrain qu’elle connaît bien : l’univers des stars, des interviews et des paillettes. Mais plutôt que de livrer une analyse du septième art, elle nous propose une comédie romantique légère et pétillante, Paris-Hollywood, publiée chez Flammarion.

L’histoire s’ouvre dans le décor feutré et élégant de l’hôtel Meurice, à Paris. Marianne Corbeau, journaliste cinéma pour un hebdomadaire culturel, s’apprête à rencontrer Ben White, acteur hollywoodien adulé, sex-symbol planétaire au charisme intimidant. Un moment que tout journaliste rêverait de maîtriser à la perfection… sauf que rien ne se passe comme prévu.

Dès les premières minutes, l’entretien vire au fiasco : cafés renversés, gaffes en cascade, phrases maladroites. Marianne perd ses moyens face à ce monstre sacré du cinéma. Mais au lieu de s’agacer, Ben White se laisse séduire par cette sincérité désarmante. De cette rencontre improbable naît alors une histoire d’amour qui nous entraîne des boulevards parisiens aux collines d’Hollywood.

Avec humour et légèreté, Cécile Muray brosse une romance moderne qui joue avec les clichés tout en y apportant une fraîcheur nouvelle. On y rit, on y sourit, mais on y décèle aussi une réflexion subtile sur le star system, la célébrité et la fragilité des masques que portent les icônes publiques.

La critique ne s’y est pas trompée : unanimement salué, Paris-Hollywood séduit par son ton vif, son écriture efficace et sa capacité à faire du bien. Le lecteur se laisse happer par cette love story improbable, qui n’est pas sans rappeler l’élégance tendre et comique du film culte Coup de foudre à Notting Hill.

Roman feel good par excellence, il offre une parenthèse d’évasion idéale : un voyage entre Paris et Hollywood, entre glamour et maladresse, où l’amour surgit là où on l’attend le moins.

Paris-Hollywood : le parfait compagnon de lecture pour s’évader, sourire et rêver un peu.
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3 months ago
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Le coup de coeur littéraire
Critique littéraire: Jack Beaumont, ex-agent de la DGSE, signe un thriller réaliste avec "Un homme sans nom"
Le roman d’espionnage, genre souvent dominé par les Anglo-Saxons, trouve en Jack Beaumont une voix française aussi crédible que captivante. Avec Un homme sans nom, désormais disponible en format poche chez Le Livre de poche, l’auteur – ancien agent de la DGSE, qui écrit sous pseudonyme – nous offre un récit où chaque détail transpire l’expérience vécue.

Au cœur du livre, Alec de Payns. Agent secret chevronné, il maîtrise l’art des identités multiples, ces « légendes » patiemment construites pour disparaître derrière ses missions. Tout commence en Sicile, lors d’une opération qui vire au fiasco : Alec découvre qu’une taupe a infiltré son équipe. L’échec résonne comme une menace directe et une enquête interne est déclenchée.

Rapidement, Alec se retrouve plongé dans une nouvelle mission, cette fois au Pakistan, où il doit infiltrer une usine soupçonnée de fabriquer des armes chimiques camouflées dans des produits agricoles. Ce qui n’était qu’un doute devient une certitude : un complot terroriste d’envergure se prépare.

Entre mission sabotée en Méditerranée et menace d’attaque sur le sol français, la tension monte d’un cran. Alec doit avancer dans un univers où la confiance est impossible, où chaque allié potentiel peut se révéler un traître. Et, tandis que le danger se rapproche, ce n’est plus seulement la sécurité nationale qui est en jeu, mais aussi la vie de sa propre famille.

Briefings, débriefings, filatures, tensions permanentes : le lecteur est plongé au cœur du quotidien des services secrets. Loin des clichés hollywoodiens, Jack Beaumont décrit un monde rugueux, réaliste, où les dilemmes humains comptent autant que les enjeux géopolitiques. Cette authenticité, nourrie de son passé d’agent, confère à ce roman une intensité rare.

Un homme sans nom est plus qu’un simple thriller : c’est une immersion dans les coulisses d’un métier où chaque erreur peut être fatale. Un récit haletant, tendu comme un fil, qui confirme que l’espionnage français a trouvé sa plume.
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3 months ago
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Le coup de coeur littéraire
Critique littéraire : Alan Hollinghurst revient avec "Nos soirées", fresque magistrale de l’Angleterre contemporaine
Lauréat du prestigieux Booker Prize pour La Ligne de beauté, Alan Hollinghurst s’impose depuis des décennies comme l’une des plumes majeures de la littérature anglaise. Avec Nos soirées, publié chez Albin Michel, il propose une fresque d’une rare ambition, couvrant plus d’un demi-siècle de bouleversements sociaux et politiques, des années 1960 jusqu’aux incertitudes du Brexit.

Le roman s’ouvre sur le destin de Dave Win, jeune métis issu d’un milieu ouvrier, dont la vie bascule grâce à une bourse qui lui permet d’intégrer une école prestigieuse. À seulement treize ans, il franchit les portes du domaine des Hadlow, famille aristocratique mécène de ses études. Ce nouveau monde, à la fois fascinant et brutal, va marquer à jamais sa trajectoire. C’est là qu’il rencontre Gill Hadlow, fils de la famille, un adolescent violent et arrogant, promis à devenir son parfait opposé.

Au fil des années, leurs chemins se dessinent à l’exact inverse l’un de l’autre : Dave embrasse une carrière d’acteur de théâtre, engagé, libre, luttant contre les discriminations et refusant de plier devant les conventions. Gill, lui, gravit les échelons de la politique, s’imposant comme une figure de la droite dure, déterminée à imposer une vision réactionnaire de l’Angleterre. Leurs vies, inévitablement, finiront par se heurter.

À travers plus de 600 pages, Alan Hollinghurst explore avec une virtuosité remarquable les fractures de la société britannique : la question des classes, le poids du racisme, les tourments de l’amour et de la sexualité, mais aussi la montée en puissance d’une élite politique conservatrice. Tout en mettant en scène deux destins qui se croisent et s’opposent, il dresse une peinture saisissante de l’Angleterre contemporaine, entre drame intime et satire sociale.

Salué par la critique internationale, Nos soirées est déjà considéré comme un chef-d’œuvre. Le Sunday Times n’hésite pas à le qualifier de « meilleur roman écrit sur la Grande-Bretagne contemporaine au cours des dix dernières années ». Une lecture dense, captivante et nécessaire, qui confirme Alan Hollinghurst comme l’un des plus grands romanciers de son temps.
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3 months ago
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La critique littéraire: Nolwenn Le Blévennec frappe fort avec La Matinale, satire mordante de notre époque
Avec La Matinale, paru chez Gallimard, Nolwenn Le Blévennec s’impose comme une voix singulière de la rentrée littéraire. Journaliste et rédactrice en chef à L’Obs, elle signe ici son troisième roman, nourri d’une part assumée d’autofiction et d’un regard affûté sur notre époque.

L’histoire nous plonge dans le monologue fiévreux de Léonore de Caradec, star de la première matinale télévisée de France. Mais au moment où nous la rencontrons, ce n’est plus la vedette flamboyante que le public admire chaque matin : hospitalisée, peut-être à la veille d’un séjour en prison, elle livre à un psy le récit éperdu de son année de descente aux enfers.

Tout commence à l’été 2021, lorsqu’elle quitte mari et enfants pour céder à la passion d’Alexis, son séduisant mais narcissique coprésentateur. Rapidement, le rêve tourne au cauchemar. Entre désillusion amoureuse, burn-out professionnel et confrontation brutale à son propre déclin, Léonore assiste impuissante à l’effondrement de ses certitudes. La télévision, qu’elle croyait être son royaume, se révèle un univers féroce, régi par le diktat de l’image et la dictature du like.

À bout de forces, elle s’enfuit jusqu’à l’île de Sein, refuge de silence et de nature, où elle espère se reconstruire. Mais le retour d’Alexis ravive ses blessures, mettant à nu ses failles les plus intimes. Le roman oscille alors entre comédie satirique et drame psychologique, révélant la fragilité d’une femme mais aussi les fractures d’une société contemporaine minée par l’anxiété collective, la montée des extrêmes et la superficialité médiatique.

La plume de Nolwenn Le Blévennec claque, incisive, élégante, portée par un humour mordant. Avec un mélange rare de lucidité et de tendresse, elle capte l’air du temps et en dévoile les travers sans concession. La Matinale se lit comme une confession haletante, à la fois drôle et déchirante, qui résonne bien au-delà du destin de son héroïne.

Un roman brillant et corrosif, qui invite à rire autant qu’à réfléchir sur ce monde saturé d’images et d’illusions.
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3 months ago
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Le coup de coeur littéraire
La critique littéraire: François Roux signe Le Souffle des femmes, une fresque vibrante sur trois générations
Après le succès de Bonheur National Brut, François Roux revient avec une fresque romanesque d’une ampleur rare. Dans Le Souffle des femmes, publié aux Éditions du Rocher, il mêle avec justesse l’intime et l’historique, donnant chair à trois héroïnes dont le courage et les fragilités résonnent comme un écho à plusieurs générations de lectrices et lecteurs.

Le récit s’ouvre en août 1944, au cœur d’une France encore meurtrie par la guerre. Louise, dix-sept ans, fille de collaborateurs, choisit de rompre avec son passé. Animée d’une volonté farouche de se reconstruire, elle se lance par hasard dans le secteur du bâtiment. Là, son audace et son inventivité bouleversent les codes d’un univers masculin, ouvrant la voie à un succès fulgurant.

Trente ans plus tard, c’est sa fille Rose qui prend le relais. Née d’un amour illégitime, elle devient à son tour une figure de réussite en développant une entreprise textile prospère. Mais cette ascension n’efface pas les contraintes de son époque : Rose doit affronter les regards et les jugements d’une société qui laisse peu de place à l’émancipation féminine.

Enfin, au tournant des années 2000, apparaît Constance, la fille de Rose. Brillante analyste dans le monde exigeant de la finance, elle bénéficie de l’amour et de l’admiration de ses aînées. Mais derrière cette réussite se cache un secret lourd à porter, qui la condamne à l’inachèvement tant qu’elle ne trouvera pas la force d’affronter sa vérité.

Amours contrariés, deuils, victoires professionnelles et fractures intimes : François Roux parvient à conjuguer les bouleversements de l’Histoire avec un grand H aux drames et espoirs de destins personnels. Ce souffle, celui de chaque héroïne, nourrit la suivante et traverse le roman comme une pulsation de vie.

Le Souffle des femmes est bien plus qu’une saga familiale : c’est un hommage vibrant aux femmes qui, génération après génération, ont dû se réinventer pour exister. Un roman à la fois puissant et émouvant, qui ne laisse pas indemne.
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3 months ago
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Le coup de coeur littéraire
La critique littéraire: Joyce Ménard éclaire la rentrée littéraire avec «Par où entre la lumière»
Chaque rentrée littéraire réserve ses perles, ces romans qui s’imposent comme des compagnons de route dès les premières pages. Cette année, c’est Joyce Ménard qui frappe à notre porte avec un titre évocateur : Par où entre la lumière. Dès son ouverture, ce livre s’impose comme un récit vibrant sur les blessures de l’âme et la lente reconstruction que seule la tendresse du temps permet.

Nous y retrouvons Éléanor, une femme qui revient, après vingt-cinq années d’absence, dans la ferme familiale du New Hampshire. Lieu de joies passées mais aussi de blessures profondes, cette maison fut celle où elle épousa Cam, l’homme qu’elle croyait être l’amour de sa vie. Désormais disparu, il laisse derrière lui une mémoire contrastée et des enfants dont chacun porte à sa manière les traces du passé.

Toby, le fils cadet, vit toujours avec les séquelles d’un accident survenu dans l’enfance. Son frère aîné s’est éloigné, construisant sa vie ailleurs. Quant à Ursula, la fille silencieuse, son absence devient presque un personnage à part entière, hantant les pages du roman comme une ombre mélancolique.

Dans une écriture d’une rare délicatesse, Joyce Ménard nous fait suivre le cheminement d’Éléanor, ses tentatives de renouer avec ses enfants, d’apprivoiser les fantômes et d’ouvrir son cœur au renouveau. Car c’est bien là toute la question : à l’aube de sa seconde moitié de vie, saura-t-elle reconnaître le bonheur lorsqu’il frappera à nouveau ?

Avec une grande justesse, l’autrice mêle les destinées familiales aux évolutions de la société américaine contemporaine. Elle nous parle des saisons qui passent, des marchés hebdomadaires où la vie se réinvente, du poids des souvenirs et de la lumière qui, parfois, se glisse par la plus fine des fissures.

Par où entre la lumière est de ces romans qu’on referme avec émotion, le regard tourné vers nos propres racines, nos propres pardons à donner ou à recevoir. Une œuvre lumineuse, intime et universelle à la fois.
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4 months ago
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Le coup de coeur littéraire
La critique littéraire: sélection Polars Été, frissons garantis sur la plage ou dans le hamac !
Pour clore en beauté cette saison littéraire 2024, Christine Calmeau vous propose deux polars redoutablement efficaces à glisser dans votre valise. Deux grands noms, deux retours très attendus… et deux façons de ne plus lâcher votre roman, même sous un soleil de plomb.

Premier frisson : H, le nouveau Bernard Minier, chez XO Éditions. Il s’agit du 13e opus de la série à succès mettant en scène le commandant Martin Servaz. Et cette fois, l’intrigue nous replonge dans l’obsession la plus noire de son parcours : Julian Hirtmann, le tueur en série qui a hanté ses premières enquêtes, est de retour. Évadé d’un centre ultra-sécurisé en Autriche, il signe son grand come-back dans une traque glaçante. Servaz, toujours sous protection, doit affronter ses vieux démons et renouer avec ses intuitions les plus profondes. H est un thriller haletant, dense, torturé, mais aussi profondément humain, qui séduira autant les lecteurs fidèles que les nouveaux venus.

Deuxième escale : À retardement, Franck Thilliez (Fleuve Noir). Les fidèles de l’univers Thilliez retrouveront avec un plaisir un peu sadique le duo Sharko/Hennebelle, dans une intrigue psychologique et cérébrale, où les nerfs du lecteur sont mis à rude épreuve. D’un côté, un homme sans identité, halluciné, qui pousse un passant sous un métro. De l’autre, un cadavre retrouvé sans aucune trace, ni ADN, ni mobile. Deux histoires, deux lieux… et peu à peu, un lien tordu et terrifiant se dessine. Thilliez excelle dans le jeu des nerfs, le trouble mental, la dérive technologique et le mystère clinique. Un récit méticuleux, immersif, et magistralement orchestré, qui vous laissera K.O.
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6 months ago
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Le coup de coeur littéraire
La critique littéraire: Deux lectures d’été entre saga flamboyante et roman de sororité
Christine Calmeau vous le promet : cet été, que vous soyez les pieds dans l’eau ou bien à l’ombre de votre jardin, vous allez voyager. Première escale : l’Italie des années fastes, avec Gianni le Magnifique, biographie signée Stéphanie des Horts, publiée chez Albin Michel. Après s’être brillamment penchée sur Pamela Churchill ou John-John Kennedy, l’autrice s’intéresse ici à Gianni Agnelli, l’héritier flamboyant de l’empire Fiat.

Riche, beau, séducteur, imprévisible, Gianni Agnelli a fasciné l’Italie autant qu’il l’a déçue. Stéphanie des Horts raconte la montée et la chute d’un homme incapable d’être à la hauteur de son héritage, dans une fresque pleine de style et d’élégance. On y croise la jet-set, la politique, les amours scandaleuses, et surtout une famille dont les secrets éclaboussent l’histoire industrielle et mondaine du XXe siècle. Idéal pour celles et ceux qui aiment les destins hors-normes, les tragédies familiales... et les italiennes en Vespa !

Deuxième escale : l’Angleterre feutrée des années 30, avec Les Sœurs Field, un roman de Dorothy Whipple, paru en 1943 et aujourd’hui réédité par La Table Ronde. On pourrait croire à une chronique de vie bien rangée… mais détrompez-vous. À travers Lucy, Charlotte et Vera, trois sœurs marquées par la Première Guerre mondiale, l’autrice déploie un roman noir domestique d’une modernité sidérante.

Avec une plume subtile et acérée, Dorothy Whipple, qu’on surnomme volontiers « la Jane Austen du XXe siècle », explore la domination silencieuse, l’effacement des femmes et la violence psychologique dans la cellule familiale. Mais elle célèbre aussi la force de la sororité, l’amitié indéfectible entre femmes, cette lumière douce qui perce malgré tout les volets clos. Une œuvre brillante, à la fois sensible et implacable.
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6 months ago
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Le coup de coeur littéraire
La critique littéraire: "La porteuse de lettres" de Francesca Giannone
Il y a des romans qui vous enveloppent comme un châle au parfum d’antan. La Porteuse de lettres, premier roman de Francesca Giannone, est de ceux-là. Publié chez Albin Michel, ce livre au succès retentissant en Italie s’inspire du destin réel de l’arrière-grand-mère de l’autrice. Une femme hors du commun, dont l’histoire résonne profondément avec notre époque.

Nous sommes en juin 1934. Anna, jeune femme du nord, quitte sa région d’origine pour suivre son mari Carlo dans son village natal, Lizzanello, au cœur des Pouilles. Elle découvre un monde rural figé, pesant, régi par des règles tacites, par la religion, le silence et l’obéissance. Un monde où une femme doit tenir sa place : à la maison, discrète, soumise.

Mais Anna n’est pas de celles qui se taisent.

Elle lit, elle pense, elle observe. Elle refuse d’abdiquer son indépendance. Contre l’avis de son époux, elle passe l’examen des services postaux. Et réussit. La voilà première femme factrice du village. Une révolution à l’échelle d’une petite bourgade. Jour après jour, elle distribue le courrier, mais surtout, elle devient la confidente muette d’un peuple tiraillé entre guerre, pauvreté, exil et passions secrètes. Elle devient la mémoire vivante des non-dits.

Francesca Giannone dresse un portrait vibrant de cette femme libre et résolue, avec une plume délicate, sensible et engagée. À travers Anna, c’est tout un pan de l’histoire italienne qui renaît, celui des femmes invisibles, de leur courage quotidien, de leur soif d'émancipation.

Mais La Porteuse de lettres, c’est aussi une histoire d’amour, de transmission, de fidélité à soi-même. Et c’est, au fil des pages, un roman qui nous murmure que parfois, les plus beaux combats sont ceux qu’on mène en silence, dans les gestes simples, dans le courage ordinaire.

À glisser absolument dans sa valise ou son sac de plage. Parce qu’Anna, une fois rencontrée, ne vous quitte plus.
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7 months ago
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La critique littéraire: " Loch Noir" de Peter May
C’est un retour aux sources. Un retour aux tempêtes, aux falaises battues par le vent, aux silences lourds de secrets et aux paysages à couper le souffle. Loch Noir, le nouveau roman noir de Peter May, nous ramène sur l’île de Lewis, dans les Hébrides, là où tout a commencé pour Fin Macleod.

Fin, personnage phare de la trilogie écossaise de May, est désormais employé à Glasgow comme analyste d’images numériques pour la police. Un travail monotone, loin de l’adrénaline de ses anciennes enquêtes. Mais lorsqu’il apprend que son propre fils, Fionnlagh, est accusé d’un crime odieux — le viol et le meurtre d’une jeune militante écologiste —, Fin n’hésite pas une seconde : il retourne sur la terre qui l’a vu grandir.

Commence alors un véritable voyage dans le brouillard, au sens propre comme au figuré. Le brouillard des souvenirs, celui des rancunes anciennes, des non-dits familiaux et des fantômes du passé. Peter May excelle à faire monter la tension. L’île devient personnage à part entière, enveloppante, suffocante, presque hostile. Le lecteur sent l’humidité s’infiltrer dans ses os, comme si chaque page gouttait la pluie, le sel et la peur.

L’intrigue est magistrale, servie par une écriture fluide, précise, toujours juste. Les indices s’imbriquent subtilement, les fausses pistes abondent, et l’émotion affleure à chaque chapitre. Plus qu’un simple polar, Loch Noir est aussi une plongée dans l’âme humaine, une réflexion sur la filiation, la culpabilité et le pardon.

Peter May, Écossais de naissance mais aujourd’hui naturalisé français, prouve encore une fois son talent unique à marier le souffle du thriller à la profondeur des drames familiaux. Loch Noir est un roman à lire absolument, tant pour l’intensité de son intrigue que pour la beauté de ses paysages intérieurs et extérieurs.

Un conseil : ne commencez pas ce roman un soir de semaine. Car une fois ouvert, impossible de le refermer…
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7 months ago
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La critique littéraire: "Les Amants de Casablanca", de Tahar Ben Jelloun, une passion interdite au cœur du Maroc contemporain
Dans Les Amants de Casablanca, Tahar Ben Jelloun nous offre un roman à la fois brûlant de désir et empreint de mélancolie, qui nous plonge dans l’intimité d’un couple casablancais en pleine crise. Nabile et Lamia, mariés depuis des années, incarnent en apparence la réussite tranquille d’une bourgeoisie marocaine moderne. Lui est pédiatre, elle, pharmacienne et cheffe d’entreprise prospère. Ils ont deux enfants et une vie stable, au cœur d’une société en pleine mutation.

Mais sous cette façade ordonnée se cache une réalité plus complexe. Lorsque Lamia rencontre Daniel, séducteur invétéré, son monde bascule. Subjuguée par cette passion nouvelle, elle s’abandonne à une liaison torride. Pourtant, lorsque Daniel disparaît sans explication, Lamia s’effondre. Dévastée, elle décide de tout révéler à son mari, brisant le silence qui protégeait jusque-là l’équilibre familial.

Tahar Ben Jelloun aborde ici l’adultère féminin dans une société marocaine encore très marquée par le poids des traditions. Là où les incartades masculines sont souvent tolérées, la trahison d’une femme reste une offense grave. En écrivant ce roman à deux voix, alternant les perspectives de Nabile et de Lamia, l’auteur nous fait entrer dans leur intimité avec une justesse remarquable.

À travers ce récit, Ben Jelloun nous parle autant de passion que d’inégalités, de désirs enfouis et de frustrations. Il dresse aussi le portrait d’un Maroc moderne, tiraillé entre héritage patriarcal et aspirations à l’émancipation. Les Amants de Casablanca est un roman fort, sensuel et profond, à lire comme une fenêtre ouverte sur un monde à la fois proche et lointain.
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7 months ago
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Critique littéraire de «La fille au pair» de Sidonie Bonnec
Journaliste et animatrice de radio, Sidonie Bonnec se distingue par sa curiosité insatiable et son goût pour les histoires vraies. Dans La fille au pair, elle signe un roman très personnel, entre autofiction et thriller intime, inspiré de son propre passé.

À 18 ans, Sidonie part en Angleterre pour être fille au pair. Elle débarque dans une famille en apparence ordinaire, mais très vite, le malaise s’installe. Tout est trop froid, trop silencieux. La maîtresse de maison est distante, le père étrange, les enfants perturbés. Peu à peu, les tensions montent, les repères s’effondrent. Sidonie découvre un secret glaçant qui changera le cours de sa vie.

La fille au pair est un récit tendu, sincère, porté par une plume précise, qui interroge l’emprise psychologique et les failles de la jeunesse. Un roman poignant sur la perte d’innocence et le courage de survivre à ses blessures.
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8 months ago
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Le coup de coeur littéraire
Le coup de coeur littéraire avec Christine Calmeau