Je suis Jo, psychologue clinicienne et j'ai crée ce podcast afin de rendre accessible les différents reliefs de la psychologie. Il s'agit d'un travail de construction et de déconstruction pour apprendre et s'ouvrir autour des différents thèmes que logent la psychologie et la psychanalyse. J'aborde le métier du psychologue et de sa rencontre mais aussi ses outils, concepts, représentations, symptômes etc...
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Comprendre le monde pour le rendre plus habitable.
Cairn.info vous présente un podcast lié aux acteurs de la recherche francophone. Plusieurs auteur(e)s y partagent le fruit de leurs travaux pour apporter un éclairage sur les grands enjeux de notre société et contribuer à l'enrichissement des connaissances.
Les premiers épisodes sont axés sur la psychologie. Vous retrouverez en alternance :
Le temps d’une rencontre : Ces épisodes consistent à vous transmettre le cœur de la rencontre vidéo diffusée sur cairn.info et de l’enrichir, de revenir sur certains concepts, de faire des ponts avec d’autres auteur(e)s, d’autres corpus théoriques, d’autres épistémologies, voire d’autres champs de recherche.
Le temps d’une lecture : Ces épisodes mettent en lumière et en son l’article d’une autrice ou auteur qui propose un développement théorico-clinique singulier.
Le temps d’un échange : Ces épisodes présentent un entretien inédit avec une chercheuse ou chercheur, sur un thème original.
En restituant leurs idées, nous vous invitons à poursuivre la réflexion pour alimenter votre pratique professionnelle, et toujours mieux soigner, accompagner et transmettre.
Écriture et présentation : Cécile Guéret
Réalisation : Gong Audio
Production : Cairn.info
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Créée en 2019, la chaire Droit international des institutions renoue avec une longue tradition d'enseignement et de recherche en droit international au Collège de France. Elle lui insuffle une direction à la fois plus spécifique en mettant l'accent sur l'étude de la dimension institutionnelle du droit international et plus régionale puisqu'elle comprend l'étude du droit international des organisations européennes que sont l'Union européenne et le Conseil de l'Europe, mais aussi des organisations internationales d'autres régions du monde.
L'intitulé de la chaire convoque la dimension institutionnelle du droit et la place au cœur de son projet : ce dernier porte tant sur les institutions à l'origine du droit international (le droit international des institutions) que sur le droit international qui régit ces institutions (le droit international des institutions). En bref, le projet de la chaire est l'analyse critique et la réforme des institutions, au pluriel, du droit international. L'objectif est de saisir toutes les institutions qui adoptent et sont régies, en retour, par le droit international, à commencer par l'État et les organisations internationales, mais de manière à inclure aussi toutes sortes d'autres institutions, publiques et privées, de droit international que sont, notamment, les villes, les régions, les entreprises multinationales, les organisations non gouvernementales ou encore les syndicats. La diversité de ces institutions du droit international, mais aussi leur articulation autour d'un lien de représentation systémique des peuples de ce monde, et donc de continuité fiduciaire, sont au cœur de la question institutionnelle internationale que cette chaire pose et vise à élucider.
Les travaux d'enseignement et de recherche de la titulaire de la chaire, la Pr Samantha Besson, et de son équipe s'articulent autour de trois axes d'analyse et de réforme de l'ordre institutionnel international, tant universel que régional : la représentation, la réglementation et la responsabilité internationales. Aujourd'hui, de grands défis (notamment climatiques, sanitaires ou technologiques) se posent à l'humanité toute entière. Relever ces défis requiert, entre autres, la création ou, du moins, la réforme d'institutions internationales à même d'adopter un droit universel qui soit non seulement commun, mais aussi représentatif et légitime et à même de répondre de la violation de ce droit. C'est le projet de la chaire que d'accompagner ce travail d'innovation institutionnelle nécessaire en droit international et européen.
Né en 1949 à Paris, Philippe Descola a fait des études de philosophie à l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud et d'ethnologie à l'Ecole pratique des hautes études (VIe section) où il a passé sa thèse sous la direction de Claude Lévi-Strauss. Après plusieurs années d'enquêtes ethnographiques en Amazonie, il a été nommé à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, d'abord en qualité de maître de conférences puis de directeur d'études. Il a été nommé professeur au Collège de France en juin 2000. Philippe Descola a reçu la médaille d'argent du CNRS en 1996 pour ses travaux d'anthropologie sur les usages et les connaissances de la nature dans les sociétés tribales.
Les enseignements sont diffusés avec le soutien de la Fondation Bettencourt Schueller
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Selon le dernier bilan de l'ONU, 244 millions de personnes vivaient à l'étranger en 2015, dont près de 20 millions de réfugiés. Au-delà d'une actualité brûlante, révélatrice de tensions majeures dans nos sociétés, la question des migrations internationales doit être abordée par le biais de méthodes sérieuses prenant en compte la diversité des phénomènes migratoires et des questions qu'ils soulèvent. Dans ce domaine, plus que dans tout autre, les idées reçues circulent, parfois imperméables aux faits.
L'Assemblée du Collège de France a ainsi décidé de créer une chaire Migrations et sociétés et de la confier à François Héran, directeur de recherche à l'INED, l'Institut national d'études démographiques. « Cette création reconnait non seulement la nécessité d'étudier ces phénomènes de façon aussi scientifique que possible mais elle met en avant les interactions entre migrations et sociétés : il n'y a pas de sociétés sans migrations et les migrations modifient durablement les sociétés. Mon programme ne prétend pas trancher toutes les questions sur la place de l'immigration dans la société : il entend les poser dans le respect des faits », estime ce dernier.
Dans le cadre de la chaire Sociologie du travail créateur, le Pr Pierre-Michel Menger dispense un enseignement qui est ouvertement pluridisciplinaire, comme l'exigent les sujets abordés par son cours. Il a procédé d'abord à l'étude générale des actes de travail, mais il envisage le travail autrement que comme une désutilité ou une charge supportée pour se procurer une rémunération qui est seule génératrice de bien-être et de loisir, mais comme une valeur graduable. À une extrémité figure le caractère fastidieux et routinier du labeur, et à l'autre extrémité la valeur positive du travail entendu comme le vecteur de la réalisation de soi.
L'analyse permet de montrer comment il convient de disposer sur cet axe les métiers et les statuts d'emploi et comment le travail évolue sous l'influence des technologies, des modes d'organisation et des équilibres recherchés collectivement pour modifier la part routinière et la part expressive du travail. Les comparaisons internationales offrent un riche domaine d'exploration de la variabilité des cultures et des modes d'organisation du travail.
L'étude rigoureuse des systèmes d'enseignement supérieur et de recherche est beaucoup moins développée en France que dans les pays qui dominent la compétition scientifique et universitaire mondiale. Il faut s'interroger sur les raisons de ce retard et s'employer à y remédier, comme le Pr Pierre-Michel Menger s'y emploie dans les cours qu'il a consacrés à ce sujet, dans les colloques qu'il a organisés ou animés (en particulier le colloque de rentrée du Collège en octobre 2019) et dans les recherches empiriques et statistiques qu'il conduit avec son équipe de la chaire.
Une science de la science était annoncée au début des années 1960, elle se construit et le Pr Menger y contribue. Le domaine des arts figure parmi ses terrains d'étude, et il l'explore surtout depuis la question du travail en montrant comment la plus haute valeur peut être accordée aux produits d'un travail qui doit demeurer incertain dans son cours pour être inventif et admiré. La cotation des capacités des individus a changé depuis trois décennies : la sémantique du talent s'est répandue, il faut la prendre au sérieux, en restituant l'histoire longue de ses usages et significations, depuis la parabole des talents jusqu'au passeport talent.
Les cours et recherches que le Pr Menger propose s'étendront à d'autres questions essentielles pour l'analyse de nos sociétés contemporaines, telles que les controverses autour de la méritocratie, les attitudes à l'égard du risque et les technologies sociales de sa gestion, ou encore l'initiative entrepreneuriale.
Présentation de la chaire
Des droits de l'homme à l'action humanitaire, des commissions vérité et réconciliation aux conventions internationales sur les réfugiés, de l'intégrité des gouvernants à la régulation de la finance, de la reconnaissance des relations de genre à la légitimation du statut de victime, du port du voile à la liberté d'avorter, des lois de bioéthique à la déontologie de la recherche, morale et politique n'ont cessé, au cours des dernières décennies, d'interroger les modalités de la vie en société et de redéfinir les frontières entre espace public et espace privé. La question sociale s'est ainsi doublée d'une question morale, et dans les deux cas, le politique s'est trouvé mis à l'épreuve. C'est à cette interface entre moral et politique que la chaire est consacrée.
Les sciences sociales ont historiquement eu, à l'égard de la question morale, une double posture. D'une part, tant les anthropologues, depuis Westermarck, que les sociologues, avec Durkheim, et même Weber, s'y sont très tôt intéressés. D'autre part, ils se sont méfiés de ce qui pouvait impliquer leurs propres jugements alors même que, comme l'écrivait Albert Hirschman, les sciences sociales se sont construites en s'en libérant. Dans la période récente, cependant, un regain d'intérêt pour la question morale s'est manifesté dans les sciences sociales.
Le titulaire de la chaire en a été l'un des acteurs en développant une anthropologie morale critique visant à prendre pour objet, d'une part, les affects et les valeurs que mobilisent les agents dans leurs pratiques, et d'autre part, les économies morales qui se constituent autour de ce que la société se donne comme problèmes. Cette double dimension est à l'œuvre dans de multiples domaines, de l'assistance aux pauvres à la réduction des inégalités, de la sanction des délits à l'accueil des exilés, et bien d'autres. L'enquête théorique développée dans le cadre de la chaire s'appuie sur un travail ethnographique associant entretiens, observation et participation. Elle implique un questionnement sur les formes d'engagement du chercheur.
Didier Fassin est titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study et de la direction d'études en anthropologie politique et morale à l'École des hautes études en sciences sociales. Médecin, sociologue et anthropologue, il est habilité à diriger des recherches en santé publique et en sciences sociales. Il est le cofondateur de l'Iris, Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (université Paris 13-EHESS-CNRS-Inserm), dont il a été le premier directeur. Visiting Professor à l'université de Princeton, il a été professeur invité dans de nombreuses universités dont celles de Hong Kong, Chengdu, Melbourne, Johannesburg, Buenos Aires, Cambridge et Bruxelles. Récipiendaire en 2016 de la médaille d'or de l'anthropologie à l'Académie royale des sciences de Suède, il a été en 2018 le premier chercheur en sciences sociales à recevoir la Nomis Distinguished Scientist Award. Au cours de l'année 2016, il a donné les Tanner Lectures à l'université de Californie, Berkeley, et les conférences Adorno à l'Université Goethe de Francfort. Ancien membre du conseil scientifique de l'Inserm et des comités d'éthique de l'Inra et de l'Institut Pasteur, il fait partie du conseil scientifique de la Ville de Paris. Ancien vice-président de Médecins sans frontières, il préside aujourd'hui le Comede, Comité pour la santé des exilés.