Média et concept créés et produits par Laure Girardot et Boutayna Burkel sur les mutations du travail.
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Quand le travail fait sa polycrise de nerfs.
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[Rediffusion #documentaire] La crise, aux origines
Le travail occupe aujourd’hui moins de place dans nos vies, devient plus immatériel… et pourtant, il n’a jamais été autant interrogé. Est-il en crise ? En profonde mutation ? Ou les deux à la fois ?
Dans cette rediffusion, nous revenons sur un épisode fondateur qui explore ces questions en croisant les regards de la sociologie et de la philosophie.
À bout de taf est un documentaire du travail, co-créé et co-produit par Laure Girardot, journaliste indépendante spécialisée RH, et Boutayna Burkel, dirigeante de The Helpr et autrice chez Dunod.
Sources :
Crédit musique : 14 again – Mosimann, Sony Music Entertainment France SAS
Visuels : Canva Pro – contenu à vocation pédagogique, non commerciale
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Chercher à identifier le Je-ne-sais-quoi de Karim Duval sur A bout de Taf, quelle drôle d’idée !
Il fera tout pour protester et “remurmurer” contre toutes entreprises réductionnistes à la Jankélévitch.
Durant cet épisode, il fera oublier le Je-ne-sais-quoi déterminé d’A Bout de Taf (comme lire une séquence de livre).
Rien à faire il répondra qu'aux questions qu'il accepte.
Karim Duval vous embarquera dans une #réflexion sur le travail par le prisme de l’ironie : #singularité, #travail bien fait ou encore ce que l'intelligence artificielle #AI nous fait perdre en voulant nous faire gagner du temps.
Entre artisanat et création, Karim défend une vision du travail où l'imperfection a sa place, car c'est là où se logera l'effort.
Avec lui, l'entropie (augmentation du désordre) gagne en charme et la sobriété devient un style, un état d'esprit, une quête.
Un témoignage fort et riche où nous abordons plusieurs défis.
Réfléchir sur le travail par le prisme de l’humour c'est témoigner de : singularité, travail bien fait et de ce que l'intelligence artificielle nous fait perdre en voulant nous faire gagner du temps.
Entre artisanat et création, Karim défend au micro de Boutayna Burkel une vision du travail où l'imperfection a sa place, où le beau se découvre en chemin : "Je découvre la raison au fur et à mesure", "Il n'y a aucune certitude".
Karim Duval incarne cette figure souvent incomprise : celle qui refuse de choisir entre rigueur et poésie, entre méthode et intuition.
Il veut les deux.
Sur l'IA, son regard est sans concession :
"Elle nous épargne de la phase pénible dans laquelle on apprend et on souffre, on apprend à vouloir et à se tenir à cette volonté."
Jusqu'où sommes-nous prêts à déléguer ?
Alors, gagner du temps... pour en faire quoi exactement ?
🔑 CHAPITRES :
- Ingénieur-artiste : le faux paradoxe
- Le travail d'humoriste
- Le plaisir de l'affrontement créatif
- L'IA et la perte de l'apprentissage
- Les joies de la déconnexion
- Hartmut Rosa et l'accélération intenable
À bout de taf est le média qui explore les mutations du travail avec exigence et authenticité.
Co-créé par Laure Girardot, journaliste et Boutayna Burkel Dirigeante et Auteure.
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Dans cet épisode d’À bout de taf – Agora Live, nous explorons en profondeur l’impact réel de l’intelligence artificielle sur le travail, nos capacités cognitives, notre attention et, plus largement, notre rapport au monde.
Si vous vous interrogez sur la manière dont l’IA modifie les métiers, influence nos comportements et reconfigure la performance individuelle et collective, cet épisode est une ressource incontournable.
Laure Girardot reçoit Jean Pouly, spécialiste de la culture numérique depuis 25 ans, facilitateur chez Flexjob, conférencier et auteur de Transmettre et éduquer à l’heure de ChatGPT, un ouvrage de référence qui propose 12 défis pour mieux comprendre l’IA et préserver nos singularités humaines.
Objectif de l’épisode : décrypter les enjeux qui concernent déjà toutes les organisations : automatisation, surcharge mentale, dépendance technologique, transformation des compétences, nouveaux risques pour le travail intellectuel et pour la santé mentale.
• L’IA comme pharmakon : une technologie ambivalente, à la fois support et menace, selon les usages.
• Prolétarisation des tâches intellectuelles : comment certaines étapes de notre raisonnement peuvent être déléguées à la machine.
• Prolétarisation de la pensée : les risques liés à la délégation du langage, de l’analyse et de la créativité.
• Transformations du travail : production, création, coopération… ce que l’IA modifie déjà dans les organisations.
• Modèle économique des big tech : captologie, économie de l’attention, dépendance aux plateformes numériques.
• Dette cognitive : externalisation de la mémoire, diminution des processus internes, automatisation des réflexes mentaux.
• Attention et concentration : pourquoi elles deviennent des compétences stratégiques dans un environnement saturé de stimuli.
• Un choix déterminant : voulons-nous une IA-prothèse qui nous remplace ou une IA-orthèse qui nous accompagne, nous renforce et nous rend plus autonomes ?
Ce que vous apprendrez
Cet épisode fournit des repères pratiques, philosophiques (Stiegler, Arendt, Anders) et sociologiques pour comprendre :
– comment l’intelligence artificielle transforme notre manière de travailler,
– quels risques cognitifs, organisationnels et psychosociaux émergent déjà,
– comment développer des usages responsables de l’IA, compatibles avec la préservation des compétences humaines et de la santé au travail.
Crédit musique : “14 again” – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS)
Visuel : Canva Pro — usage pédagogique, public et non commercial.
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Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.
« Il n’y a pas de crise du travail. Il y a une crise des conditions dans lesquelles on le réalise. »
Nous recevons Dominique Tissier, qui a passé plus de 20 ans chez Michelin. Ancien responsable du développement RH, il a accompagné les équipes en usine et contribué dès les années 2010 à lancer une démarche pionnière de responsabilisation pour redonner de l’autonomie et de l’engagement aux collaborateurs.
Aujourd’hui expert du management situationnel – un sujet sur lequel il a coécrit un ouvrage réédité plus de dix fois – il nous raconte cette transformation de l’intérieur et partage sa vision d’un management plus humain, ancré dans le réel.
Avec lui, nous avons parlé de :
Son constat est clair : le travail reste incontournable pour se construire et se relier aux autres. Mais il ne peut remplir ce rôle qu’à la condition d’être reconnu, partagé et organisé collectivement.
À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter.
Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute !
Crédit Musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS).
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Réformer les retraites en France, mission impossible ? Eric Weil a vécu les coulisses du pouvoir.
57% des Français considèrent que la suspension de la réforme des retraites n'est "qu'un gain minime".
Elle a pourtant été le noeud d'un équilibre précaire politique.
Elle est aussi l'enjeu sur le coût du travail.
Plus d’un million de personnes deux ans plus tôt pour "revenir" dessus.
La suspension de la réforme de retraite n'est pas que politique, elle se joue des différences professionnelles des générations :
- 81% des 65 ans et plus considèrent que la suspension est nécessaire
- 57% des 18-24 considèrent aussi que la suspension est nécessaire
- Entre 25 et 64 ans, les taux sont entre 71 et 78%.
Si 37 % de vos salariés ne se sentent pas capables de tenir jusqu'à la retraite*…
Est-ce un problème de réforme ?
Ou un problème de ce qu'on leur propose à leur quotidien professionnel compte tenu de leurs usures, pénibilités, conditions de travail ?
→ 54 % des actifs ne s'imaginent pas travailler jusqu'à 64 ans* : L'exposition aux risques physiques ET psychosociaux nourrit ce sentiment d'insoutenabilité
→ 29 % des Français estiment déjà travailler trop*
Le débat national comme professionnel se focalise sur l'âge.
Mais dans les organisations, le levier de dialogue et de durabilité est ailleurs :
- Soutenabilité de la charge de travail
- Environnement capacitant et parcours d'activité professionnel pour évoluer, de souffler, de rebondir
- Sens de l'activité
Le totem de l'âge est tel que rien d'autre n'est audible.
L'impossible réforme caricature l'irréductible village gaulois.
Tirons les leçons de ce retour en arrière ou de cet acquis social retrouvé.
🎙️ Pour comprendre ce bloquage, et ce que ça dit de notre rapport au travail, Boutayna Burkel reçoit Eric Weil dans A bout de Taf {Cycle Décideurs}.
Ancien conseiller en cabinet ministériel et auteur de "Retraite, un blocage français", il nous révèle ce qu'on ne voit jamais : le travail de l'ombre, les rapports de force, et pourquoi certaines réformes échouent.
Dans cet épisode d'À Bout de Taf, Boutayna Burkel reçoit Eric Weil pour :
→ Les coulisses d'un cabinet ministériel : comment se fabrique (vraiment) le travail politique
→ Pourquoi la France bloque sur les retraites : analyse de l'essayiste et spécialiste
→ Le travail politique : vocation, usure et passion
→ De la politique à la cuisine : quand le travail devient une quête de sens et de rencontres
Eric Weil nous offre un regard rare sur le fonctionnement du pouvoir, sur l’État social, sur les blocages français… et sur cette réforme des retraites si complexe, entre démographie, travail réel, pénibilité, pacte générationnel et défiance démocratique.
📖 Son livre : "Retraite, un blocage français" (Éditions Plon)
🎙️ À bout de taf, le podcast qui explore le travail autrement.
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#réformedesretraites #politique #cabinetministériel #travail #podcast #àboutdetaf
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À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle
Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.
À bout de taf – Épisode spécial : Travailler demain, c’est (déjà) aujourd’hui – avec Muriel Pénicaud
“Le travail se transforme sans cesse. Mais l’ampleur et la vitesse actuelles des transformations sont inédites.”
Ancienne ministre du Travail (2017-2020), autrice avec Mathieu Charrier de la bande dessinée Travailler Demain, Muriel Pénicaud pose un regard d’ensemble sur ce moment singulier : l’avenir du travail ne se prévoit pas… il s’écrit dès maintenant.
Avec elle, nous avons parlé d’accélération historique, de bifurcation possible, de responsabilité collective.
Son constat est clair :
L’IA en est l’exemple le plus frappant : d’ici 2030, 50 % des emplois dans les pays développés seront transformés. Pas forcément supprimés, mais profondément redéfinis. Une révolution qui ouvre des leviers immenses d’efficacité et de créativité, mais qui interroge aussi notre autonomie et notre éthique.
Autre virage décisif : la transition écologique, qui n’est plus une simple action RSE mais un pivot stratégique dans des secteurs comme la construction, le transport ou la santé. Enfin, la démographie change la donne : dans un contexte de natalité en baisse, les jeunes deviennent une ressource rare, ce qui impose une révision des priorités et des pratiques d’intégration.
Pour Muriel Pénicaud, l’enjeu n’est pas d’imaginer le travail dans dix ans, mais de construire dès aujourd’hui les conditions d’un avenir inclusif : former massivement, donner à chacun les moyens de comprendre et d’agir – en tant que salarié mais aussi en tant que citoyen.
À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter.
Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail.
Bonne écoute !
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Le collectif se fragmente, les salariés réclament à la fois plus de liberté et plus de liens. À quoi doit ressembler un espace de travail dans l’avenir ? Créer de l’énergie collective et donner envie de revenir au bureau ou lieu du bras de fer?
Dans cet épisode, Boutayna Burkel reçoit :
- Denis Pennel, éclaireur des transformations du travail, il défend une vision du travail comme lieu de lien et d’épanouissement.
- Edouard Cambier, entrepreneur de terrain, il est à la tête d’une association qui regroupe plus de 500 espaces de travail et 23 000 talents.
Un débat inspiré du terrain pour explorer comment repenser le bureau, le télétravail, les tiers-lieux et l’employee advocacy pour reconstruire du collectif sans empiéter sur la vie privée.
- La vague de retour au bureau : que s’est-il vraiment passé ? contrainte ou opportunité pour le collectif ? Isolement, carrières invisibles, épuisement.. Les angles morts du tout-à-distance : une somme d’attentes individuelles, rarement pensée de manière collective.
- Le bureau comme lieu de socialisation, pas seulement de production : Passer du mètre carré au “mètre augmenté” : espaces de concentration, d’échanges… Pourquoi un open space sans âme, un café payant et des bureaux sombres ne feront plus revenir personne.
- Le rôle des temps morts, non-verbal et sérendipité dans la performance réelle : l’énergie cachée du collectif
- De l’individualisme à la reconstruction du collectif : Comment l’entreprise a, elle-même, nourri l’individualisme. Aujourd’hui c'est elle le dernier bastion du collectif mais Jusqu’où va le rôle de l’entreprise ? Crèches, conciergeries, services du quotidien : quand le bureau devient un facilitateur de vie.
- Pourquoi remettre du collectif n’est pas qu’une posture humaniste, mais un levier de performance durable : Capital financier vs capital humain : prendre soin de ses investisseurs… en argent et en travail.
- Tiers-lieux, coworking & écosystèmes ouverts : les hubs multisectoriels : ce que chaque modèle apporte au collectif : Échanges de services entre indépendants, animations, apéros, conférences.
Ressources :
La notion de travail chez Simone Weil, Mickaël Labbé
Bibliographie de Denis Pennel
A Bout de Taf {Cycle Décideurs} est animé par Boutayna Burkel, Auteure chez Dunod et dirigeante de The Helpr.
À Bout de Taf est le média qui explore les mutations du travail avec exigence et authenticité. Co-créé par Laure Girardot, journaliste et Boutayna Burkel Dirigeante et Auteure.
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Dans la continuité du documentaire, L’Agora du travail ouvre un espace de conversations essentielles : un lieu pour débattre, analyser, croiser les regards de chercheurs, auteurs, dirigeants, praticiens — et remettre le travail réel au cœur du débat public.
Dans cet épisode intitulé Archipel humain : le travail en éclats, Laure Girardot, journaliste indépendante, reçoit Anaïs Georgelin, fondatrice de Somanyways et spécialiste de l’engagement (38 idées concrètes pour engager vos équipes Le rapport au travail évolue. Et vous ? ) et Philippe Pierre, sociologue, professeur à Sciences Po et auteur de L’Archipel humain (écrit avec Michel Sauquet). Ensemble, ils explorent une question phare : pourquoi le lien au travail se délite-t-il, et comment le retisser ?
Le diagnostic : un travail qui ne relie plus
Pour Philippe Pierre, le travail contemporain souffre avant tout d’un déficit de lien. Les collaborateurs exercent leurs missions « côte à côte sans vraiment communiquer ». La fragmentation progresse : l’hyperconnectivité remplace le contact, les cadres collectifs disparaissent, le reporting consomme l’attention, et le temps disponible pour échanger se contracte. Mais c’est surtout « l’absence de rencontres » qui fragilise les organisations. Le rendez-vous existe encore, la vraie rencontre, celle où l’on se comprend, où l’on se transforme, devient rare et exigeante.
L’individu archipel : un concept clé pour comprendre 2025
L’idée d’« individu archipel » est clé pour décrypter ce qui se passe. Chacun porte désormais des identités multiples, mouvantes, impossibles à réduire à une case. « Je suis toujours plus que ce que tu crois que je suis », résume Philippe Pierre. Les grandes institutions — État, école, Église, entreprise — ne parviennent plus à proposer une vérité commune. Résultat : chaque collaborateur apporte son propre récit, ses convictions, son rapport singulier au travail. L’entreprise doit composer avec cette pluralité, non la nier.
Comment concilier singularité et collectif ?
Comment articuler ces individualités avec la nécessité d’un cadre partagé ? Pour Anaïs Georgelin, le défi est immense : il faut « standardiser la personnalisation ». On ne peut plus traiter tout le monde pareil, ni basculer dans le cas par cas permanent. Les organisations doivent inventer des modèles plus souples, fondés sur les moments de vie et les besoins réels. Le manager devient le pivot de cette conciliation. À lui de créer les espaces de conversation où l’on peut déposer ses attentes et ses difficultés. Encore faudrait-il qu’on lui en laisse le temps. « On est dans des entreprises du XXᵉ siècle dans le XXIᵉ siècle », rappelle Anaïs : les structures n’ont pas encore rattrapé la complexité humaine.
Recréer la reliance : outils et rituels
Retisser le lien suppose des pratiques concrètes. Philippe raconte la maladresse d’une « salle de confrontation » qui intimidait plus qu’elle ne libérait. D’autres outils se révèlent plus féconds : suspension du jugement, espaces d’étonnement volontaire, Workoscope pour comprendre les motivations, Culturoscope pour collaborer avec quelqu’un qui ne nous ressemble pas, temps de “rien” en séminaire, entretiens professionnels choisis (Clinitex), congé-projet (Sociétex), ou encore un « vie-ma-vie » géant (Malakoff Humanis). Avec un fil rouge : « Un bon entretien n’a jamais lieu en un seul lieu, ni en une seule fois, ni tout seul. »
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À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle
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À bout de taf – Épisode spécial : Résister sans replier – avec Régis Blugeon, DRH France de Saint-Gobain
“La résilience n’est pas un réflexe. C’est une philosophie de long terme.”
Alors que de nombreuses entreprises découvrent brutalement leur dépendance aux chaînes de valeur mondialisées, d’autres ont depuis longtemps ancré leur stratégie dans le local.
C’est le cas de Saint-Gobain, groupe industriel mondial… mais profondément enraciné dans les territoires. Son DRH France, Régis Blugeon, résume ainsi cette singularité : “Le secret de Saint-Gobain ? Une incroyable capacité à se transformer, mais toujours avec ce principe : être allemand en Allemagne, brésilien au Brésil, américain aux États-Unis.”
Une plaque de plâtre, rappelle-t-il, “ne traverse pas l’Atlantique”. Elle est produite et vendue localement, par des équipes locales, sous la responsabilité de dirigeants enracinés dans leur culture nationale. Pas de flux tendus intercontinentaux. Pas de dépendance structurelle à un fournisseur unique à l’autre bout du monde.
Ce choix, pensé dès l’origine, n’efface pas l’instabilité du monde. Mais il en atténue les secousses. Là où certains s’activent en urgence pour relocaliser ou diversifier leurs chaînes, Saint-Gobain s’appuie sur une culture de l’adaptation continue, un modèle de gouvernance distribué, et une vision du temps long rare dans l’économie contemporaine.
Mais cette résilience industrielle a aussi une traduction managériale.
Pour Régis Blugeon, “le monde des décisions pyramidales et des tâches découpées est derrière nous.”
Dans un monde instable par nature, la rigidité devient un risque. À l’inverse, ce sont les collectifs autonomes, connectés au terrain, capables de décider sans tout savoir, qui incarnent la nouvelle force des entreprises.
Ce n’est plus en cherchant à tout maîtriser qu’on progresse. C’est en cultivant la coopération, l’agilité, la capacité à faire corps dans l’incertitude.
Et c’est peut-être là, le cœur du travail de demain : non pas fuir l’instable ou attendre le retour de la normalité, mais créer des organisations comme des espaces vivants. Des lieux de lien, d’écoute, de co-construction permanente.
Parce qu’à défaut de pouvoir tout prévoir, il reste à mieux traverser ensemble.
À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain.
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A Bout de Taf - Cycle DÉCIDEURS : Aux coulisses d’une carrière de dirigeant, dans cet épisode, Christophe Aulnette nous ouvre la porte du (vrai) pouvoir d'agir du dirigeant, entre énergie, risques, jeux de pouvoir et pertes de repères.
En 2005, il quitte la présidence de Microsoft France, alors que tout l’y poussait à rester. Un choix à contre-logique. Un saut hors du cocon.
Puis vient Altran : une entreprise du SBF120, éclaboussée à l’époque par l’un des plus grands scandales comptables français. En 48 heures, il réalise qu’il n’a pas été recruté pour piloter une transition… seul à la barre d’un groupe de 16 000 personnes, sous le regard de la justice, de la presse, du marché et d’un board recomposé contre lui.
Mais ce n’est que le début. Son parcours le mène ensuite vers une reconstruction rare :
– reprise d’une ETI,
– rôle d’investisseur et operating partner,
– et une plongée dans la politique locale.
💬 Un récit où l’on parle enfin de tout ce qu’on tait : la part d’ego, la solitude, les erreurs du "bon élève", la chute, la reconstruction, la nécessité de redevenir un « loup » après des années de vie « domestiquée ».
Un épisode qui révèle la violence politique du monde corporate.
Notre invité : CHRISTOPHE AULNETTE investisseur & Conseiller
Un des rares dirigeants à avoir traversé différentes sphères professionnelles :
- Microsoft Asie du Sud – Directeur Général
- Microsoft France – Président
- Altran Technologies (SBF120) – Directeur Général en pleine crise
- Netgem (ETI) – Directeur Général, transformation internationale
- Premier adjoint au maire de Neuilly sur Seine (Finances & Développement éco)
L'objectif de cet épisode sera de vous aider à vous projeter en temps d'incertitude rien de mieux que de se rappeler que l'adversité nous demande des ressources souterraines.
Il faut l'étincelle de l'inconfort pour les révéler.
Et Christophe Aulnette répond avec délicatesse et subtilité pour mieux vous aider à comprendre ce qui se joue en coulisse.
🎙️ À PROPOS DU CYCLE DÉCIDEURS
Le cycle Décideurs donne la parole à des dirigeants qui ont traversé des crises majeures et font des choix de carrière contre-intuitifs, de quoi construire un futur désirable du travail.
📍 Un projet co-créé par :
- 🎯 BOUTAYNA BURKEL - Dirigeante The Helpr | Auteure "Manager les vulnérabilités en pratique" (Dunod, 2025) | Enseignante management | Consultante stratégie & transformation
- 📰 LAURE GIRARDOT - Journaliste indépendante RH & Travail
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À bout de taf – Épisode spécial : Et maintenant, on fait quoi ? Repenser l’action en temps d’incertitude – avec Philippe Silberzahn
“Ce qui nous freine aujourd’hui, ce n’est pas l’incertitude. C’est notre incapacité à l’accepter.”
Pendant des décennies, nous avons cru à la mondialisation heureuse : des échanges fluides, un monde sans frontières, un commerce apolitique. Mais selon Philippe Silberzahn, chercheur et spécialiste des stratégies en contexte incertain, cette mondialisation naïve touche à sa fin.
Le politique revient au centre du jeu, les marchés se fragmentent, les risques se déplacent sans prévenir. Les anciennes cartes ne correspondent plus au territoire.
Alors que le monde économique se redessine à coups de barrières douanières, de ruptures logistiques et de chocs géopolitiques, une question s’impose : comment penser et décider quand le sol lui-même devient mouvant ?
C’est ici que le regard de Philippe Silberzahn devient crucial. Selon lui, le vrai obstacle n’est pas l’incertitude elle-même… mais notre incapacité à la concevoir.
À force de raisonner avec des modèles mentaux hérités d’un monde stable et prévisible, nous filtrons la réalité. Nous ratons les signaux faibles. Nous sommes sidérés par les ruptures – Trump, le Covid, les cyberattaques – non parce qu’elles sont imprévisibles, mais parce qu’elles ne rentrent pas dans notre grille de lecture.
Et cette cécité ne concerne pas que la géopolitique : elle irrigue aussi nos dépendances industrielles, numériques, logicielles. Nous supposons encore que ce qui a marché hier, fonctionnera demain.
Alors, que faire ? Abandonner toute forme de planification ? Non. Mais changer notre posture face à l’action.
Dans cette dernière séquence, Philippe Silberzahn s’appuie sur le concept d’effectuation, une approche venue du monde entrepreneurial : agir avec ce qu’on a, ici et maintenant, sans tout prévoir, mais en restant agile, attentif, réactif.
Car aujourd’hui, la robustesse ne s’invente pas seulement dans les entrepôts. Elle se joue aussi dans les comportements, dans le leadership, dans la capacité à avancer sans garantie de résultat.
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Avec une double casquette d’activiste (Fondateur et Président du Think & Do Tank Institut du Travail Réel) d’entrepreneur dirigeant (Hommes & Décisions) et de docteur en sciences de gestion, Ibrahima Fall porte un regard unique sur ce qui se joue réellement dans nos organisations : le travail réel. Celui qui ne rentre jamais complètement dans les process, les procédures avec moins de slides PowerPoint et plus de de paroles partagées sur le travail.
Plongez dans cette conversation avec Boutayna Burkel, où Ibrahima se décrit comme joueur de flûte à un trou. Ensemble ils démontent avec lucidité les illusions d’une gouvernance tiraillée par ses objectifs, par l'incertitude et l’accélération… au détriment de l’avantage concurrentiel, de la mémoire et du capital immatériels mettant hors jeu ainsi la parole, l’imagination et la santé des collectifs de travail.
Un échange dense, vivant, traversé de références philosophiques et littéraires, qui redonne toute sa place à la culture générale comme boussole pour manager sans obsolescence programmée.
Un échange pour ceux qui s’interrogent sur :
📚 Ressources :
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À bout de taf – Épisode spécial : Gouverner en temps d’incertitude – avec Raphaël de Vittoris
“Le monde est devenu si interconnecté… qu’il en est devenu fragile.”
Dépendances numériques, délocalisation des savoir-faire, perte de maîtrise technologique : les vulnérabilités organisationnelles d’aujourd’hui ne sont plus marginales. Elles sont systémiques.
C’est le constat implacable de Raphaël de Vittoris, ex directeur de la gestion des risques et de la cyberdéfense chez Symbio et Michelin, docteur en sciences de gestion et auteur du récent Déjouer les risques (Dunod, 2024). Dans cet épisode, il nous invite à changer de regard sur les crises : elles ne sont pas des accidents ponctuels. Elles sont le reflet d’un système mondial devenu ultra-interdépendant, où chaque faille locale peut générer un effet domino global.
Car la réalité, c’est que nous avons construit des organisations performantes, mais extrêmement sensibles aux secousses. Un monde “efficace”, mais sur-optimisé, donc fragile.
Face à cela, les vieilles recettes ne suffisent plus.
Renforcer les chaînes logistiques ? Utile, mais largement insuffisant. Ce qu’il faut, selon Raphaël de Vittoris, c’est former les entreprises à l’incertitude elle-même. Intégrer les ruptures dans la stratégie. Apprendre à improviser, à sentir, à réagir en temps réel.
Il défend un concept clé : l’antifragilité. Cette capacité à profiter du désordre, à devenir plus fort face aux chocs, à évoluer dans l’instable. Car dans un monde mouvant, vouloir construire des plans figés, c’est construire sur du sable.
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En France, les débats tournent encore autour de :
« L’IA va-t-elle voler nos jobs ? »
« Quels métiers disparaîtront ? »
« Quels nouveaux métiers apparaîtront ? »
À San Francisco, la question est réglée depuis longtemps.
Pour Carlos Diaz « Le débat n’est plus pour ou contre. Il est comment, à quelle vitesse, et avec quel niveau d’ambition ? »
Dans ce nouvel épisode du Cycle Décideurs, Boutayna Burkel reçoit Carlos , de formation littéraire entrepreneur dans l’âme et maintenant dans les médias avec @siliconcarnepod , pour un échange sans filtre sur les bouleversements en cours.
Franco américain et fin observateur de la Silicon Valley, actif pour une meilleure compréhension de la situation socioéconomique américaine, Carlos prend la parole sur son média pour appréhender de manière juste et pertinent ce qui se passe dans le secteur technologique américain.
Cotations à milliards, dettes qui donnent le tournis, licenciement à fond, comment se préparer et anticiper quand les signaux forts s'accumulent?
🔍 Au programme :
- L'IA au-delà du buzz : Carlos nous partage son regard depuis la Silicon Valley : quels sont les impacts concrets de l'IA sur nos métiers et nos organisations ? Au-delà des promesses marketing, quelles transformations observe-t-on vraiment sur le terrain ?
- Choc des cultures : France vs États-Unis : comment ces deux approches culturelles façonnent-elles différemment l'adoption de l'IA et la transformation du travail ? Quels sont nos atouts et nos freins ?
- Vers de nouveaux modèles de travail : hybridation des compétences, IA générale à venir, IAAgentique et Robotique... Comment repenser nos organisations face à ces mutations profondes ?
- Les questions qui dérangent : Éthique, biais algorithmiques, fracture numérique : Carlos n'élude pas les enjeux sociétaux qui accompagnent cette révolution technologique.
- Une conversation pour anticiper : Cet entretien s'adresse aux dirigeants, managers et professionnels RH qui veulent comprendre pour mieux agir.
Carlos nous offre une vision long terme, nourrie de son expérience à la croisée de deux mondes.
À bout de taf est le média qui explore les mutations du travail avec exigence et authenticité.
Co-créé par Laure Girardot, journaliste et Boutayna Burkel Dirigeante et Auteure.
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À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle
Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel.
Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.
À bout de taf – résister en incarnant – avec Paola Fabiani
“La crise est permanente. Mais c’est aussi une chance de réinventer notre manière d’entreprendre.”
Pour clore cet épisode consacré à la gouvernance, aux vulnérabilités et aux nouvelles manières de diriger, nous voulions une voix à la croisée des chemins : entre technologie et humanité, ancrage local et ouverture globale, résilience économique et engagement social.
Cette voix, c’est celle de Paola Fabiani, cofondatrice de Wisecom, un centre de relation client basé à Paris, et Vice-Présidente du Medef. Elle incarne une nouvelle génération de dirigeantes, pour qui compétitivité ne rime pas avec délocalisation, mais avec création de valeur sur le territoire, intelligence collective, et hybridation technologique.
Elle nous parle d’un quotidien où les crises géopolitiques, les pressions économiques, les incertitudes réglementaires ne sont plus des parenthèses, mais le décor permanent dans lequel les entreprises évoluent. Et face à cela, un choix : subir ou transformer.
À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain.
Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial
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Avec plus de 30 ans d'expérience dans la fonction RH au sein d'un groupe international de 200 000 collaborateurs, Jean-Manuel Soussan nous offre un regard rare sur les enjeux stratégiques qui façonnent aujourd'hui le rôle du DRH.
Cette conversation plonge au cœur des transformations profondes qui redéfinissent la fonction RH. Jean-Manuel partage sa vision du métier de DRH comme véritable architecte de l'équilibre organisationnel, celui qui doit sans cesse composer entre les aspirations individuelles des collaborateurs et les impératifs stratégiques de l'entreprise.
Avec plus de 30 ans d’expérience au sein d’un groupe international de plusieurs centaines de milliers de collaborateurs, Jean-Manuel Soussan nous offre un regard rare et stratégique sur l’évolution du métier de DRH.
Un parcours qui illustre la finesse du management humain à grande échelle — entre vision, transformation et ancrage culturel.
Une conversation qui plonge au cœur des mutations profondes de la fonction RH :
Une conversation sans détour et d’une rare lucidité, pour toutes celles et ceux qui s’interrogent sur :
À propos de Jean-Manuel Soussan :
Directeur Général Adjoint et DRH du Groupe Bouygues depuis 2020, avec plus de 30 ans d'expérience dans la fonction RH. Il a occupé différents postes RH en France et à l'international avant de rejoindre la direction du groupe.
A Bout de Taf un média créé par Laure Girardot et Boutayna Burkel - Cycle Décideurs - explore les transformations du travail et du management à travers des conversations sans filtre avec des dirigeants, DRH et experts.
Le manager au quotidien: Les 10 rôles du cadre, Henri Mintzberg Editions d'Organisation
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« L’intelligence artificielle ne transforme pas seulement les tâches. Elle transforme les liens. » Dans la continuité du documentaire, nous ouvrons ici un espace hors-saison : L’Agora du travail, cette fois-ci en version live.
Notre objectif reste le même : replacer le travail réel au centre de la conversation publique. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre une fracture du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.
On présente souvent l’intelligence artificielle comme une révolution technologique.
Mais ce qui se joue, selon Thierry Taboy, est bien plus profond : une transformation systémique du travail, des compétences… et de notre rapport au savoir.
Le programme LaborIA, piloté par l’INRIA et le ministère du Travail, a suivi pendant deux ans une trentaine d’entreprises et d’administrations pour observer comment l’IA s’intègre réellement dans le quotidien professionnel. Leur constat ? L’IA ne bouleverse pas seulement les tâches, mais les liens : entre humains, entre métiers, entre connaissances. Elle questionne la manière de collaborer, d’apprendre, de décider. Elle reconfigure les collectifs, déplace les frontières du pouvoir, et interroge la responsabilité.
Pour Thierry Taboy, l’IA générative a introduit une rupture comparable à celle de l’imprimerie : la diffusion massive des savoirs, mais aussi la possibilité de leur appauvrissement. Là où la machine à vapeur avait externalisé la force physique de l’humain, l’IA externalise désormais une part de sa réflexion.
Une délégation cognitive qui, mal encadrée, peut conduire à une perte d’esprit critique. Car plus on délègue la pensée, moins on pense soi-même.
Ce glissement n’est pas seulement technique, il est anthropologique. Dans beaucoup d’entreprises, l’IA accélère le passage d’un collectif de travail – vivant, discutable, traversé de désaccords féconds – à une simple coordination d’individus outillés. Une coordination peut être optimisée. Un collectif, lui, se cultive.
Et c’est justement cette culture du collectif que l’IA, si elle est mal gouvernée, peut éroder : moins de face-à-face, moins de temps partagé, moins de friction constructive.
« Le vrai défi des RH, aujourd’hui, ce n’est plus la gestion du personnel », rappelle Thierry Taboy. « C’est la gestion du sens dans un monde technique. »
Les compétences évoluent plus vite que les référentiels. Les métiers changent avant même d’être décrits.
Pour que l’IA soit un projet d’émancipation plutôt que d’automatisation, il faut impliquer les salariés dès le départ.
Pas seulement les former, mais leur donner voix au chapitre : co-construire les usages, co-piloter les outils, partager les audits.
Cette approche, déjà courante en Allemagne, devient aujourd’hui une exigence légale avec la régulation européenne de l’IA.
L’enjeu n’est pas technique : c’est un enjeu démocratique.
Car une IA conçue sans contre-pouvoir devient vite un automate sans boussole.
Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial
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À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle
Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel.
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À bout de taf – Épisode spécial : Gouverner, c’est décider (vraiment) – avec Marc Sabatier
“Pas de stratégie sans gouvernance. Et pas de gouvernance sans responsabilité claire sur qui décide, comment, et pour quoi faire.”
La gouvernance, ce n’est pas qu’une affaire de conseils d’administration ou de COMEX. C’est l’architecture invisible qui soutient les décisions, répartit les pouvoirs, organise la responsabilité… et oriente, en silence, l’avenir des entreprises. Et pourtant, un paradoxe persiste dans bien des organisations : des priorités stratégiques affichées haut et fort – durabilité, transformation, sens au travail – mais un temps et des moyens dérisoires réellement consacrés à les mettre en œuvre.
Alors, où ça coince ? Est-ce une question de structure ? De leadership ? De courage managérial ?
Dans cette séquence, Marc Sabatier, fondateur et CEO du cabinet Julhiet Sterwen, nous invite à une plongée lucide dans les coulisses de la gouvernance. Il interroge ce qui se joue vraiment quand on “décide” : ce qu’on évite, ce qu’on repousse, ce qu’on délègue sans le dire. Il nous rappelle une vérité souvent négligée : décider, c’est s’engager. Et sans cadre clair, sans gouvernance solide, la stratégie reste un vœu pieux.
Mais les lignes bougent.
Aujourd’hui, de nouveaux signaux émergent dans la manière de penser la gouvernance : des comités exécutifs qui s’ouvrent à d’autres voix, des organisations qui intègrent les salariés dans les réflexions stratégiques, des leaders qui acceptent de distribuer – et non concentrer – le pouvoir.
Chez Julhiet Sterwen, cette conviction prend forme autour d’une idée forte : la stratégie ne vaut que si elle devient un projet collectif. Et ce projet, ce sont les salariés, les managers de terrain, les territoires qui le rendent vivant. Ce sont eux qui l’interprètent, l’adaptent, et lui donnent sa justesse.
Une gouvernance plus perméable, plus organique, plus attentive aux réalités de terrain : c’est peut-être ça, le vrai pouvoir de demain. Non pas celui de décider seul. Mais celui de donner à chacun la capacité de peser sur le réel.
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À bout de taf – Épisode spécial : Gouverner, c’est aussi une compétence humaine – avec Isabelle Barth & Ibrahima Fall
“Une bonne gouvernance, ce n’est pas qu’une affaire de structures. C’est une affaire de postures.”
Dans ce dernier zoom de notre épisode, on quitte les schémas théoriques, les lois et les comités… pour plonger dans ce qui, souvent, fait vraiment la différence : les compétences humaines invisibles. Celles qu’on ne mesure pas en KPI, mais qui font tenir les collectifs debout, surtout quand les tensions montent.
Pour explorer ce terrain essentiel, nous avons tendu le micro à deux penseurs du management :
Ensemble, ils nous rappellent que la gouvernance n’est pas un dispositif figé : c’est une dynamique collective. Une alchimie fragile où l’on ose dire “je ne sais pas”, où l’on confronte sans dominer, où l’on construit sans exclure.
Pour conclure, Ibrahima Fall partage six conditions concrètes pour faire d’un collectif un lieu de pensée, et non de conformisme. Car sans humilité, sincérité, respect, et cette fameuse capacité à se décaler de soi, il n’y a ni gouvernance éclairée… ni avenir commun désirable.
À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain.
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Dans #ABoutdeTaf {Cycle Décideurs}, Boutayna Burkel vous invite à découvrir les coulisses des décisions.
Durant cet épisode vous découvrirez :
🎯 Quand diriger oblige avec Audrey Destang | A Bout de Taf - DÉCIDEURS
Audrey Destang répond au statu quo par l'innovation et le sens
Dans ce nouvel épisode du cycle Décideurs, Audrey Destang nous raconte les coulisses des décisions qui portent son entreprise Popee mais aussi son parcours et son métier.
Un témoignage rare et authentique sur ce que signifie vraiment diriger en coulisses
💡 CE QUE VOUS ALLEZ DÉCOUVRIR :
- Le style de leadership,
- Les décisions difficiles et obstacles qu'Audrey a dû affronter
- Les coulisses de l'écriture du livre Succès Mode d'emploi - Les conseils des meilleurs entrepreneurs de France pour réussir (Dunod)
- Le rapport au travail dans une startup / PME à impact selon Audrey
👤 L'INVITÉE
Audrey Destang, Fondatrice et Présidente de Popee, une entreprise investie dans la commercialisation des produits d'hygiène écologiques.
Elle est aussi auteur d'un livre graphique "Succès Mode d'emploi"- Les conseils des meilleurs entrepreneurs de France pour réussir (Dunod).
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🎙️ À PROPOS DU CYCLE DÉCIDEURS
Face à la polycrise du travail, comment dirigent vraiment les leaders d'aujourd'hui ?
Le cycle Décideurs donne la parole à des dirigeants qui ont vécu des crises majeures :
transformation sous contrainte, choc géopolitique, rupture interne, repositionnement stratégique...
Des récits authentiques pour comprendre ce que signifie diriger dans un monde instable,
et mettre en lumière les apprentissages de la vulnérabilité.
📍 Un projet co-créé par :
- 🎯 BOUTAYNA BURKEL - Dirigeante The Helpr | Auteure "Manager les vulnérabilités en pratique" (Dunod, 2025)
- 📰 LAURE GIRARDOT - Journaliste RH & Travail | Spécialiste mutations du travail
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🎧 AUTRES ÉPISODES DU CYCLE DÉCIDEURS
- Ép. 1 : L'IA rendra-t-elle le travail des Directions SI obsolète ? - Jean-François Bigot & Nicolas Fabre
- Ép. 2 : Quand la productivité décroche avec Bertrand Martinot Economiste et auteur et Benoit Serre ex DRH et CoPrésident du Cercle Humania
- Ép. 3 : Entreprise familiale, partir ou bâtir par Caroline Poissonnier Dirigeante du Groupe Baudelet
📺 Playlist complète Cycle Décideurs : https://www.youtube.com/playlist?list=PLz03n3clTTXixwKBku2NWsDF0SkS3JVVT
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#ABoutdeTaf #Leadership #Décideurs #Crise #Management #Transformation #Vulnérabilité #Travail #Management #ETI #Gouvernance #santémentale #Psychologie
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