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Distinctions
Élu membre de l'Académie internationale d'astronautique (1994)
Élu membre de l'Academia Europaea (1994)
Membre correspondant de l'Académie des sciences (Paris, 1999)
Prix et médailles
Médaille d'argent du Centre national d'études spatiales (1985)
Prix La Caze de l'Académie des sciences (Paris, 1987)
Prix général de l'Académie de médecine (Paris, 1991)
Daw Award for Neuroscience (USA, 1996)
Prix international de neurologie de l'université de Pavie (1998)
Grand prix du CEA de l'Académie des sciences (Paris, 1998)
Les trente dernières années présentent un paradoxe étonnant : alors que les plus riches ont vu leurs fortunes se multiplier et leur part dans la distribution des revenus mondiaux devenir de plus en plus écrasante, les plus pauvres du monde, eux aussi, ont connu une période de progrès remarquable. Le nombre de personnes vivant dans une pauvreté extrême a été divisé par deux ; les mortalités infantile et maternelle ont également été divisées par deux ; presque tous les enfants du monde vont aujourd'hui à l'école ; des maladies comme le paludisme, ou VIH-SIDA, sont bien mieux maîtrisées. Ces avancées ne sont pas le fait de quelques pays exceptionnels ou d'une générosité inhabituelle des pays riches, mais de politiques plus raisonnées et plus efficaces dans de nombreuses parties du globe.
Mais cette évolution positive est menacée aujourd'hui : la réduction de la pauvreté s'est ralentie depuis plusieurs années ; la crise du Covid, suivie par les sursauts du commerce international, a replongé de nombreux individus dans des pièges de pauvreté dont ils croyaient s'être échappés ; la pollution et les maladies non communicables, la détresse mentale sont autant de nouveaux risques pour la santé ; et plus que tout, les conséquences du réchauffement de la planète, qui vont frapper de manière disproportionnée les pays les plus pauvres, menacent d'effacer la plupart des gains que nous pensions acquis.
Quelles leçons tirer des succès (et des échecs, également) des dernières décennies pour affronter les problèmes qui confrontent les plus pauvres aujourd'hui ? Comment combiner réalisme et volontarisme pour trouver une issue à des problèmes qui pourraient paraître insolubles, mais que nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas résoudre ? Cette chaire va s'appuyer sur les avancées récentes de l'économie du développement et de la méthodologie de l'évaluation des politiques publiques pour répondre à ces questions et dessiner les contours d'une réponse possible aux défis planétaires qui nous font face.
Biographie
Esther Duflo est professeur de lutte contre la pauvreté et d'économie du développement (chaire Abdul Latif Jameel) au département d'Économie du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Elle est également cofondatrice et codirectrice de J-PAL, laboratoire d'action contre la pauvreté. Dans ses recherches, elle cherche à comprendre la vie économique des pauvres, dans le but d'aider à concevoir et évaluer les politiques et programmes sociaux. Elle a travaillé sur la santé, l'éducation, l'inclusion financière, l'environnement et la gouvernance.
Esther Duflo est diplômée en histoire et en économie à l'École normale supérieure de Paris. Elle a ensuite obtenu son doctorat en économie au MIT en 1999.
Duflo a reçu de nombreux prix et distinctions académiques, notamment en 2019 le prix de la Banque de Suède en Sciences économiques en l'honneur d'Alfred Nobel (conjointement avec Abhijit Banerjee et Michael Kremer), le prix de la Princesse des Asturies pour les sciences sociales (2015), le prix A.SK Social Science (2015), le prix Infosys (2014), le prix David N. Kershaw (2011), la médaille John Bates Clark (2010) et une bourse MacArthur « Genius Grant » (2009). Avec Abhijit Banerjee, elle a écrit Repenser la pauvreté qui a remporté en 2011 le prix « Business Book de l'Année » du Financial Times et de Goldman Sachs, et qui a été traduit en dix-sept langues. Ensemble, ils ont publié en 2020 Économie utile pour des temps difficiles.
Esther Duflo est rédactrice en chef de l'American Economic Review, membre de la National Academy of Sciences des États-Unis et membre correspondante de la British Academy.
François Bourguignon a été directeur de l'École d'économie de Paris, de 2007 à 2013, ainsi que directeur d'étude à l'École des hautes études en sciences sociales. De 2003 à 2007, il a été l'économiste en chef et le premier vice‐président de la Banque mondiale à Washington.
Après une formation de statisticien, François Bourguignon a obtenu un Ph.D en économie à l'Université de Western Ontario, puis un doctorat d'État à l'université d'Orléans. Ses travaux, théoriques et empiriques, portent principalement sur la distribution et la redistribution des revenus dans les pays en voie de développement et dans les pays développés.
Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles dans les revues économiques internationales. Il a reçu au cours de sa carrière plusieurs distinctions scientifiques et enseigné dans plusieurs universités étrangères. Il a une riche expérience de conseil auprès de plusieurs gouvernements et d'organisations internationales.
Manuela Carneiro da Cunha a fait des études de mathématiques à la faculté des sciences de Paris, avant de s'orienter vers l'anthropologie dans le séminaire de Claude Lévi-Strauss. Rentrée au Brésil, elle a été successivement professeur d'anthropologie à l'université de Campinas et à l'université de São Paulo. En 1994, elle est nommée professeur à l'université de Chicago, où elle enseigne jusqu'en 2009. Ses travaux portent sur l'ethnologie amazonienne, sur l'identité ethnique, sur l'histoire des Indiens et des lois de l'État brésilien envers les populations indiennes ; enfin, sur les savoirs traditionnels et sur les droits intellectuels qui leur sont associés. Depuis 1978, elle a pris une part active dans la défense des droits des populations traditionnelles. Elle dirige depuis 2008 un programme sur les effets des politiques de patrimoine sur les savoirs autochtones au Centre Brésilien de Recherches – CEBRAP – développé avec le soutien de la Fondation Ford.
Manuela Carneiro da Cunha est membre de l'Académie brésilienne des sciences et de la Third World Academy of Science. Elle a reçu le prix de la Francophonie de l'Académie française.
Née en 1972, à Paris, Esther Duflo est professeur d'économie au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et membre fondateur du Laboratoire d'Action contre la Pauvreté, Abdul Latif Jameel (J-PAL), institution spécialisée dans la méthode de l'évaluation aléatoire des programmes de lutte contre la pauvreté. Elle a fait ses études à l'Ecole Normale Supérieure et au DELTA (Paris) ainsi qu'au MIT. Ses recherches portent sur le comportement des ménages, les choix éducatifs, la scolarisation, l'évaluation des politiques, la décentralisation et la microfinance.
Elle a a reçu plusieurs prix, dont le Elaine Bennett Prize for Research (2003), le Cercle des Economistes (Le Monde, 2005), Médaille de Bronze (Centre National de la Recherche Scientifique, Département de Sciences de l'homme et de la société, 2005), et le Prix Luc Durand-Reville (Académie des Sciences Morales et Politiques, 2008).
Alors qu'il existe un consensus fort sur la nécessité et l'urgence d'agir vigoureusement pour lutter contre le changement climatique, la confusion reste totale au niveau politique et des opinions publiques sur la façon d'y parvenir, notamment par une adaptation ou une révolution de notre système économique actuel. Jusqu'où faut-il sacrifier le pouvoir d'achat des générations présentes pour affronter nos responsabilités envers les générations futures ? Comment concilier un objectif climatique ambitieux avec la justice sociale ? Quelles sont les actions climatiques les plus efficaces, intégrant impératifs financiers, mais aussi les autres impacts sur le bien-être (impact des éoliennes sur le paysage, risque nucléaire, …) ? Comment s'assurer que les actions climatiques les plus efficaces sont bien celles qui seront mises en œuvre en priorité dans notre système économique décentralisé ? En particulier, quel rôle peut-on imaginer pour les acteurs de la finance, les activistes, les décideurs privés et les juges ? Finalement, comment gérer les incertitudes profondes qui entourent la dynamique climatique et les progrès technologiques verts sans lesquels rien ne sera possible ? J'utiliserai les outils de la science économique pour éclairer ces débats.